dimanche 20 décembre 2020

Le Garçon qui dompta le vent

Pour l'instant, j'ai vu 121 films cette année, c'est beaucoup ou pas ? Je ne sais pas. Je voudrais voir des films, mais comme j'ai commencé à lire le roman "Le Voyageur" de Natsume Sōseki, je n'ai pas de temps pour voir des films jusqu'à la fin de cette lecture. 

Le mois dernier, j'ai vu une information sur une invasion de criquets en Afrique. Les cultivateurs ont subi des immenses ravages. En se lamentant, un jeune homme répond à l'interview dans cette information: "Une telle invasion de criquets est pour la première fois depuis ma naissance. Les récoltes sont presque toutes mangées par les criquets." Pour eux, la famine à cause de ce dégât est plus grave que le coronavirus. Les pays développés s'occupent de prendre des mesures contre l'épidémie, je pense qu'ils ne dirigent pas tellement leur attention sur d'autres pays. Si des organisations humanitaires envoient des aliments pour des pays d'Afrique sous le statu quo, non seulement cela prend beaucoup plus de temp que d'habitude, mais aussi le personnel manque. Lorsque je suis retournée chez ma mère, je lui ai parlé de cette invasion de criquets. Soudainement, ma mère s'est souvenue d'une chose, alors elle m'a recommandé le film africain "Le Garçon qui dompta le vent". L'année dernière, j'ai vu cette bande annonce au cinéma. J'ai eu l'impression que c'était trop pédagogique. Le contenu est une vraie histoire.

Présentons brièvement l'intrigue. Le protagoniste William porte un nouvel uniforme et va au collège. Et pourtant, un professeur lui annonce son non-paiement des frais de scolarité. Si ces frais ne sont pas complètement payés, William ne peut plus recevoir les cours au collège. Il aide son père chaque jour et travaille dans son champ.

Un délégué d'une ferme de tabac explique aux villageois de William qu'il faut brûler des arbres pour sécher des feuilles de tabac. Ainsi, ce délégué leur propose de lui vendre leur terrain. Cependant, le maire du village les persuade que les arbres sont nécessaires afin de prévenir contre les inondations. Malgré cet appel, quelques villageois décident de vendre leur propre terrain.

Après la pluie torrentielle, une grande sécheresse frappe le Malawi, le père de William supplie le maire du village qu'il accuse de la pénurie alimentaire dans le village, lors de la visite du président. Finalement, le maire du village le laisse tomber, et il est battu par l'escorte du président. Le père de William ne peut pas payer les frais des cours, William ne peut plus aller au collège.

Un jour, il trouve une batterie dans un dépôt de déchets. Une idée lui vient à l'esprit. Si on charge la batterie, on pourra puiser de l'eau au puits. Il fait du chantage auprès d'un professeur qui fréquente sa sœur, et il peut utiliser la bibliothèque du collège. Là bas, le livre "Using Energy" lui saute aux yeux. Auparavant, il a su le principe de la dynamo grâce au feu du vélo. Il se demande si, en combinant la batterie, la dynamo et le moulin à vent, on peut puiser de l'eau au puits. 

Pourtant, il y a un problème. William doit obtenir une dynamo. La majorité des villageois est en train de quitter progressivement le village. William explique à son père qu'il veut créer un dispositif pour puiser de l'eau au puits. De plus, il lui demande de lui donner la dynamo du vélo de son père. Son père refuse résolument.

La situation des villageois s'aggrave de plus en plus, leur sensation de faim est si intense. Enfin, le père de William parvient à parier sur le projet de William. William et des villageois achèvent une pompe à eau d'une façon ou d'une autre. L'eau qui est puisée avec une pompe coule à travers le tuyau dans le champ. C'est exactement "La nécessité est la mère de l'invention". En réalité, les villageois ont pu surmonter ces difficultés.

Après avoir vu ce film, j'ai vu William qui présentait comment il avait exploité le vent lors d'une conférence TED sur Internet. Je pense que le désir pressant est important pour apprendre quelque chose. Si je deviens refugiée, je pourrai bien parler le français. Cette idée est une sorte de prétexte.

lundi 14 décembre 2020

Le surnom

Le mois dernier, j'ai lu un article sur Internet, son contenu était que le surnom est interdit à l'école primaire. Car il est possible que le surnom cause parfois des brimades parmi les élèves. Des arguments pour ou contre sont actifs. Un élève qui est appelé avec un surnom par des amis et des camarades de classe reçoit-il un harcèlement psychologique ou pas ? Je pense que c'est le point essentiel sur ce problème. Si cet élève ressent un attachement à ce surnom, ce n'est pas un problème. Pour l'instant, il y a des écoles primaires où tous les élèves s'appliquent à l'utilisation de "san", "kun" ou "chan". On ajoute ces trois au nom, c'est très poli.

À travers mes expériences, lorsque j'étais lycéenne, une amie m'a surnommé "親父(Oyaji= père ou papa, plutôt daron)". Pourquoi ? Parce que ma voix n'est pas haute et féminine, de plus j'utilise parfois le dialecte. J'estime que ce surnom reflète une partie masculine de mon caractère. Cette amie comprend bien cette chose. Alors, mes amis du lycée m'appelle maintenant aussi "Oyaji". Pour ma part, ce surnom ne me gêne pas, c'est plutôt amusant. 

Par exemple, lorsque j'étais lycéenne, j'étais debout dans un bus qui était un peu comble en chemin de retour. Une camarade de ma classe qui s'asseyait m'a vu et adressé la parole: "Oyaji, cette place à côté de moi est maintenant vide !" Et pourtant, j'ai aperçu qu'il y avait un homme, la cinquantaine, près d'elle. Son visage était stupéfait, J'ai cru que cet homne se demandait si ma camarade l'avait appelé. Ce spectacle était drôle.

Présentons une autre anecdote qui concerne mon surnom. Quand une amie et moi discutions dans un café, un couple âgé s'est assis à côté de nous. Mon amie m'a parfois appelé "Oyaji" dans la conversation. Ce Couple m'a dévisagé plusieurs fois avec l'air étrange. Comme je suis une femme, et ma taille est petite, il se demandait pourquoi mon surnom était "Oyaji". Je me suis habituée à ce surnom. Pour ma part, le surnom offre une relation amicale. Toutefois, l'accord mutuel est nécessaire.

D'un autre côté, il y a des amis qui hésitent à m'appeler par mon surnom. Une amie cinéphile m'a dit qu'elle ne voulait pas utiliser mon surnom. Elle m'appelle toujours par mon nom de famille. Probablement, comme une image de ce surnom "Oyaji (= daron)" est fixé dans mon caractère, elle a éprouvé de la différence. À ce moment-là, j'ai pensé q'il fallait respecter le sentiment d'une personne qui utilise un surnom.

vendredi 4 décembre 2020

La sentimentalité

Il y a deux semaines, une amie cinéphile m'a envoyé un courrier. Son contenu était une enquête: "Montrez-moi plusieurs chansons avec lesquelles vous devenez sentimental !" Elle récolte les réponses de ses ami(e)s et les présente sur son blog. Et alors, cette question m'a évoqué deux morceaux.

Premièrement, c'est "Promenade sentimentale". Ce titre exprime littéralement son enquête. "Promenade sentimentale" est un morceau de la bande sonore "Diva" de Jean-Jacques Beineix. Vladimr Cosma l'a composé. Ce morceau est diffusé dans une scène où le protagoniste Jules se promène avec Cynthia qui est chanteuse d'opéra. Jules l'admire et l'aime. Ils s'assoient respectivement sur une chaise près de la fontaine dans le jardin des Tuileries. En apparence, Jules hésite à poser sa main sur l'épaule de Cynthia. Enfin, il la pose sur son épaule. Ils se regardent.

Ce morceau s'harmonise bien avec cette scène. On peut dire que c'est un effet synergique. Je vois parfois cette scène sur Youtube. Bien qu'une partie romantique me manque, je deviens sentimentale.


Deuxièmement, c'est la chanson populaire japonaise "21世紀音頭 (Ondo du 21ème siècle)" de Sagara Naomi. Dans ce cas, "Ondo" est la danse. À vrai dire, elle est sortie en 1970 avant ma naissance. L'Exposition universelle de 1970 a eu lieu à Osaka. Cet été, ma mère et moi bavardions sur des histoires insignifiantes comme d'habitude. Presque toutes les fêtes estivales ont été annulées à cause du covid-19. 盆踊り(Bon Odori=la danse pendant la période d'Obon où les bouddhistes japonais honorent les esprits des ancêtres) n'a pas eu lieu. Quand j'étais petite, Bon Odori avait lieu dans le terrain de sport de mon école primaire. Ma mère m'a dit que "Ondo du 21ème siècle" avait été à la mode avant ma naissance. Alors, je l'ai trouvé sur Youtube. Sa mélodie était vague dans ma mémoire. Comme le son de haut-parleur était souvent cassé dans Bon Odori, je n'ai pas pu comprendre ses paroles. Cette fois, ses paroles m'ont étonnée. Car elles expriment bien le climat social, c'est très positif pour l'avenir. Elles reflètent l'expansion économique au Japon à cette époque. Je me demande s'il est impossible qu'une telle chanson soit engendrée maintenant. Pourquoi cette chanson me rend sentimentale ? Parce qu'il me semble qu'elle frôle une mémoire de Bon Odori dans mon enfance. Une sentimentalité sur une époque où j'étais petite et une nostalgie de l'ère Shôwa se mêlent curieusement. Traduisons ces paroles en français. De nos jours, la musique et le vacarme gênent les habitants qui ne participent pas à Bon odori, Bon odori n'a pas tellement lieu.


これから31年経てば この世は二十一世紀

Désormais trente et un ans passent,  on est dans le 21ème siècle

その時二人はどうしているの やっぱり愛しているかしら 

Qu'est-ce qu'un couple fera ? Ces deux personnes s'aimeront encore ?

※シャンララ、シャンララ、シャンララララララ シャンラララララララ~

Shan-lala, shan-lala, shan-lalalalalala, shan-lalalalalala

二十一世紀の夜明けは近い

L'aube du 21ème siècle s'approche

これから31年経って この世はどうなっているの

Désormais trente et un ans passent, comment sera t-il le monde ?

火星に金星 遠くの星に 旅行に出かけているかしら

Est-ce qu'on va voyager sur Mars, Vénus et vers des étoiles lointaines ?

(※繰り返し)la répétition

これから31年経てば 地球も変わっているでしょう

Désormais trente et un ans passent,  la Terre aussi changera

誰でもみんなが幸せになり 平和に暮らしているかしら

Est-ce que tout le monde deviendra heureux et vivra en paix ?

(※繰り返し)la répétition