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jeudi 14 septembre 2017

ALDH2

En écrivant l'article dernier "Science café", cela m'a évoqué ALDH2. Franchement, je ne sais pas boire de l'alcool. À mes 20 ans, après avoir bu un peu de bière, j'ai vomi. De nouveau, j'ai essayé de boire de l'Umeshu (alcool de prune) dans lequel j'avais ajouté beaucoup de Sprite pour diluer l'alcool, avec ma mère à la maison, à mes 25 ou 26 ans. Un peu plus tard, comme je me sentais mal, je me suis accroupie devant la toilette pendant environ une heure, ma mère m'a aperçu et m'a demandé: "Qu'est-ce qui se passe ?" Je lui ai répondu: "Je me sens mal. Mon cœur bat vite, je ne peux pas dormir." Elle m'a dit: "Tu es plus sensible à l'alcool que moi." Auparavant, ma mère m'a raconté qu'elle avait bu pour la première fois un verre de bière, un eczéma est apparu partout sur le corps. Son père (mon grand père) aussi. Chez la famille de mon père, presque tous les membres savent boire de l'alcool.

ALDH2 qui une sorte d'enzyme se trouve sur le chromosome 12 humain, il décompose l'acétaldéhyde que l'éthanol a métabolisé quand on a bu de l'alcool. Pour la moitié des Japonais, l'activité de ALDH2 est faible par nature (ALDH2-MN) ou leur manque (ALDH2-MM). En revanche, presque tous les Européens ont ALDH2 qui fonctionne bien (ALDH2-NN). Et alors, chaque fois que la mère de la famille d'accueil en France m'a recommandé de boire du vin pour la santé, j'ai dû en refuser à cause de la diathèse génétique. Elle a grimacé, il lui semblait que c'était bizarre.

J'envie ceux qui savent boire de l'alcool. Ils ont l'air gai et agréable grâce aux boissons alcolisées, et ils peuvent oublier des événements malheureux. C'est l'effet positif. Dans mon cas, c'est l'effet contraire. Je n'aime pas tellement dîner avec eux.

Autrefois, j'ai éprouvé du dégoût. Une soirée de boisson a eu lieu dans ma section de bureau. Mes collègues et quelques supérieurs sont allés dans une chaîne de bar. Une collègue âgée m'a sermoné. En outre, un supérieur m'a dit: "Tu vis longtemps". Ça veut dire que je ne suis pas belle. Il y a un mot japonais "美人薄命 (Bijin hakumei)" qui signifie qu'une belle femme meurt vite, et qu'elle est faible et mène un destin étranger. En somme, il voulait me dire que j'étais laide, en utilisant un euphémisme. Je n'ai pas pu juger s'ils étaient vraiment ivres ou faisaient semblants d'être ivre. C'est embêtant. Comme je ne suis pas une femmelette, je n'étais pas accablée. Il ne faut pas me laisser aller à la colère en tant que Japonaise, j'écoutais leur parole avec un sourire imperceptible. En revanche, des images atroces ont surgi dans mon cerveau. Par exemple, je contredis: "Tu t'es vu dans le miroir ? Quand tu es sobre, tu ne me dis pas ce que tu penses ?!", en frappant sa tête avec une bouteille vide de bière qui est posée sur la table. Ensuite, je poursuivis ce conard avec une hache à la main comme Jack Nicholson du film "The Shining". Je suis éclaboussée par son sang. Mes vêtements sont colorés avec son sang comme une scène gore dans des films de zombie. En réalité, le conard était devant moi, j'ai soupiré: "Tu es encore vivant." Si j'accomplissais une telle imagination terrible, je serais tout de suite arrêtée par la police, je ne veux pas être mise en prison. Est-ce que les films de zombie existent pour exorciser la colère et la violence ? Je ne le sais pas, mais il y a bien une raison. Finalement, cette soirée de boisson a seulement gaspillé mon temps et mon argent.

Changeons d'air. J'ai vu le film documentaire "Mondovino" il y a quelques années, bien que je ne comprenne pas tellement l'étiquette de vin. Ce film est intéressant. Dans le monde entier, beaucoup de gens peuvent boire du vin grâce à la mondialisation. Les viticulteurs n'empêchent pas la vague de mondialisation. Il n'y a personne qui peut arrêter la concurrence ardue du vin. Michel Rolland est un œnologue renommé, il dirige et conseille les viticulteurs, ses frais de consultant doivent coûter cher. Et pourtant des viticulteurs désirent faire du vin plus délicieux et valable que les autres vins. La façon de Michel Rolland et celle des anciens s'opposent dans le processus de fabrication. Mais, il est possible que l'édition génomique bouleverse l'agriculture du raisin. On doit poursuivre la technologie de pointe pour l'avenir.

samedi 9 septembre 2017

Science Café

J'ai séché le travail il y a deux semaines pour participer à une petite conférence de Science Café que l'université municipale organise. Je voulais y participer depuis plusieurs années. Mais l'ouverture est à partir de 18 h, je ne peux pas arriver là-bas à cette heure après le travail.

Le thème de cette fois était "Viser à éradiquer le poisson (crapet arlequin) envahissant avec l'édition génomique". L'édition génomique sur le tapis m'intéresse. Avant la petite conférence, j'avais lu le livre "Qu'est-ce que c'est l'édition génomique ? - le choc de CRISPR" de Kobayashi Masakazu. Je connaissais déjà, grâce aux articles des journaux, que l'édition génomique veut dire que l'on change partiellement la séquence acide nucléique. Cependant, je ne savais pas comment on la change concrètement. L'explication de ce moyen est écrit en détail dans le livre. Pour l'instant, CRISPR est une technique de pointe et un rêve. Mon cerveau a failli exploser afin de comprendre des mots spécifiques et le mécanisme de l'édition génomique, en me souvenant de cours de biologie au lycée. Par exemple, l'ARN, l'ARN messager, le nucléotide, le chromosome, quatre molécules (l'adénine, la guanine, la thymine et la cytosine) sont la base nucléique spécifique à l'ARN etc.

Selon le livre, en fait, l'OGM n'a pas tellement progressé. L'auteur indique que l'OGM prend beaucoup de temps, et que la probabilité de réussite avec l'OGM dans le laboratoire est faible. Les chercheurs et spécialistes comparent l'OGM à l'édition génomique avec CRISPR, évidemment, ils affirment que CRISPR est supérieur. Le temps de modification génétique raccourcit significativement. Certains spécialistes racontent que si les lycéens apprennent la technique de CRISPR et s'entraînent pendant quelques semaines, ils pourront le traiter facilement. Il leur semble que ce n'est pas exagéré.

Comment est la technique de CRISPR ? Ce que j'ai pu comprendre sur CRISPR, simplement Cas9 (une enzyme) et l'ARN-guide se collent, et ils reconnaissent une séquence d'un acide nucléique sur l'ADN. Et puis, ils cherchent la position de cette séquence correspondant à celle de l'ARN guide, après Cas9 coupe cette partie. D'ailleurs ils peuvent pénétrer des gènes étrangers dans la position. La technique a quelques problèmes. Il est possible que Cas9 et l'ARN-guide se trompent et coupent une autre séquence, ce problème qui est écrit dans le livre s'appelle "Off-target". Et pourtant, la précision de CRISPR est plus grande qu'avant, au fil du temps, ce problème sera résolu tôt ou tard. Cette technologie sera utilisée dans des secteurs variés. Au même temps, cela suscite la controverse de questions éthiques. C'est inévitable. L'eugénisme est respecté ? Non seulement la classe riche souhaite absolument faire naître un bébé sur mesure, mais aussi la classe inférieure. Tout le monde ne vieillirait pas. La classe inférieure serait obligée de faire le travail que les robots équipés  en IA ne peuvent pas faire. On ne sait pas quand. Les 10 ans d'autrefois et ceux d'aujourd'hui sont décisivement différents. La rapidité de la technologie s'accélère sans répit.

À propos de la petite conférence, le présentateur (chercheur) utilise l'édition génomique, il engendre artificiellement des espèces stériles de crapet arlequin. Et après, il les met au lac. Mais le présentateur a ajouté que le forçage génétique risquait d'éradiquer complètement toutes ces espèces, et qu'il doit continuer à mettre des espèces stériles au lac pendant environ 30 ans pour l'éviter et respecter un écosystème. En montrant un schéma, il a expliqué gentiment la différence entre son projet et le forçage génétique. Néanmoins, je me suis enchevêtrée dans ses explications spéciales. Mon niveau de connaissance en biologie est peut-être bas.