vendredi 25 octobre 2019

Himself he cooks

À la fin de septembre, j'ai attrapé un rhume. Mais, je vois régulièrement des films sur DVD. Au Japon, la TVA a augmenté à partir du 1er octobre, c'est maintenant 10 %. La frugalité est inévitable pour moi. Je ne peux plus souvent aller au cinéma. 

Il y a quelques semaines, j'ai vu le film français "Drôles d'oiseaux" sur DVD. Lorsque j'avais vu cette bande annonce auparavant, j'avais jugé que c'était simplement un genre d'histoire d'amour. Mais, il m'a apparu que l'ambiance du film était bien. À mon avis, c'est un élément important. Dans le film, l'espace d'une scène est créé par des protagonistes, un temps s'écoule, et un air unique que je ne peux pas bien expliquer fermente. Et alors, le film "Drôles d'oiseaux", finalement, ne m'a pas déçu. Le contenu de l'histoire est similaire un peu à celui de "The Lunchbox". Une scène où l'héroïne qui est l'employée d'une librairie voit le film indien "Charulata" de Satyajit Ray au cinéma, fait plaisir à quelques cinéphiles. À l'issue de la projection, ses yeux sont pleins de larmes. Et puis, un jeune homme s'assoit à côté d'elle. Ils sortent et bavardent un peu devant le cinéma. Après avoir vu cette scène, je me suis souvenue de ce cinéma. Quand j'étais en France, je suis allée à ce cinéma "La Filmothèque du Quartier Latin". Il y a trois cinémas dans la rue Champollion, "Reflet Médicis", "Le Champo" et ce cinéma. Je suppose que des cinéphiles vont fréquemment dans ces trois cinémas. La scène finale dans "Drôles d'oiseaux" me plaît. Le propriétaire de la librairie jette sur cette héroïne un regard tendre dans le rétroviseur de sa voiture, et sa voiture démarre. J'aime voir un tel regard.


À vrai dire, le film indien "Charulata" m'a évoqué un autre film indien que je voulais voir depuis plusieurs années. C'est "Himself he cooks". Et alors, je l'ai vu. Je veux à tout prix vous présenter ce film documentaire "Himself He cooks". Deux Belges (Valérie Berteau et Phillipe Witjes) ont tourné ce film. Le thème traite des repas gratuits que le temple d'or d'Amristar "Harmandir Sahib" offre. Je ne sais pas si beaucoup de Sikhs vont en pélerinage là-bas et où il se trouve. Un schéma de la proportion religieuse en Inde était montré dans le manuel scolaire, lorsque j'étais collégienne. J'ai su que le sikhisme, le jaïnisme, et le bouddhisme étaient minoritaires. Cependant, des connaissances sur le sikhisme ne sont pas nécessaires pour voir ce film. Je l'affirme. Parce que les images du film racontent tout.

Au début du film, des gens cueillent des légumes. J'imagine qu'ils sont croyants sikhs. Ensuite, ces légumes sont transportés au temple d'or, des volontaires sikhs épluchent des oignons, haricots, ails etc, et ils coupent des légumes, en bavardant. D'autres pétrissent une pâte de chapati. Des hommes costauds portent des bouteilles de gaz dans la cuisine. En voyant ces spectacles animés, je voulais participer à cette préparation. Les pèlerins font la queue et attendent devant le réfectoire. Quelques volontaires leurs distribuent des assiettes.

À l'heure du commencement, les portes du réfectoire sont ouvertes par des volontaires, les pèlerins entrent dans le réfectoire et s'assoient sur des tapis de nattes qui sont posés en ligne. Plusieurs volontaires servent rapidement des currys, des chapatis, et du thé etc. Ce repas a l'air bon. Je voudrais le manger. Ceux qui mangent: hommes, femmes, jeunes et vieux. Il en reste toujours pour n'importe qui. Cela m'a étonnée. Après le repas, ils apportent leur plat et le mettent dans des corbeilles qui sont installées à la sortie. Des volontaires les ramassent et les portent dans des éviers. D'autres commencent à laver l'amas d'assiettes. En outre, d'autres lavent des tapis. Ce service est systématisé. Je ne savais pas combien de fois ce repas est répété par jour. J'imagine que c'est minimum cinq ou six fois. À la fin du film, le jour tombe. Les grandes marmites dans la cuisine sont lavées.

Il n'y a pas de narration à travers le film. Je pense que ce choix des deux réalisateurs est correct, parce que toutes les images sont un émerveillement et nous convainquent. Les repas sont faits à l'intention de beaucoup de gens. On peut vivre maintenant grâce à cela. C'est une aumône de la nature. Je mène une vie quotidienne sous le capitalisme, j'achète des denrées alimentaires avec l'argent, l'existence des producteurs de légumes et fruits est malconnue et ambiguë. Le système monétaire est commode, je pense que c'est un peu fade.


Dans le film, les volontaires et les pèlerins partagent un temps et un lieu pour préparer des repas, les manger, et nettoyer. Je me suis demandée si cet acte était le point de départ d'être humain. Dans le générique, ces repas gratuits sont brièvement expliqués, ce service existe depuis environ 500 ans. Ce qui m'intéresse le plus, c'est que ces repas gratuits sont offerts à tout le monde, cela n'a aucun rapport avec la race, la classe sociale, ou la religion. C'est l'esprit pieux. L'entretien du service a besoin d'offrandes généreuses sans aucun doute. Qui les fait ? Certains Sikhs riches ? Il vaut mieux que les trois religions imitent et effectuent un tel service. On cuisine ensemble, on mange ensemble. Cela nous apporte un moment joyeux.

samedi 19 octobre 2019

Un jeu

Au début de septembre, après avoir dîné, je regardais distraitement le "20 heures" sur Internet. Ma compréhension orale ne progresse pas remarquablement, je m'en fiche. Les informations à la télé au Japon ne traitent pas tellement des événements mondiaux. Ce jour-là, à la fin du "20 heures", "Tourisme : la Géorgie, perle du Caucase" était diffusé. La Géorgie est un pays que je voudrais visiter un jour.

L'année dernière, lorsque mon frère est retourné tout seul chez ma mère, lui et moi regardions une émission qui présentait un patrimoine mondial. Ce jour-là, c'était la Svanétie qui est une province de la Géorgie. Mon frère m'a demandé: "La capitale de la Géorgie, comment s'appelle-t-elle ? Et où ?" Je lui ai répondu: "C'est Tbilissi." Cela l'a étonné, "Tu n'a pas voyagé en Géorgie, n'est-ce pas ?" Je lui ai expliqué pour quelle raison je connaissais cette capitale, c'est grâce au film "Il était une fois un merle chanteur" d'Otar Iosseliani. Ce film a été tourné à Tbilissi. Mon frère m'a dit que c'était encore les films.

Lorsque nous étions écoliers, nous faisions parfois un jeu avec l'atlas qui est donné par l'école primaire. Sa régle est simple. D'abord, mon frère décide une page de l'atlas et choisit une ville étrangère dans cette page. Il me dit son nom. Et puis, je cherche cette ville dans la page. Vraiment, ce jeu ne coûte pas cher. Nous n'avons jamais visité les villes étrangères. Mais, nous avons imaginé des paysages, en cherchant des villes dans l'atlas. Nous avons mémorisé le nom long de la capitale du Sri Lanka, c'est Sri Jayawardenepura Kotte. Cette époque était paisible. De nos jours, la pléthore d'informations me fatigue, est-ce que l'imagination me manque ?

Le mois dernier, j'ai vu le film géorgien "Namme" au cinéma. Il y avait quatre spectateurs à part moi. La rentabilité n'est pas ésperée. Dans l'ensemble, toutes les scènes sont calmes, la conversation parmi les protagonistes n'est pas fréquente. 

Le paysage rural dans la région de l'Adjarie est splendide. Le contenu du film est un peu cliché. L'héroïne est guérisseuse avec l'eau d'une fontaine sacrée dans un village. Elle hérite de la nature de son père, ses trois frères ne s'intéressent pas au guérisseur. Franchement, l'héroïne aussi veut mener une vie ordinaire comme les autres filles. Un jour, un jeune homme qui habite au centre roule en voiture dans ce village. Sa voiture est brusquement en surchauffe. Il ouvre le capot, et alors, son corps est un peu brulé. L'héroïne soigne sa brûlure. Un autre jour, elle marche dans la montagne. Cet homme roule de nouveau. Il lui dit qu'il l'emmène à la maison, mais il lui demande si elle veut voir un spectacle magnifique. Les deux arrivent au bord d'un lac. Ils s'aiment. L'eau de la montagne et de cette fontaine sont graduellement polluées par la construction d'une centrale hydroélectrique.


De temps en temps, un poisson dans un bassin est projeté sur l'écran. Ce poisson est la métaphore de l'héroïne, on peut la comprendre facilement. Finalement, la fontaine se tarit à cause de la centrale hydroélectrique, l'héroïne lâche ce poisson dans le lac. Elle commence à marcher sur la surface du lac. Cette fin est très mythique. Comme l'histoire se déploie lentement, un spectateur ronflait pendant la  projection. J'ai failli dormir une fois. Mais, les paysages du film m'ont consolé. J'estime que ce film n'est pas percutant. C'est très dommage.

samedi 12 octobre 2019

Dix ans

Dans le dernier article, j'ai un peu écrit sur Christopher Doyle. Lorsque j'étais étudiante, la nouvelle vague de films hongkongais était à la mode. En particulier, des films de Wong Kar-wai étaient populaires. Christopher Doyle a participé à ses films en tant que directeur de la photographie. Les images de films de Wong Kar-wai étaient plus stylées. Dès lors de la rétrocession de Hong Kong en 1997, il me semble que les films hongkongais stagnent petit à petit. Probablement, l'environnement qui entoure les réalisateurs est en train de changer. À travers des informations sur des mouvements des parapluies, on peut comprendre que Hong Kong devienne chaotique. De nombreux Hongkongais contestent le gouvernement chinois. Pour l'instant, "un pays, deux systèmes" continue jusqu'en 2047.

Un film collectif a été engendré dans l'angoisse du peuple. Ce titre est "Dix ans". Je l'ai vu sur DVD il y a plusieurs semaines. Ce film nous pose des questions de l'identité nationale et de la langue. D'après le site officiel du film, d'abord, ce film est discrètement sorti dans une petite salle à Hong Kong en 2015. Certains spectateurs ont soutenu ce film dans les réseaux sociaux sur Internet, cela a provoqué une mobilisation civile au cinéma. Finalement, des cinémas qui passent ce film ont précipitamment été ajoutés, c'était un miracle.

Le film collectif "Dix ans" est composé de cinq courts métrages qui se basent sur le thème "l'avenir de Hong Kong en 2025". Dans l'ensemble, chaque contenu exprime la dystopie, cinq cinéastes ont une crise. Donc, même s'ils tournaient un film, il craint que ce film ne soit pas sorti dans leur pays. Tous les cinéastes chinois sont touchés par la censure. Lorsque j'ai vu le film chinois "Le Fossé" de Wang Bing au cinéma, trois Chinois prenaient respectivement des photos devant une affiche de "Le Fossé", en bavardant. Ce film est inédit en Chine.

Un autre exemple, bien que le film chinois "A Touch of sin" de Jia Zhangke ait été couronné par le Prix du scénario au festival de Cannes en 2013, ce film est encore inédit en Chine. À mon avis, Internet est diffusé à l'échelle mondiale. Est-ce que c'est une résistance inutile ? Lors de mon séjour en France, une étudiante chinoise de ma classe m'a demandé si j'avais vu des films de Jia Zhangke. Je lui ai répondu: "Bien sûr. Il est emblématique dans la Chine contemporaine. Mais, ses films ne sont pas sortis dans ton pays, n'est-ce pas ?" En riant, elle m'a répondu: "Tout à fait. On peut voir les DVD piratés, c'est pas grave." C'est la réalité.

Dans son film "Plaisirs inconnus", le protagoniste vend des DVD piratés en vélo, un passant, Jia Zhangke lui-même les voit. Il demande au progatoniste s'il n'a pas "Artisan picpocket" et "Platform". Et puis, il ajoute une parole: "Ta variété de DVD piratés n'est pas bien". Cette scène apporte une dérision. Paradoxalement, ce réalisateur veut que le peuple chinois voit ses films, même sur DVD piraté. Un jour, une telle situation pourrait survenir pour les cinéastes hongkongais.


Brièvement, présentons ces cinq courts métrages.
1) "Extra", une réunion de la journée internationale des travailleurs est préparée, deux dirigeants de deux parties politiques y participent. Un mafieux fait la répétion d'un assassinat avec un jeune mafieux, comme il veut gagner beaucoup d'argent, son boss le lui a demandé. Cette fin futile m'évoque des films de Ken Loach.

2) "Season of the end", un couple vit dans les ruines de la ville Hong Kong comme Apocalypse. Ils ramassent des objets comme des débrits dans la ville pour les échantillonner. La mémoire de ces objets est conservée, c'est important pour ce couple. Un jour, le mari demande à sa femme: "Tu pourrais échantillonner mon corps ?" Alors, elle l'entame.

3) "Dialect", le protagoniste est chauffeur de taxi, il faut travailler pour sa famille. Et pourtant, un problème de la langue est survenu. À présent, le cantonais est un dialecte, le chinois est la langue officielle. Un client parle en chinois, le protagoniste ne peut pas tellement comprendre sa destination. Il est obligé d'apprendre le chinois pour gagner de l'argent. Son fils aussi parle en chinois à l'école. Pour la génération du protoganiste, il a dû apprendre l'anglais autrefois. Cette fois, c'est le chinois. Il tombe dans un dilemme linguistique. Une cliente monte dans le taxi du protagoniste. Elle est nerveuse à cause du travail, elle lui dit "Vous ne comprenez pas le cantonais ?" Non seulement, le protagoniste, mais elle aussi tombe dans le même dilemme.

4) "Self-immolater", un matin en 2025, une personne a fait l'auto-immolation devant l'ambassade du Royaume-Uni. Selon une information sur ce fait à la télé, aucune lettre d'adieu n'est restée, et il n'y a pas de témoin oculaire. Cette personne n'est pas identifiée, sa mobilisation n'est pas clarifiée. On dit que cette auto-immolation concerne le mouvement d'indépendance. En voyant l'information, le protagoniste s'inquiète de sa petite amie. Il se demande si elle a fait l'auto-immolation. Car, elle lui a demandé auparavant qu'est-ce qu'il ferait si elle se suicidait. Ses compagnons vont la chercher. Mais le protagoniste ne la cherche pas et participe à l'assemblée funèbre.

5) "Local egg", le protagoniste vend des œufs locaux dans son magasin. Une nouvelle triste arrive. Le dernier élevage de volailles à Hong Kong par lequel le protagoniste procure des œufs depuis longtemps va fermer en 2025. Un jour, un groupe d'enfants comme des gardes rouges visite son magasin et prend une photo de l'étiquette "Local egg". Parce que le mot "local" n'est pas bien. Le fils du protagoniste est un membre de ce groupe. Et puis, il dit à son père: "Une liste des mots interdits existe, il ne faut pas l'informer à ma famille". Dans une librairie, ce groupe censure simplement le titre des livres aux étalages. Un autre jour, ce groupe jette des œufs locaux sur le volet fermé de la librairie. Et pourtant, le fils du protagoniste ne les jette jamais. Le protagoniste voit ce spectacle et commence à sermoner les membres du groupe. Ils se dispersent. Son fils reste sur place. Et après, le propriétaire de la librairie ouvre le volet. Il salue le protagoniste et lui raconte: "Comme votre fils m'a annoncé ce fait, j'ai pu fermer le volet. De plus, votre fils met une liste des mots interdits dans un livre, chaque fois". Il emmène le protagoniste et son fils à une chambre d'appartement. Il y a beaucoup de livres qui ont été sauvés de la censure. C'est grâce au fils du protagoniste. Cet esprit est comme une phrase "No Limits No Control" qui est montrée dans le générique du film "The Limits of Control" de Jim Jarmusch. Je pense que cela veut dire que tous les arts sont "No Limits No Control". C'est le message fort de ce réalisateur.

Personnellement, "Dialect" et "Local Egg" me plaisent. Est-ce que ce film "Dix ans" n'est pas sorti dans les pays francophones ? Parce que je n'ai pas pu trouver cette bande annonce en français sur Internet. Je souhaite que des Francophones le voient maintenant.

dimanche 6 octobre 2019

Le Tieguanyin

Lors du cours de français en août, mon prof m'expliquait une erreur grammaticale dans ma rédaction. À ce moment-là, brusquement, j'ai eu mal au ventre, et je suis allée tout de suite aux toilettes. "Ah, c'est encore à cause de la diarrhée. Après avoir pris le petit-déjeuner, une heure ou deux heures ont passé, la diarrhée m'a frappé. Aussi, lors de mon travail au bureau. Ma honte a disparu grâce à mon âge. Ce symptôme arrive parfois depuis plus de cinq ans. Je me demande si la fonction de digestion dans mes intestins s'affaiblit à cause de la fatigue ou de l'âge. Cette année, la mairie a envoyé des coupons médicaux chez moi, comme j'ai 45 ans.

Et alors, je suis allée à l'hôpital le mois dernier pour utiliser deux coupons médicaux. J'ai subi un test de l'ostéoporose et de recherche de saignement occulte fécal. Le test n'était pas grand chose. Le médecin a pris une radiographie du dos des mains. Je me suis demandée pourquoi le médecin n'a pas dit: "Ne bloquez pas votre respiration, s'il vous plaît". C'est normal que ce ne soit pas pour les poumons. Quelle idiote je suis !! Ces résultats n'ont pas révélé de problème. Et pourtant, il est possible qu'il y ait une maladie latente. Est-ce qu'il vaut mieux de passer une coloscopie ?

En 1992, lors du voyage en Chine, j'ai eu la diarrhée un matin. C'était pénible. Mon amie est sortie pour prendre le petit-déjeuner. Deux heures plus tard, j'ai jugé que j'étais guérie, nous sommes allées au centre. J'étais un peu inquiète. Et puis, mon amie m'a recommandé de boire du thé chaud. Comme nous avions soifs, nous somme allées au salon de thé. J'ai demandé un thé de Tieguanyin, c'était très bon. Ce thé chaud a imprégné mon estomac. Est-ce qu'il était efficace pour mon corps ? Je n'ai pas eu la diarrhée jusqu'à la fin de ce voyage. À cette époque, la majorité des Chinois buvaient du thé chinois. Souvent, j'ai vu des vendeuses qui bavardaient et buvaient du thé chinois dans quelques magasins. De nos jours, la Chine a été occidentalisée, la consommation de café a augmenté comme au Japon. Selon un article sur Internet, un producteur de thé vert déplorait que la majorité des Japonais ne buvaient pas autant de thé vert qu'autrefois. Et puis, il est obligé de cultiver des feuilles de thé à la manière occidentale.

Auparavant, ma mère a vu un documentaire à la télé, elle m'a dit: "Un enfant (10 ou 11 ans) ne sait pas utiliser la théière dans ce documentaire, car il boit toujours du thé vert de la bouteille en plastique. Cela m'a choqué". La culture de thé vert est en train de péricliter. Ces dernières années, je n'achète que des feuilles de thé vert pour contribuer à la culture japonaise.

À propos, est-ce que vous connaissez le film chinois "Green Tea" ? Franchement, je me souviens seulement d'une partie du film. Christopher Doyle a filmé en tant que directeur de la photographie. Quelques fragments des séquences sont impressionnants. Je crois que le rôle du cinéaste Zhang Yuan était modeste. Les feuilles de thé vert dans un verre vacillent dans une scène, cette scène m'envoûte. Le protagoniste Ming-liang rencontre Wu-Fang qui est une étudiante pour un mariage arrangé dans un café. Elle lui plaît. Un jour, Ming-liang rencontre Lang-lang qui ressemble comme deux gouttes d'eau à Wu-fang dans un bar. Son émotion ondoie entre les deux femmes. Est-ce qu'elles sont la même personne comme Yanus ? J'ai complètement oublié cette fin. Je vais la vérifier tout à l'heure.


mercredi 2 octobre 2019

Les enfants de Rabelais

Il y a plusieurs mois, j'ai rencontré pour la première fois, l'expression "ménager la chèvre et le chou" dans un courrier d'un correspondant français. Évidemment, je n'ai pas pu comprendre ce sens. Dans ma tête, une chèvre marchait dans la prairie, un chou était planté dans la terre. Après avoir consulté le dictionnaire, je me suis demandée comment cette expression était née. Selon le site "les expressions françaises", cette expression existe depuis le XIIIe siècle. La chèvre mange le chou, ils ne peuvent pas être dans un même espace. Il faut s'organiser. Et puis, "ménager la chèvre et le chou" est née. Cette petite histoire est drôle.

L'année dernière, lorsque mon père est mort, j'avais emprunté le livre "Origines de la formation des noms en indo-européen" (en japonais) d'Émile Benveniste. Cependant, j'ai seulement lu environ 40 pages. Ce contenu était très académique. C'était difficile pour moi. Cette fois, j'ai pensé de nouveau que l'étymologie était intéressante. J'ai lu le livre "Essai étymologique. Des mots et des hommes." de Tagiri Masahiko qui est professeur de la littérature française. Comme je suis Japonaise, je ne peux pas tellement imaginer l'étymologie du mot français.

Auparavant, pendant le cours de français, je me suis trompée sur l'orthographe de "chronique". En l'indiquant, mon prof m'a dit que "chronique" dérivait du mot grec ancien "chronikos". Je ne le savais pas jusqu'à ce moment-là. J'ai toujours du mal à mémoriser le mot français.

Les mots français qui sont présentés dans ce livre ont tous une histoire respective. Des événements historiques et des cultures étrangères s'entremêlent, cela influence des mots français. Pour ma part, quand je rencontre à nouveau ces mots dans le texte, je me souviens de leur étymologie, cela me fait sourire. Le mot évolue sans arrêt avec le temps. Ici, je note plusieurs étymologies des mots français pour moi. Probablement, vous les connaissez déjà, comme vous êtes Francophones.

Premièrement, c'est "baragouin". Lors de la lecture, j'ai complètement oublié son sens. Autrefois, quand j'ai rencontré pour la première fois le mot "baragouin", il m'a semblé que ce mot était bizarre. Cette fois, l'énigme est résolue grâce à ce livre. Le mot breton "bara" est "pain", "gwin" est "vin". Et alors, "baragouin" a été créé. Au Moyen Âge, les Français ne comprenaient pas ce que les Bretons disaient. Je pense que ce mot "baragouin" inclut une notion méchante et méprisante. Je n'ai pas tellement d'occasion d'utiliser ce mot.

Il y a encore un autre étymologie qui m'a tenté. C'est "carnaval". Ce mot dérive du latin médiéval "carnelevamen" et "carnelevare". Vous comprenez facilement que le latin classique "caro" est "carne", "levare" est "enlever". Selon le calendrier chrétien, le Carême avant la Pâques, le peuple fête préalablement, comme il faut s'abstenir de manger de la viande. C'est le carnaval. Honteusement, je ne le savais pas jusqu'à maintenant. Dans le livre, la peinture "Le Combat de Carnaval et Carême" de Pieter Brueghel est présentée. Je l'ai déjà vue dans d’autres livres.

En outre, l'auteur ajoute une scène de "Pantagruel" de François Rabelais. Pantagruel passe dans l'Isle-Farouche, les Andouilles (les Boudins et les Saucissons) qui habitent là-bas considèrent la troupe de Pantagruel comme les Quares. Alors, la troupe de Pantagruel est obligée de batailler contre les Andouilles. Il imagine un stratagème et fabrique une grande truie comme un cheval de Troie. Des cuisiniers de Pantagruel se cachent à l'intérieur. À vrai dire, je n'ai jamais lu "Pantagruel". En lisant cette histoire dans le livre "Essai étymologique", il m'a semblé qu'elle est très aberrante. Une telle métaphore est une véritable trouvaille.

L'auteur du livre "Essai étymologique" interprète et explique que la scène déployée de l'Isle-Farouche est, dans un sens, comme la peinture "Le Combat de Carnaval et Carême" de Pieter Brueghel. C'est un conflit religieux entre l'Ancien et le Nouveau. Les Saucissons sont calvinistes suisses, les Boudins sont la même sorte de calviniste ou puritains anglais et écossais. Les Quares sont pratiquants catholiques.

Les gens qui vivaient à la même époque que Rabelais auraient ri, en lisant satiriquement ce roman. François Rabelais m'a évoqué un livre, c'est "Les enfants de Rabelais" de Yomota Inuhiko qui est professeur de la littérature comparée. Sur la couverture, la peinture "Le Chat de la Méditerranée" de Balthus est reproduite. J'ai vu ce tableau de mes propres yeux dans l'exposition de Balthus à Kyoto en 2014. Sa taille était plus grande que j'imaginais à cause de cette couverture. Le conetnu du livre est la présentation des repas que plusieurs écrivains, cinéastes et peintres etc. ont mangés.

En particulier, j'ai eu l'impression qu'un repas d'anguille était très insolite. Il est fait et basé sur le livre "Le Tambour" de Günter Grass. J'ai vu ce film il y a longtemps. Est-ce qu'il y a une scène d'anguille ? Je ne m'en souvenais pas, est-ce un signe de sénilité ? Alors, je l'ai demandé à un correspondant français, sa rèponse était "Oui". Selon le livre, la mère du protagoniste devient loufoque, elle mange une soupe aux anguilles et pommes de terre, et ensuite une anguille avec une pomme de terre à la crème. Je ne peux pas imaginer le goût. Ces photos ont montrées dans le livre, cela m'a été désagréable. "Les enfants de Rabelais" n'est pas encore traduit en français. Si ce livre sort dans les pays francophones, je pense qu'il atteindra un bon chiffre de vente.