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dimanche 26 octobre 2025

Le prix Nobel de littérature

La nouvelle du prix Nobel de littérature m'a surprise il y a quelques semaines, László Krasznahorkai a été lauréat. La raison du prix est que son œuvre est fascinante et visionnaire qui, au milieu de la terreur apocalyptique, réaffirme le pouvoir de l'art. Personnellement, les connaissances approfondies de cet écrivain sont incroyables, cela me rappelle celles d'Umberto Eco. Les trois films "Damnation", "Le Tango de Satan", et "Les Harmonies Werckmeister" de Tarr Béla sont basés sur les trois romans de László, peut être ils sont passés au cinéma pour célébrer László. À vrai dire, j'ai l'intention de relire plusieurs chapitres du roman "Seiobo est descendue sur terre" de László. Comme je n'ai pas tellement de connaissances de l'art, j'étais obligée de consulter des tableaux et des peintures etc. sur Internet, en lisant ce roman en français. De plus, j'ai dû consulter des mots français sur le dictionnaire français - japonais. Chapitre 34: "La vie et l'œuvre du maître Kazuyuki Inoue" et chapitre 1597: "Zeami s'en va" concernent le nō, j'ai pu les lire. Alors, je veux les relire.


Récemment, comme je suis occupée par mon travail, je me libère l'esprit en voyant beaucoup de films, "Memoria", "L'âge d'or des assassins", "La noche de Walpurgis", et "Anora". Notons brièvement mon impression sur ces films. Je l'oublie tout de suite.

1)"Memoria" d'Apichatpong Weerasethakul
Je l'ai raté il y a plusieurs années. L'héroïne jouée par Tilda Swinton entend parfois des sons bizarres, elle commence à déchiffrer ce mystère du son. Sa capacité d'actrice dans ce film est très modeste, mais c'était bien. Un jour, elle rencontre par hasard un homme qui habite au bord d'une rivière. Dans la conversation avec lui, l'homme lui dit: "Tu lit dans ma mémoire. Je suis un disque dur, tu es comme une antenne." L'homme pose la main sur le bras de l'héroïne. Elle entend des voix d'hommes qui bataillent et l'atmosphère de la guerre. Les films Apichatpong Weerasethakul me plaisent.


2)"L'âge d'or des assassins" d'Okamoto Kihachi
Ce film japonais est filmé en 1967. Bien que ce cinéaste soit célèbre, j'ai vu pour la première fois son film. Dans un sens, le film rend l'hommage au film "Monsieur Verdoux" de Charlie Chaplin. Parce que le titre japonais de "Monsieur Verdoux" est "L'âge d'or des assassins". L'histoire se déroule avec un tempo léger. Quant à ce contenu, une société secrète aménage la démographie au Japon, elle trie parfois des gens inutiles et les tue. Le héros est professeur de psychologie, il est impliqué par le plan de cette société secrète. Il est poursuivi et faillit être tué. Je pense que ce film est un polar comique.


3)"La noche de Walpurgis" de León Klimovsky
L'atmosphère de série B dans le film m'a tenté, je l'ai vu sur Amazon Prime. Le duel entre un lycanthrope et une vampire est drôle. Qu'est-ce ce que c'est Walpurgis ? Je ne savais pas, j'ai consulté sur Internet. La majorité des européens le connaissent probablement.


4)"Anora" de Sean Baker
Ce film a obtenu la palme d'or en 2024. L'héroïne Anora travaille en tant que strip-teaseuse, elle rencontre un fils russe de la grande entreprise russe. Finalement, ils se marient comme une histoire de Cendrillon à l'insu des parents de ce fils. Cependant, ces parents se mettent en colère et viennent à New York. Finalement, ce mariage est annulé, ce fils retourne en Russie. Le mur de la classe sociale tient debout devant Anora. Personnellement, son film "The Florida Project" est meilleur que ce film.

Cette année, je vois plus de films plus que l'année dernière.

lundi 17 février 2025

Cela reflète la complexité pour les pays occidentaux ?

Lorsque je suis sortie de la porte d'entrée à la gare de Nagoya pour aller au cours de français il y a deux semaines, la foule m'a sauté aux yeux. Je me suis souvenue de la date du 14 février (la Saint-Valentin) qui s'approchait. L'vénement ”Amour de chocolat” a lieu dans le grand magasin ”Takashimayéa Nagoya”, il y avait une longue queue comme un serpent, plusieurs employés du grand magasin la rangeaient. ”Amour de chocolat” rassemble des chocolateries célèbres à l'échelle mondiale, on peut acheter leurs chocolats. En 2024, le chiffre d'affaires de l'événement ”Amour de chocolat” était environ 65 milliards d'euros. Cette information a été diffusée à la télé. Auparavant, un chocolatier français a raconté sur Radio France: "J'ai été invité par un grand magasin japonais lors de la Saint-Valentin, de nombreux japonais ont acheté des chocolats, ils savent les savourer." Je reste un peu sceptique pour cette opinion. Non seulement à la télé, mais aussi des infos de l'événement "Amour du chocolat" sont omniprésents via la réseaux sociaux. Pour l'instant, comme des gens qui participent à une fête, ils achètent des chocolats là-bas. C'est presque un effet synergique. Dans un autre sens, cet aspect d'une fiévreuse activité m'évoque le populisme. 

Pour les Européens, la Saint-Valentin ne lie rien au chocolat. Au Japon, une entreprise de pâtisserie a envisagé de vendre encore plus ses articles de chocolat. D'autres entreprises l'ont suivi. "Offrons des chocolats à un petit ami ou à une personne que tu aimes !" a été lancé comme slogan publicitaire. Quand une jeune fille ou une adolescente l'offre à une personne qu'elle aime, elle lui déclare son amour. Personnellement, cette coutume est morne. Lorsque j'étais collégienne ou lycéenne, je me suis demandée pourquoi des femmes offraient des chocolats aux hommes. J'ai souhaité que des hommes offrent des chocolats aux femmes. Pourquoi des jeunes femmes osent déclarer leur amour à la Saint-Valentin ? Une autre date est inacceptable ? On imagine que la Saint-Valentin pousse de telles jeunes femmes à avoir ce courage.

Alors, la chanson japonaise "Valentine Kiss" de Kokusyō Sayuri était à la mode à mes douze ans. Le contenu des paroles est en gros comme ça: "Une chance d'un an est la Saint-Valentin. Même si je t'offre des chocolats, cela ne sera pas remarquable. Alors, mon dernier atout est te biser." Cette chanson a été diffusée par la radio cette semaine, je l'ai entendue et j'ai pensé qu'elle est standard dans cette saison. Une autre chanson "Chocolate Disco" de Perfume aussi est souvent diffusée. Une parole est très amusante: "La Saint-Valentin s'approche, le sous-sol du grand magasin aussi est secoué." En général, le sous-sol d'un grand magasin a un rayon de gâteaux au Japon, beaucoup de clients viennent.

J'ai dévié du sujet que je veux écrire. De plus, la coutume de la Saint-Valentin ajoute que des employées volontaires ramassent de l'argent pour offrir des chocolats à leurs collègues masculins au bureau, c'est une gratitude. On dit que ce chocolat s'appelle "le chocolat du devoir." Récemment, la distribution du chocolat au bureau, comme un rationnement alimentaire, est obsolète. C'est bien ! De nos jours, certains hommes aiment le chocolat, ils visitent facilement le rayon du chocolat comme "Amour de chocolat". Ils ont l'air heureux. Dans l'ère Shōwa, de tels hommes n'ont pas pu y aller en février. L'époque change sans cesse. Une amie a entendu la parole du chocolatier français, elle m'a dit: "À mon avis, la majorité des japonais ne peuvent pas savourer des chocolats ? Cela reflète la complexité pour les pays occidentaux ? Ironiquement, des touristes étrangers achètent des poudres de Matcha dans des magasins de thé vert à Kyoto, c'est parfois en rupture de stock dans quelques magasins. Je pense que ce phénomène provient de Japonais qui ne protègent pas la culture japonaise. Un flux de gens arrive en hâte à la foire "Amour du chocolat." La parole de l'amie est raisonnable.

Je lis "La Défaite de l'Occident" d'Emmanuel Todd (traduction en japonais) depuis la semaine dernière. Cette lecture galvanise mon cerveau fatigué à cause du travail. En indiquant des données, l'auteur explique des pans de la défaite de l'occident. Je ne savais pas que la production du blé en Russie est double pendant dix ans. La sanction économique (la déconnection du système bancaire SWIFT) n'est pas efficace contre la Russie pendant la guerre actuelle. Après l'annexion de la Crimée en 2024, la Russie a concocté que la fonction économique pouvait se maintenir sous la sanction économique. Les infos sur la guerre entre la Russie et l'Ukraine sont diffusés au Japon à travers les pays occidentaux.

Ici, présentons une chose dans le prologue de ce livre, l'auteur dédie le prologue aux lecteurs japonais. Il écrit: "Je peux parler librement dans l'atmosphère tranquille au Japon et suis plus respecté qu'en France en tant qu'érudit." Sa parole me rappelle celle du chocolatier français.

jeudi 19 septembre 2024

Faire bouillir et boire la crasse des ongles

Le dernier mois, lors du cours de français, mon professeur a vu une phrase de l'article "Un bateau en boue", il m'a dit: "Cette phrase est bizarre." J'ai écrit comme ça: "Il digère des congés". À vrai dire, quand j'écrivais cet article, je me suis demandée s'il y avait cette expression "digérer des congés" en français. Finalement, mon prof a corrigé: "Il utilise des congés".

Tout à l'heure, j'ai consulté le dictionnaire pour le verbe "digérer". Plusieurs phases d'exemple étaient notées.
・Je n'ai pas encore digéré mon repas.
・J'ai mal digéré 
・digérer une pensée 

"Digérer des congés" est seulement l'expression japonaise ? Un autre exemple, "des matchs de digestion" est souvent utilisé au Japon. Peut-être, les étrangers ne pourront pas comprendre son sens. Expliquons le laconiquement. Le rang d'une équipe sportive est déjà décidé, mais plusieurs matchs restent encore, l'équipe doit faire le match. Donc, c'est "les matchs de digestion". J'écris un article en français, en pensant toujours au contenu d'un article en japonais. Parfois des découvertes dans ma langue maternelle (le japonais) sont menées, "digérer des congés" aussi. L'expression courante au Japon, dès que les étrangers l'entendent ou voient, une question de la signification survient souvent. Cette chose m'a incité à m'intéresser à l'étymologie japonaise ou française.

À propos, j'ai acheté un livre qui est sorti l'année dernière. Ce titre est très long, "C'est moi, hikikomori, qui ne sort presque pas de la préfecture de Chiba, en n'allant jamais dans un pays étranger, je suis devenu romancier roumain".

À vrai dire, je connaissais cet auteur Saito Tettyo depuis quelques années, parce que, quand j'avais vu des films de l'Europe de l'Est, j'avais cherché ces films sur Internet, ses articles sur ces films ont toujours apparu. J'ai imaginé qu'il habitait dans un pays européen de l'Est ou était un professeur(chercheur) sur ce pays ou cette langue. L'année dernière, j'ai par hasard trouvé l'article sur le livre de Saito Tettyo. Après l'avoir lu, ce contenu m'a étonné. L'auteur n'a jamais voyagé dans des pays étrangers. Cela m'a très tenté. J'ai eu l'intention d'acheter ce livre un jour. Cependant, ma mère s'est fracturé le sacrum l'été dernier, et après elle était hospitalisée pendant la semaine d'or cette année. En outre, la lecture de "Seiobo est descendue sur terre" restait. En juillet, je suis allée à la librairie, je n'ai pas pu le trouver, je me suis demandée si c'était en déjà rupture de stock. Il y avait ce livre dans un autre rayon. Je suis rassurée.

Selon le livre, l'auteur relate le processus d'apprendre le roumain. Après avoir échoué l'examen de l'université, il est entré à l'université vaille que vaille. Un chagrin d'amour l'a frappé. Avant la sortie de l'université, il a essayé de chercher du travail. Ça ne se passait pas bien. Finalement il a attrapé la dépression. Cependant il a obtenu le diplôme de l'université. Mais, il est devenu Hikikomori(marginal). Le temps s'écoulait vainement. Pourtant, voir des films, cela lui a donné un unique espoir. Petit à petit, un sentiment d'impatience l'a affligé. Cet auteur a écrit sur des films qu'il a vus et les a postés sur Internet. En particulier, il a vu des films inédits au Japon, cela l'a distingué des autres, il estime que c'est cool et dingue. Un jour, le film roumain "Policier, adjectif" de Corneliu Porumboiu l'a choqué, et puis il a décidé d'apprendre le roumain. Pourtant, il n'y avait que plusieurs textes pour cela au Japon. Il a vu des films avec sous-titres en roumain. Comme il n'a pas tellement pu comprendre l'expression courante dans la conversation, il a envoyé environ 4000 messages d'amis sur Facebook, il a fait des correspondances ou des "chats". Graduellement, il voulait écrire un roman en roumain. Il a essayé d'écrire des nouvelles, il les a envoyées à quelques critiques dans le monde littéraire roumain, son roman a été sorti en Roumanie. Néanmoins, il attrape malheureusement la maladie de Crohn. Sa vie est spectaculaire. 

J'ai eu l'impression qu'Internet nous donnait une possibilité de préparer le succès d'une telle histoire. Je succombe à son zèle pour cette langue, car si j'étais Hikikomori, est-ce que je serais motivée pour le français ? Je dois faire bouillir et boire la crasses de ses ongles. Probablement, vous voulez dire : "Quoi ? Qu'est-ce que ça veut dire ? Des crasses des ongles sont très sales !" Cette expression japonaise, en somme, on a envie de devenir une personne qu'on respecte, on imite son attitude et son comportement. 

Autrefois, une amie m'a enseigné le livre "La terre est plate" de Thomas Friedman. Dans son contenu, QC(quotient de curiosité)+QP(quotient de passion)>QI(quotient intellectuel) a été présenté. C'est justement que le cas de l'auteur Saito Tettyo s'incruste dans cette formule. Ect-ce que la folie me manque pour l'apprentissage de la langue ? J'ai préjugé que cet auteur habitait en Roumanie ou était professeur de roumain ou de la société roumaine. Son processus du roman qui est sortie en Roumanie m'a donné du cœur. Je souhaite que le nouveau médicament afin d'atténuer des souffrances de la maladie de Crohn soit bientôt inventé, et que cet auteur puisse voyager en Roumanie. Un jour, je voudrais voir le film "Policier, adjectif" de Corneliu Porumboiu.


dimanche 14 avril 2024

La moutarde lui monte au nez

J'ai lu presque la moitié du roman "Seiobo est descendue sur terre". Il me semble que chaque chapitre est indépendant, je ne sais pas imaginer ce qui les lie finalement. Pourtant le décor de chaque chapitre m'intéresse, le Japon, l'Italie, la Grèce, l'Espagne etc. En outre, la réparation d'une statue de Bouddha, l'icône de la Trinité d'Andreï Roublev, un masque de nô, l'acropole d'Athènes etc. sont comme un sujet dans chaque chapitre. Ce contenu est de temps en temps très académique. Par conséquent, cela m'oblige d'examiner des choses académiques sur Internet. Par exemple, la querelle de Filioque, l'ordre dorique et ionique. Absolument, j'ai déjà appris l'ordre dorique et ionique dans l'histoire mondiale au Lycée. Je n'ai pas pu m'en souvenir. Alors, ma lecture est toujours lente comme la tortue.

À propos, il y avait une expression dans ce roman, c'est "la moutarde lui monte au nez". En lisant cette phrase dans le contexte, j'ai pensé que ce sens est probablement négatif. Après avoir consulté le dictionnaire, cette expression est drôle. Chaque fois que je vois de la moutarde, j'imagine que la moutarde me monte au nez. Quant à la Trinité d'Andreï Roublev, j'ai vu le film "Andreï Roublev" de Tarkovski. Il y a longtemps avec vidéocassette. L'image était granuleuse. Je mémorise seulement la scène finale impressionnante où une grosse cloche est moulée par un jeune homme et son équipe. La cloche est sonnée sous le ciel. Ce jeune homme larmoie. Roublev voit ce spectacle et se précipite vers lui. Il lui dit tendrement quelque chose. Comment était le processus jusqu'à cette fin ? Je veux voir maintenant encore une fois ce film.


Pendant un mois, j'ai vu plusieurs films sur Amazon Prime et au cinéma. Je note mes impressions pour ne pas oublier. 
1) "L'heure la plus sombre" de Joe Wright
Comme je ne connaissais pas tellement Winston Churchill, j'ai vu ce film. L'anecdote de métro est fictive ou pas ? Est-ce que Churchill a pris le métro tout seul pour écouter la voix de citoyens ? Il est nécessaire que le politicien ait un élément d'acteur. L'histoire n'a pas le mot "si", mais si l'Angleterre n'avait pas gagné la Seconde guerre mondiale, ce film n'aurait pas apparu.

2) "Comme un garçon" de Simon Shore
Je ne connaissais pas ce film britannique et ce cinéaste. Simplement, j'ai essayé de choisir ce film sans penser. Le sujet est l'homosexualité. Deux lycéens sont camarades dans le même lycée. Ils cachent leur relation amoureuse. Pourtant, un des deux veut la déclarer en public. L'autre ne veut jamais la dévoiler. Finalement, ils se quittent. Ce film est tourné en 1998. Lorsqu'une personne sort du placard de nos jours aussi, est-ce qu'elle a besoin de courage ?

3) "Anatomie d'une chute" de Justine Triet
Ce film a été couronné de la Palme d'or dans le festival de Cannes en 2023. Justine Triet est la troisième cinéaste féminine de la Palme d'or, cela a été diffuse à la télé. Plusieurs amis cinéphiles disent parfois que tous les films couronnés ne sont pas bien. Ils ont raison. Dans mon cas, ça arrive rarement. Cette fois, j'ai d'abord vu la bande annonce de "Anatomie d'une chute". Sandra Hüller joue le rôle de l'héroïne qui est romancière et mariée. Je voulais la voir. Dans le film allemand "Toni Erdeman", sa performance était superbe. Dans "Anatomie d'une chute", peut-être ce rôle de l'héroïne est difficile, la relation conjugale et parent-enfant est compliqué. Après une dispute de ménage, Sandra est interviewée chez elle par une étudiante en littérature, cette étudiante part. Le mari de Sandra est tombé par la fenêtre. Il est mort. Est-ce que c'est un suicide ou un homicide ? Des évènements privés sont décelés dans le tribunal. Il m'a apparu que ce film était un suspense judiciaire. Finalement le témoignage du fils de Sandra qui est aveugle est décisif. À mon avis, est-ce qu'il n'y a pas la possibilité que ce témoignage soit une fable ?

Pourquoi ce film est couronné ? Le président du jury dans ce festival de Cannes était Ruben Östlund. Je pense que le sujet de son film "Snow Therapy" ressemble un peu à celui du film "Anatomie d'une chute". De temps en temps, je me demande si le film couronné de la Palme d'or dépend du  président du jury. Peut-être, les organisateurs du festival de Cannes me diraient que ce n'est pas possible.

samedi 11 mars 2023

Mes remerciements pour la remastérisation

Il y a deux semaines, je suis allée au cinéma pour la rétrospective Pierre Étaix. Auparavant, j'avais acheté une affiche "Les Vacances de monsieur Hulot" de Jacques Tati à ma vingtaine, elle est maintenant encore accrochée sur le mur dans ma chambre. Plus de vingt ans ont passé, cette affiche est fanée. Quelqu'un m'a enseigné que ce dessin de l'affiche avait été fait par Pierre Étaix. A cette époque, son nom de famille Étaix était impressionnant. Plusieurs années plus tard, lorsque j'ai vu "Pickpocket" de Robert Bresson, son nom est apparu comme un acteur sur l'écran. Je me suis demandée si Pierre Étaix était dessinateur. Et après, j'ai su qu'il aviat tourné des films grâce à Internet, mais je n'avais pas d'occasion de voir ses films. 

Cette fois, j'ai pu voir deux longs métrages "Tant qu'on à la santé", "Le soupirant" et deux courts métrages "En pleine forme", "Rupture". Ce qui m'a intéressé, c'est que Jean-Claude carrière a écrit le scénario de ces quatre films. Pour ma part, son image était le scénario de beaucoup de films de Luis Buñuel. Pourtant, en voyant ces quatre films, l'aspect cynique et l'atmosphère nonchalante se mélangent bien, j'ai ri quelquefois. Lors de la lecture de "N'espérez pas vous débarrasser des livres" d'Umberto Eco et de Jean-Claude Carrière, j'ai pensé que la conversation entre deux hommes aux lectures étendues et à la mémoire tenace était pleine d'amour des livres. Avant que le film "En pleine forme" commence, des phrases ont été diffusées: Pierre Étaix a dirigé la remastérisation de ces films après une bataille judiciaire sur le droit de la projection. Je note quelques impressions. 


1) "En pleine forme"
Un homme campe tout seul à la campagne. Un policier vient de l'avertir d'aller au campement. Cet homme est forcé de s'y déplacer. Ce campement est comme un camp d'extermination, c'est de l'humour noir. À l'entrée, un personnel lui donne un papier de l'adresse attribuée pour monter sa tente. Mais l'homme ne peut pas arriver à cet endroit. Quelques petits problèmes embarrassants l'attaquent. Ils sont drôles. En fin de compte, l'homme trouve son endroit. Mais il y a une flaque. Ce film décrit le proverbe "Un malheur n'arrive jamais seul" ! 

2) "Tant qu'on a la santé"
Ce film se compose de quatre histoires, "Insomnie", "Le cinématographe", "Tant qu'on a la santé", et "Nous n'irons plus au bois". La dernière histoire m'a fait plusieurs fois rire. Un couple dans la ville vient pique-niquer à la campagne, un fermier plante courageusement des poteaux avec un marteau et attache un fil de fer. Il m'a semblé qu'il voulait distinguer son terrain. Le fermier n'a pas de dialogue. Un chasseur maladroit aussi visite la campagne. Bien que le fermier plante des poteaux, ce couple et ce chasseur dérangent son travail. La scène où ils font tomber les poteaux comme l'effet domino m'a invité à rire avec un soupir. Principalement ces quatre histoires m'ont évoqué des films de Keaton et Chaplin.

3) "Rupture"
Ce court métrage est le premier ouvrage de Pierre Étaix, sa durée est seulement 12 minutes. J'ai cru qu'il ne fallait pas le déprécier. Le synopsis est simple. Un homme reçoit une lettre de sa petite amie et commence à l'ouvrir avec un sourire. Il y a une photo déchirée de cet homme dedans. Le contenu de cette lettre est son adieu. L'homme décide d'écrire une lettre d'adieu envers elle. Il prend un stylo plume et applique la pointe humectée de sa plume dans l'encre. Cependant, cette plume ne fonctionne pas. Il change de plume. Comme des troubles se succèdent, il ne parvient pas à aborder la lettre. Cette situation ridicule est inversement proportionnelle à son chagrin d'amour. Ce point m'a plu.

4) "Le soupirant"
Un homme se plonge dans l'étude de l'astronomie. Un jour, ses parents lui donnent l'ordre de se marier. Et alors, cet homme cherche sa future épouse, il drague une femme au centre de la ville. Ce résultat finit en dommage. Finalement, il est envoûté par une chanteuse vedette Stella à la télé, il essaie de la voir directement. Puis, il va au concert de Stella pour se glisser en intrus dans les coulisses du théâtre. Ce film est une comédie burlesque. Mais il est très raffiné. Quelques scènes m'ont rappelé celles du film "Parade" de Jacques Tati.

mercredi 13 octobre 2021

Une réelle trouvaille

J'ai vu le film italien "Il Rosso et il blu" de Giuseppe Piccioni. C'était une réelle trouvaille. Quand j'ai vu cette bande annonce, j'ai préjugé que ce film pouvait simplement toucher les spectateurs. L'histoire de ce film se déploie entre trois professeurs et des lycéens, quelques événements arrivent. Je pense que son sujet traite de leur relation de confiance qui est établie. Non seulement, la relation de confiance entre des professeurs et des élèves, mais aussi tous les gens qui mènent la vie quotidienne sont concernés par la relation de confiance. Cependant, je ne comprends pas le sens du titre "Il Rosso et il blu". Il y a quelqu'un qui m'explique cette raison ?

Dans le film, lors d'un cours, un jeune professeur fait lire aux élèves un poème de Leopardi et Dickinson. Presque tous les élèves de la classe ne s'y intéressent pas. En me souvenant des cours de japonais à mon lycée, je crois que l'atmosphère du cours est comme ça dans n'importe quel pays. Cependant, un prof vétéran fume pendant le cours dans le film, il récite une poésie comme une chanson. Des élèves l'écoutent attentivement. Est-ce que le niveau d'expérience du prof vétéran ne vainc pas celui du jeune prof ? Le personnage de ce vétéran m'attire. Je veux suivre son cours. Mais, le tabagisme passif me nuit. 

Quant à Giacomo Leopardi, ce nom m'a évoqué qu'un professeur d'italien a dit qu'on avait dû réciter des poésies de Leopardi à l'école. Valeria Bruni Tedeschi aussi disait la même chose à la radio de France Culture. Aussi, dans le film "La Tenerezza" de Gianni Amelio, lorsque le protagoniste Lorenzo demande à une nouvelle voisine qui ne trouve pas la clef dans son sac sur le palier de l'appartement: "Qu'est-ce qui vous arrive ?" Elle explique cette situation, et puis Lorenzo récite une partie d'un poème de Leopardi:

Mi fere il sol che tra lontani monti,

Dopo il giorno sereno,

Cadendo si dilegua, e par che dica

Che la beata gioventù vien meno. /"Il passero solitario" 

Je ne sais pas pourquoi Lorenzo la récitait tout à coup, si cette extrait du poème participait au développement de l'histoire dans le film. De plus, il demande à cette dame si elle n'a pas appris des poèmes de Leopardi à l'école. Au Japon, ce poète n'est pas tellement connu. Quand je relisais "Les coquelicots"(en japonais) de Natsume Sōseki, j'ai su que plusieurs phrases de "Zibaldone di pensieri" de Leopardi avait été citées. Probablement, Natsume Sōseki est la première personne qui a présenté Leopardi au Japon. Lorsque je l'ai lu pour la première fois, il y avait une annotation sur Leopardi. Néanmoins, je l'ai négligé. Natsume Sōseki a dû lire "Zibaldone di pensieri" en anglais. Comme il a des connaissances approfondies et une mémoire remarquable, il a dévoré des livres étrangers, en particulier sur la littérature. Après la lecture de "Les coquelicots" , j'ai lu "I Canti"(en japonais) de Leopardi. À vrai dire, il m'a semblé que ses poésies étaient très philosophiques. Mes yeux ont seulement suivi les caractères sur les pages. Je ne suis pas à la hauteur de savourer les poésies de Leopardi. Est-ce qu'il vaut mieux lire encore une fois "I Canti" avant la mort ?

Je veux voir le film "Leopardi : Il giovane favoloso", mais ce film n'est pas sorti au Japon. Comme l'entreprise japonaise de distribution cinématographique n'espère pas une rentabilité, il n'achète pas ce film. C'est dommage.

mercredi 6 octobre 2021

Un cœur simple

Pour le moment, je lis à haute voix "Un cœur simple" de Gustave Flaubert. Après la lecture de "Le perroquet de Flaubert" de Julian Barnes, la nouvelle "Un cœur simple" m'a attiré. Par hasard, j'ai trouvé "Un cœur simple" à la bibliothèque. Ce livre est pratique, parce que c'est le texte original en français dans la page de gauche, la traduction en japonais dans la page de droite. Ce qui m'a intéressé, c'est que chaque phrase n'est pas tellement longue, et que le style d'écriture de Flaubert n'est pas enjolivé, plutôt laconique et discret. Et pourtant, certains vocabulaires classiques et religieux sont difficiles pour moi.

Le contenu décrit la vie d'une servante modeste. Pourquoi je pense que l'existence de l'héroïne Félicité est très familière ? Lorsqu'elle était jeune, son amoureux l'a trahi. Il s'est marié avec une femme riche qui est plus âgée que lui. Cependant elle ne fait pas d'actes très déséspérés. Elle quitte son village natal. J'estime que Félicité est douée pour vivre, en acceptant les malheurs de sa vie. Est-ce qu'elle se résigne au destin ? Je n'y crois pas. Et après, Félicité travaille en tant que servante chez Madame Aubain, elle voit de temps en temps son neveu câlin. Mais il meurt à cause de la fièvre jaune. Mme Aubain recommande à Félicité de voir sa sœur. Félicité refusait résolument. Il semble que le couple de sa sœur utilisait leur fils pour demander à Félicité de l'argent, et on ne sait pas si Félicité le savait. Je crois que Félicité a son propre critère pour juger des gens qui sont autour d'elle. Quelques années après, la fille de Madame Aubain meurt. Félicité visite consciencieusement sa tombe chaque jour. Le sentiment de deuil engendre un rapprochement entre Mme Aubain et elle, les deux le partage.

En outre, le caractère de Félicité devient sublime grâce aux faits qu'elle prie pieusement devant l'autel dans l'église, et qu'elle offre des galettes à un pauvre vieux homme qui habite dans une porcherie etc. Auparavant, lorsque Félicité attendait une lettre de son neveu, Mme Aubin aussi attendait celle de sa fille. Alors, une lettre de son neveu est arrivée. Mme Aubin a froidement réagi. Félicité était fâchée contre son attitude. Cette description me plaît et me soulage. Si ses bons côtés sont seulement montrés, ce sera ennnuyeux. Pourtant, elle ne peut pas résister à sa patronne. Cette réaction accentue le fait que Félicité vit sincèrement.

Une connaissance de Mme Aubain lui laisse un perroquet pour déménager. Elle le donne à Félicité. Félicité s'occupe de ce perroquet avec affection comme son enfant. Elle le nomme Loulou. Quel est le symbole de Loulou dans cette histoire ? L'âme de Félicité est guidée jusqu'à la mort ? On ne sait pas. Le protagoniste ne raconte jamais ses propres sentiments. Clairement, pour que les lecteurs puissent ressentir que Félicité avait un cœur simple, je pense que la scène préparée de sa mort mystique est cristallisée.

"Les mouvements de son cœur se ralentirent un à un, plus vagues chaque fois, plus doux, comme une fontaine s'épuise, comme un écho disparaît; et, quand elle exhala son dernier souffle, elle crut voir, dans les cieux entrouverts, un perroquet gigantesque, planant au-dessus de sa tête."

Après avoir lu dernière cette partie , bien que la vie d'une personne que je ne connais pas ait fini, cela m'a attristée. Je me demande si je peux vivre comme Félicité. Quel oiseau volera sur mon lit de mort ?

À propos, je ne connais pas le film "Un cœur simple". Au Japon, ce film n'est pas sorti. Sandrine Bonnaire joue le rôle de Félicité. Je veux le voir un peu.

samedi 28 août 2021

La guerre n'a pas un visage de femme

Le mois dernier, une correspondante japonaise a écrit un peu sur le livre "La guerre n'a pas un visage de femme" de Svetlana Aleksievitch. Lorsque cette auteure est devenue lauréate du prix Nobel de littérature en 2015, j'ai connu son nom pour la première fois. J'ai hésité à lire ce livre. Cette fois, une lettre de cette correspondante japonaise m'a donné cette occasion de le lire.

Ce livre se compose de témoignages et mémoires de femmes qui ont survécu sur un champ de bataille sous la Seconde Guerre mondiale. Environ un million de soldates soviétiques ont participé au front de l'Est. Elles ont travaillé en tant qu'infirmière, médecin, infanterie, tireur d'élite, pilote, conductrice de train, cuisinière, laveuse, partisane etc. Après la guerre, elles ferment la bouche afin de ne pas raconter leurs propres mémoires de cette époque. Car, d'autres femmes les considèrent commme des prostituées, la majorité des hommes n'espèrent pas se marier avec elles. En lisant ce livre, j'ai parfois versé des larmes.

Présentons un témoignage, Nina était soldate, et elle va voir un soldat Vania qu'elle a envoyé à l'hôpital sur le champ de bataille. Il était un commandant de char de combat, le char de Vania a été mis en feu par l'armée allemande. Il a perdu les yeux à cause de cela, son corps a été tout brûlé. Nina a cru qu'il mourrait bientôt. Heureusement, il vit encore. Lorsqu'elle visite son appartement, Vania l'accueille. En touchant le visage de Nina, il lui demande si elle est vraiment Nina. Sa mère pleure, et elle raconte que ses trois fils sont allés à la guerre, deux fils sont morts, seule Vania est retourné à la maison. Dès lors elle le soutient, à la place des yeux de Vania. Nina demande à Vania: "Qu'est-ce que tu as vu la dernière fois ? Qu'est-ce que tu mémorises ce jour-là ? Vania lui répond qu'il y a une chose regrettable, l'ordre de fuir et abandonner son char brûlant qui était trop vite. Si tous les membres de mon équipe mouraient, nous aurions pu attaquer encore un char de l'armée allemande. Maintenant encore, il en coûte à Vania de se repentir de cette chose. Nina s'interroge: pourquoi elle a survécu, de qui est une miséricorde, pour quel but. Parce qu'elle raconte et transmet un tel témoignage à la génération suivante ? Je pense que c'est son rôle comme elle dit.

À ma plus grande surprise, certaines soldates se sont efforcées de maintenir la féminité. Par exemple, une soldate a fait de la broderie dans une tranchée. Bien que les soldates se soient coupées les cheveux comme un garçon, une autre a coiffé une frange féminine. Une autre a porté une écharpe rouge sur le champ de bataille. Évidemment, le commandat de sa troupe l'a avertie que cette écharpe était trop visible, et qu'il fallait l'enlever. De tels actes signifient-ils ne pas vouloir perdre l'identité ?

De nombreuses femmes soviétiques se sont portées volontaires. Le Kremlin a appelé "La Grande guerre patriotique", est-ce qu'il a encouragé le peuple pour le combat idéologique entre le communisme et le fascisme ? Une soldate déclare que sa génération est devenue une espèce menacée comme le mammouth, et il croyait qu'il y avait des choses plus importantes que la vie des hommes, c'étaient la patrie, l'idée, Staline etc. Je pense que l'éducation, le totalitarisme et le climat social ont influencé particulièrement les jeunes, sans aucun doute. On peut connaitre l'absurdité de la guerre grâce à ces temoignages et des autres livres et films qui concernent la guerre. Même si on peut obtenir la sagesse pour éviter la guerre, les gens qui abordent la guerre sont toujours le dictateurs ou les gouvernants.

Svetlana Aleksievitch a interviewé soigneusement des soldates, elle écoute intensément et pleure ensemble. Ces interviews ont une limite de temps. Car elles ont vieilli. De plus, le souvenir de la guerre se désagrège avec le temps parmi les gens. Elle lutte contre le temps, simultanément contre l'état de la Biélorussie. Ses livres ne sont pas sortis en Biélorussie depuis plus de dix ans, elle est traitée comme une traître. La traductrice japonaise de ce livre présente un film "Requiem pour un Massacre (Va et regarde)" d'Elem Klimov. Je connais seulement ce titre. Autrefois, j'ai lu des présentations de films mondiaux dans un livre, ce film était présenté. Son thème est lourd, il décrit le massacre de Khatyn. Je confonds "Khatyn" avec "Katyń". Je veux le voir un jour.


samedi 24 juillet 2021

Le choix des mots

J'ai lu "Le choix des mots"(en japonais) de Jacque Claret. Mais, il était un peu décevant. À vrai dire, j'ai écrit "Je gisais sur le canapé" dans mon article. Mon prof a corrigé cette phrase: "J'étais allongée sur le canapé". Il m'a expliqué que "gésir" n'était pas faux, mais ce n'était pas tellement naturel. On utilise comme ça "un cadavre gisait". "gésir" et "allonger" dans mon dictionnaire français-japonais est le même sense "横たわる(yokotawaru)".  La différence de ces deux mots n'est pas expliquée en détail dans ce dictionnaire.

Il y a une autre chose. C'est "miséricorde" et "compassion". J'ai écrit comme ça dans mon article: "On montre à un autre de la miséricorde, ce n'est pas bien pour cet autre". Alors, mon prof a corrigé, "On montre à un autre de la compassion, ce n'est pas bien pour cet autre". Il m'a expliqué que "miséricorde" était le mot religieux. On utilise parfois "慈悲の心で(jihi no kokoro de = avec un cœur miséricordieux)" en japonais. J'ai jugé que "miséricorde" est probablement approprié à cette phrase. Maintenant, j'écris cet article en français, je ne pense pas tellement à choisir des mots dans une phrase. Car je n'ai pas le vocabulaire riche et varié.

Alors, j'ai lu "Le choix des mots" de Jacques Claret. J'ai imaginé que ce contenu expliquait la nuance de mots français. Il disséque le mécanisme de style varié des phrases. Certaines phrases de la littérature française ou de correspondance commerciale sont citées en japonais. C'est dommage qu'elles ne soient pas citées en français. Seulement la traduction en japonais de ces phrases est écrite. Je voulais comparer, à une phrase citée en français, cette traduction en japonais. L'orthographe française et le gallicisme aussi sont expliqués. C'est compliqué pour moi. Dans la langue française, la prononciation et l'orthographe sont éloignés. J'ai bien compris que la dictée est importante et indispensable. Elle est souvent pratiquée à l'école.

Ma mère a fini la lecture de "La carte intellectuelle d'Emmanuel Todd", elle me l'a recommandé le mois dernier. Est-ce qu'elle est devenue une admiratrice d'Emmanuel Todd ? Quand je lisais "L'origine des systèmes familiaux", elle ne s'y intéressait pas. "La carte intellectuelle d'Emmanuel Todd" est seulement sorti au Japon. Pourquoi il est populaire au Japon ? Ce contenu du livre note comment il apprend quelque chose et y réfléchit. En général, l'activité intellectuelle est l'entrée → la réflexion → la sortie. Emmanuel Todd insiste que l'entrée est la plus importante parmi les trois. De plus, en traversant de larges domaines, il lit des livres. Si l'accumulation des connaissances manque, ça ne mènera pas à une découverte ou à une idée. En lisant ce livre, j'ai pensé que la majorité des gens trébuchaient sur cette première étape et qu'ils ne pouvaient pas parvenir à lire beaucoup de livres comme Emmanuel Todd. Mais est-ce que cela veut dire que ce n'est pas nécessaire de lire des livres ? C'est impossible. De nos jours, on peut obtenir des informations sur n'importe quel sujet, n'importe quand. Il est possible que quelques infos soient fausses. Les connaissances à travers la lecture deviennent un matériau de jugement.

Carrément, il affirme que 95% de son travail est envahi par la lecture des livres et des données. Comme il est historien et démographe, c'est normal. Il résume ses découvertes, son livre est sorti et apparu au grand jour. De temps en temps, il est très critiqué. Il raconte qu'il a indiqué que le mouvement de "Je suis Charlie" était hypocrite et exclusif. Il a subi des attaques inhospitalières par les média et le monde intellectuel français. Mentalement, il était malade. Mais il souligne qu'il ne faut pas avoir peur de présenter sa découverte. Je pense qu'il a la persévérance. Parfois, je vois ses interviews sur Youtube, de plus je lis des commentaires des admirateurs. Ici, je me demande quelle couche de la société française soutient Emmanuel Todd. Je ne peux pas l'imaginer. Cela m'intéresse. Pourquoi Emmanuel Todd est favorablement accueilli au Japon ? Il suppose que le Japon appartient au type de "la famille souche" selon son livre "L'origine des systèmes familiaux". Comme les Japonais comprennent bien que la structure familiale influence directement non seulement l'individu, mais aussi l'idée et la norme sociale, c'est facile d'accepter le contenu de "L'origine des systèmes familiaux" pour eux.


Et à part cela, certains japonais se plaignent que le nombre de livres d'intellectuels et d'écrivains européens en traduction japonaise ne soit pas nombreux. Je me demande si des livres d'Emmanuel Todd sont traduits en japonais grâce à cela. Ce livre est pour les Japonais, j'ai synthétiquement l'impression qu'Emmanuel Todd se relaxait pendant des interviews pour ce livre. Dans le cas des interviews de médias français, il est contraint de choisir des mots avec prudence ?

samedi 10 juillet 2021

Un titre violent

Il y a plusieurs mois, j'ai lu une information sur Internet. Le rang du Japon a encore chuté dans le rapport mondial sur l'écart entre les femmes et les hommes en 2020. C'était 120ème rang sur 156 pays. Bravo. En 2006, le Japon se plaçait au 80ème rang. Il a chuté presque chaque année. 120ème rang ne m'a pas surpris. Plutôt, j'ai hoché la tête. Auparavant, Jacques Attali et Emmanuel Todd indiquaient dans quelques interviews que lorsqu'ils avaient fait une conférence au Japon, les participantes japonaises n'étaient pas nombreuse. Les deux intellectuels ont dit que le futur du Japon dépendait de l'amélioration de la position des femmes. Il me semble que cette perspective est frêle. Regardez la réalité du Japon.

Depuis l'année dernière, le suicide des femmes augmente sous la situation de cette épidémie. Le gouvernement japonais ignore un tel problème, il sombre dans les Jeux olympiques. Je pense que ces Jeux olympiques sont maudits. Le slogan des Jeux olympiques de Tokyo est "Les Jeux olympiques de la récupération et de la reconstruction après le séisme du Tōhoku de 2011". Je me demande si la région de Tōhoku a vraiment rcupéré. C'est douteux. Selon des interviews d'habitants dans cette région sur des infos, ils répondaient que le statu quo était loin de la récupération. La belle idées de ce slogan est une récupération politique dans un sens. Je crains qu'un grand tremblement de terre comme le séisme du Kantō de 1923 arrive pendant l'ouverture des Jeux olympiques. De plus, il est possible qu'un variant des Jeux olympiques soit engendré. Si cette contamination est plus forte que celle d'avant, cela provoquera une catastrophe. Comme certains députés méconnaissent la vie du peuple japonais et ne favorisent que leur propre intérêt, je pense que la rancune de certains japonais subsiste. Ce que je veux écrire s'est égaré.

Bien qu'on vive en 2021, je sers le thé chaque matin et l'après midi dans mon bureau, c'est une partie de mon travail. Je veux parfois ajouter mes pellicules dans le thé de mon patron. Beaucoup d'entreprises se sont arrêtées à la mentalité de l'ère Shōwa au Japon. Comme j'ai du temps pour écrire cet article au bureau, il ne faut pas s'en plaindre. Le rôle des femmes est toujours le travail domestique, non seulement dans la maison, mais aussi dans l'entreprise. La proportion de poste de gestion dans les entreprises au Japon est plus basse que celle d'autres pays. Quoi qu'il en soit, je dois vivre dans ce pays. Alors, j'ai lu le livre " S'il-vous plaît, lisez ce livre que j'ai écrit pour vous qui êtes idiotes, laides, et pauvres" de Fujimori Kayoko. Ce titre stratégique pour vendre le livre m'a éclaté de rire.

De toute façon, ce titre reflète ma situation. Au Japon, l'éducation sexuelle n'est pas tellement pratiquée à l'école. On ne peut pas acheter la pilule contraceptive d'urgence dans la pharmacie. Je pense que les Japonaises ne sont pas protégées. L'école n'enseigne pas le système de service public (le revenu de solidarité active et la bourse d'étude etc.) Alors, l'auteure recommande aux lecteurs d'augmenter la compréhension de textes en japonais et de lire tout ce qui se présente. Par exemple, le manuel d'un appareil électrique, le roman, le journal, le magazine, et la publicité etc. C'est nécessaire de ramasser des infos pour survivre dans la société japonaise. En outre, cette auteure dit que si des lecteurs sont des jeunes filles laides, il vaut mieux sérieusement réfléchir à la chirurgie esthétique. La disparité de beauté existe sans aucun doute, je le ressens profondément. Le livre "Beauty Pays" de  Daniel S. Hamermesh note que la disparité entre une femme belle et une femme laide dans le revenu annuel pendant toute leur vie est environ 20770 euros. Même si une jeune femme laide a très bon caractère, la beauté d'une autre jeune femme l'emporte facilement sur ce bon caractère. L'hypocrisie est vachement présente. Regardez la réalité ! Bien que beaucoup de paroles acerbes soient écrites dans ce livre, le contenu est très raisonnable.

Ce qui m'intéresse le plus, c'est que cette auteure recommande fortement d'apprendre une langue étrangère. Pourquoi ? Parce que l'apprentissage d'une langue étrangère est une activité de stimulation intellectuelle, c'est parfois d'une réelle efficacité usuelle. Elle explique deux raisons sur cela.

1) L'apprentissage d'une langue étrangère est fondamentalement la répétition. Vous aussi qui êtes idiots pouvez apprendre une langue et parvenir au niveau de la conversation dans la vie quotidienne.

2) Au Japon, l'apprentissage d'une langue étrangère différencie les japonais.

Elle affirme que lorsque vous êtes jeunes, il faut s'habituer à apprendre une langue étrangère. Car les gens d'âge moyen et sénior n'ont pas de force physique pour supporter la répétition ennuyeuse de cet apprentissage. Personnellement, l'apprentissage d'une langue étrangère est comme une sorte d'entraînement musculaire. Je souhaite qu'il prévienne l'Alzheimer. L'accès de la langue étrangère est plus facile qu'autrefois grâce à Internet. Par exemple, lire des textes, voir des infos, écouter une émission de radio et des chansons en langue étrangère etc. Maintenant, c'est la bonne époque.

samedi 3 juillet 2021

Une chauve-souris

La semaine dernière, lorsque je lisais des infos sur Internet dans la salle de séjour chez ma mère, tout à coup, un objet noir a volé vers le couloir sombre. J'ai lancé un cri d'appel. Ma mère a dévalé l'escalier. Je lui ai dit qu'une chauve-souris avait peut-être volé vers le couloir sombre. Elle m'a demandé si c'était un papillon de nuit ou mon imagination. Elle ne m'a pas cru. Alors, nous avons fermé la porte du couloir, et tout cloisonné. Après avoir dispersé un spray répulsif contre l'oiseau nuisible.

Le lendemain matin, nous avons vérifié si cette chauve-souris était morte ou pas. Mais elle avait disparu. Où est-ce qu'elle a fui ? En dépit de toute logique, je l'ai cherché dans toutes les autres chambres, j'ai secoué tous les rideaux. Ma mère m'a demandé où la chauve-souris se cachait. Je lui ai dit: "Probablement, quand la nuit tombera, elle apparaîtra. Il faut attendre." Tout de suite, nous sommes allées acheter un spray répulsif contre la chauve-souris dans un magasin de bricolage.

Après avoir pris le déjeuner, je voyais le film suédois "Border" sur Amazon prime au premier étage, en étant assise sur le canapé. Une heure s'est écoulée quand j'ai entendu un bruit bizarre de frottement derrière une armoire. Je me suis immobilisée. En même temps, la chauve-souris est apparue derrière l'armoire. Cette fois, j'ai furtivement porté l'ordinateur de ma mère sans crier, j'ai fermé la porte. J'ai précipitamment descendu l'escalier. Et puis, j'ai dit à ma mère que cette chauve-souris est apparue. Ma mère et moi avons monté l'escalier. Elle a ouvert la porte, elle a vu la chauve-souris se poser sur le mur. Ma mère m'a dit que ce n'était pas mon imagination. Je lui ai répliqué que je n'avais pas menti. D'abord, nous avons enlevé un séchoir à linge sur pied sans bruit. Ensuite, j'ai ouvert les fenêtres. Ma mère a dispersé le spray répulsif de loin. Je lui ai dit que c'était nul. Ma mère m'a passé ce spray répulsif. Je me suis approchée de cette chauve-souris, je l'ai aspergé. Il m'a semblé qu'elle étouffait. Elle est tombée par-terre. Comme j'avais peur, j'ai craint qu'elle me saute dessus. J'ai fermé de nouveau la porte. Environ cinq minutes ont passé, je suis entrée pour vérifier si elle avait fui. Je l'ai cherché sous le canapé et deux lits. Elle est sortie par une fenêtre ? Ma mère m'a demandé si elle avait vraiment fui. En fermant les fenêtres, je lui ai répondu que je ne savais pas. La chambre était pleine de l'odeur du spray répulsif à la menthe. Et alors, après le dîner, je suis retournée chez moi. Mardi dernier, ma mère est entrée dans cette chambre pour nettoyer. Finalement, elle a trouvé le cadavre de cette chauve-souris. Notre combat contre elle a été dur. Cela nous a fatigué.

Lorsque j'avais 23 ou 24 ans, une amie m'a dit qu'une chauve-souris était entrée dans la maison, et tous les membres de sa famille étaient bouleversés. Cela m'a étonnée, car sa maison était installée dans une zone d'habitation. En Chine, la chauve-souris est un porte bonheur. Donc quand elle entre dans la maison, on dit qu'un bonheur visite. Je ne sais pas si cette superstition se réalise ou pas. En tout cas, il est possible qu'elle apporte des agents pathogènes. L'auto-immunité de ma mère est faible, la chauve-souris est dangereuse.

mardi 22 juin 2021

L'indigestion

Pendant un an, je n'ai pas tellement eu mal à l'estomac ou eu une diarrhée. C'est bien. J'ai passé une endoscopie en 2016 et une coloscopie en 2019. Finalement, il n'y avait pas de problème. Je me demande si de tels symptômes étaient un signe de la ménopause. Cette fois, je veux écrire sur l'indigestion. Mais ce n'est pas l'indigestion gastrointestinal. Il s'agit de l'indigestion cérébrale.

Par exemple, j'ai lu le livre "Le pèlerinage russe" de Mikhail Prichvine. Ce contenu est difficile pour moi. Alors, c'est carrément l'indigestion cérébrale. Je ne connaissais pas Mikhail Prichvine. Pourquoi j'ai lu ce livre ? Parce qu'une correspondante japonaise a écrit un peu sur ce livre dans sa lettre. Comme je ne connaissais pas cet auteur et ce livre, j'ai lu son profil et un résumé du livre sur Internet. Le sujet du livre traite de la foi hérétique contre l'Eglise Orthodoxe russe. En me souvenant des films russes que j'ai vus jusqu'à maintenant, je me suis demandée s'il y avait des films sur cette foi hérétique. Je ne savais pas comment elle existait en Russie. Elle m'a intéressé. 

"Le pèlerinage russe" se compose de deux parties. La première partie: "En suivant la galette enchantée". La deuxième partie: "Sous les murs de la ville invisible". Dans la première partie, d'abord, un conte populaire russe "Kolobok" est présenté. Kolobok est une boulette de pomme de terre bouilli. Un jour, il prend vie, il fuit un couple âgé. En route, il rencontre un lapin, un ours et un loup etc. Mais en utilisant sa sagesse, il évite d'être mangé. Il chante cette évasion. Puis, un renard félicite sa chanson. Finalement, il mange Kolobok. Je pense que l'auteur Mikhail Prichvine a l'esprit de Kolobok, et il visite le monastère Solovetski. Pendant ce voyage, il rencontre des villageois et parle avec eux, il note leur manière de vivre et leur foi à travers leurs paroles et comportements. Et pourtant, son regard n'est pas hautain comme un intellectuel, l'auteur se réjouit d'agir avec eux. J'ai pu tourner une page grâce à cela sans la connaissance de l'arrière-plan religieux en Russie. Dans la deuxième partie, l'auteur visite la terre sainte Kitège des orthodoxes vieux-croyants. Selon une annotation, j'ai su que Rimski-Korsakov avait composé un opéra "La Légende de la ville invisible de Kitège et de la demoiselle Fevronia". Ici aussi, l'auteur rencontre des gens (iconoclaste et baptiste etc.). De temps en temps, ils débattent calmement. Mais il me semble qu'ils se consacrent à la prière chacun à sa manière. Ce livre approche du folklore.

Quant à une autre indigestion, c'est le film documentaire allemand "Heimat ist ein Raum aus Zeit". Franchement, une amie cinéphile me l'a recommandé. Avant sa recommandation, la bande annonce m'a tenté un peu. Cependant, la projection est 218 minutes. Comme j'ai cru que ce contenu avait l'air difficile, je n'ai pas eu l'intention d'aller au cinéma.


Le contenu est l'histoire de la famille du réalisateur Thomas Heise. Des affaires de sa famille (des photos, des lettres, des journaux, des documents publics et des enregistrements) sont montrées avec la narration du réalisateur. Parfois, des images de la voie ferrée, un établissement ruiné, et un flux de gens dans une gare etc. sont insérées.

Ce film documentaire se compose de cinq chapitres. Dans le chapitre 1, les grands-parents du côté paternel du réalisateur se sont mariés. Pourtant, sa grand-mère était juive. C'est le mariage mixte. Son grand-père était un professeur, il a perdu son métier à cause de ce mariage. La famille de sa grand-mère a été envoyée aux camps de concentration. Ensuite, le chapitre 2, la mère du réalisateur a survécu au bombardement de Dresde. Mais elle était charmante, sa relation amoureuse avec trois hommes est dévoilée par ses lettres. Néanmoins, elle a rencontré le père du réalisateur, et ils se sont mariés. Elle a accouché de deux enfants (ce réalisateur et son frère). Le chapitre 3, le père du réalisateur était un professeur de philosophie à l'université, sa mère était une rédactrice. Comme ils fréquentaient des artistes anti-régime, la stasi les a surveillés. Enfin, son père a perdu son métier. Le chapitre 4, ce réalisateur Thomas a fini son service militaire. Il a travaillé un peu dans une entreprise nationale de film. Et après, il est entré à l'université. Il a filmé des jeunes qui vivaient dans l'Allemagne de l'est. Une image de son père et Heiner Müller qui débattaient sur Brecht est diffusée. Thomas l'a filmé. Dans le chapitre 5, sa mère était hospitalisée. La communauté socialiste à laquelle elle avait cru s'est effondrée. Dorénavant aussi la domination de l'État décevait sa mère et Heiner Müller. J'ai pu comprendre que l'histoire de la famille Heise se superposait avec celle contemporaine de l'Allemagne.

Pourtant, il m'a particulièrement apparu que des images et des narrations étaient fragmentaires dans le chapitre 4 et 5. Je ne sais que plusieurs choses de l'Allemagne de l'est dans le manuel scolaire. Ma compétence pour cela n'est pas suffisante. J'ai seulement vu trois films qui traitent de l'Allemagne de l'est, "La vie des autres", "Barbara" et "La Révolution silencieuse". Dans le film "Une valse dans les allées", des gens qui étaient jadis des ouvriers en Allemagne de l'est travaillent dans un supermarché à Leipzig, j'ai l'impression que leur mentalité actuelle reflète celle de la majorité des Allemands de l'est. Ils sont laissés derrière dans le passé après la réunification allemande. Cette chose n'est pas clairement décrite, mais elle est toujours présente dans ce film.

lundi 10 mai 2021

La cuisine

Le mois dernier, j'ai lu une nouvelle "Kitchen" (en français) de Yoshimoto Banana. Comme elle a environ 100 pages, cela m'a pris seulement deux semaines. Pour le moment, je la lis à voix haute, c'est la quatrième fois. Est-ce que c'est efficace pour mon niveau de français ? Je ne sais pas. Je pense que les cordes vocales s'affaiblissent au fil de l'âge, j'estime que la lecture à voix haute est un bon entraînement.

Lorsque j'étais lycéenne, cette nouvelle "Kitchen" était à la mode. Une amie m'a recommandé de lire "Kitchen" et "Tsugumi", elle me les a prêtés. Après cette lecture, j'avais l'impression que le monde des œuvres de Yoshimoto Banana était comme une bande dessinée sur les filles. Les émotions subtiles de l'héroïne sont soigneusement décrites. Cette première phrase de "Kitchen" était très célèbre.

Je crois que j'aime les cuisines plus que tout autre endroit au monde.

Qu'est-ce que cette phrase signifie ? Cette fois, en lisant "Kitchen" (en français), je me demandais quelle était l'histoire. En apparence, c'est une histoire d'amour. Il y a un élément de la bande dessinée sur les filles. Comme j'ai vieilli, j'ai profondément pensé au sentiment de perte pour des protagonistes de "Kitchen".

Expliquons succinctement ce synopsis. L'héroïne Sakurai Mikage est étudiante. Ses parents sont morts, dans son enfance, son grand-père est mort il y a quelques années. Récemment, elle dort dans la cuisine après la mort de sa grand-mère. Un jour Yuichi lui rend visite. Lui aussi, étudiant. Il fait un petit boulot chez un fleuriste. La grand-mère de Mikage y allait souvent pour acheter des fleurs. Alors, ils se connaissaient. Yuichi propose à Mikage d'habiter avec sa mère et lui. Elle visite sa maison pour voir sa mère Eriko. Eriko est un travesti, cela étonne Mikage. Mais, la cuisine de cette maison lui plaît. Mikage commence à habiter chez Yuichi. La cohabitation de ces trois personnes est singulière. La raison pour laquelle Eriko est devenue un travesti est la mort de sa femme. Lorsque Yuichi était petit, la femme d'Eriko est morte à cause du cancer. Quelques mois s'écoulent, Mikage déménage. Et après, Eriko est tué par un détraqué dans un bar. Yuichi éprouve de la solitude, il téléphone à Mikage. Elle partage sa tristesse, elle se rend compte petit à petit qu'elle a besoin de Yuichi.

Tout le monde affronte la mort de la famille, d'un ami, d'une connaissance ou d'un animal domestique etc. À mes 15 ou 16 ans, je ne le comprenais pas tellement. Maintenant, la mort s'approche de moi. En se recueillant sur les défunts, Mikage et Yuichi mènent la vie quotidienne, leur sentiment de perte est graduellement dilué, pour nous aussi. Il me semble que les cuisines sont un symbole de la source de la vie. On fait la cuisine, mange des plats, et les savoure. C'est directement en rapport avec vivre. On s'escrime à faire un bon plat, c'est similaire à s'acharner à mener une vie meilleure ? 

À propos, j'ai vu le film "Kitchen" de Morita Yoshimitsu. Je ne vous le recommande pas tellement. Mais, on peut sentir l'atmosphère de l'époque.


samedi 10 avril 2021

Verba volant, scripta manent

Ma mère m'a recommandé de lire "L'étrange suicide de l'Europe : immigration, identité, islam" de Douglas Murray en février. Comme il m'a paru que son contenu était très sérieux et lourd, j'ai choisi un autre livre "Le journal intime" de Béatrice Didier (en japonais) que je voulais lire depuis quelques années. Dès que j'ai commencé à le lire, je me suis rendue compte que ce livre était une thèse. C'était difficile. Un correspondant français m'a écrit que ce thème était le "soi". 

Au début, cette écrivaine s'excuse que, comme elle ne connaissait pas les journaux intimes orientaux, elle traite seulement des journaux intimes occidentaux. Je ne connaissais pas quelques journaux intimes des écrivains renommés qu'elle a cités. Ce qui m'intéresse dans ce livre, c'est que le journal intime est un exercice d'écriture, et il a un style qui n'a pas de place pour l'existence d'autrui. Je pense que écrire un journal intime est une sorte de conversation avec le soi. Lorsqu'on écrit un événement qu'on a expérimenté, le point de vue devient facilement arbitraire. Je pense que cela mène au biais d'autocomplaisance. Bien que le "soi" existe, on ne peut pas réellement le voir et le montrer. Et pour ça, on réexamine l'entité du "soi" à travers l'écriture d'un journal intime. Le stress de la vie quotidienne s'agrandit, le journal intime est exutoire. En particulier, les femmes ont été opprimées par la société au Moyen Âge, leurs plaintes ont souvent été écrites dans leurs journaux intimes, de telles choses sont indiquées dans ce livre. 

À l'issue de la lecture de "Le journal intime", je voulais comparer aux journaux japonais d'autrefois. Alors, j'ai lu "百代の過客(Hakutai no kakaku=Travelers of a Hundred Ages: The Japanese As Revealed Through 1,000 Years of Diaries" de Donald Keene (en japonais). Ce livre présente environ 80 journaux intimes au Japon, à partir de 794 jusqu'en 1868. En voyant la table des matières, j'ai été étonnée. Est-ce que le Japon est un trésor de journal intime ? Lorsque j'étais lycéenne, je lisais parfois le texte de l'histoire de la littérature japonaise pendant le cours de japonais. Je ne me concentrais pas tellement sur le cours, j'étais toujours distraite. Cette fois, j'ai connu quelques noms de journaux intimes que Donald Keene avait traités. Pourtant, je ne connaissais pas tellement ses contenus. Cette lecture était très instructive. 

À propos, pourquoi Donald Keene s'est intéressé aux journaux intimes japonais ? Il traduisait beaucoup de journaux intimes que des soldats japonais avait écrits pendant la Seconde Guerre mondiale pour obtenir des informations militaires. En général, l'armée interdit d'écrire un journal intime aux soldats, c'est un risque de divulgation d'information. Néanmoins, l'armée japonaise l'a plutôt préconisé aux soldats. Donald Keene s'est demandé pour quelle raison. Je suppose que le journal intime donne une occasion de se retourner vers les événements d'une journée, et que l'armée japonaise force les soldats de réfléchir à une journée. Je ne sais pas si cela s'associe à un devoir dans les vacances estivales et hivernales de l'école primaire, ce devoir est écrire un journal intime de plusieurs phrases. Probablement, je crois qu'il y a encore un tel devoir. Car, il est un élément moral dans un sens. Par exemple, On s'interroge: "Est-ce que j'étais paresseux aujourd'hui ?" Dans ce cas, ce journal intime est presque une introspection.

Daniel Keene estime que le journal intime est un genre de la littérature japonaise, il a raison. Le nom de ce livre "百代の過客", bien sûr, c'est une première phrase renommée : "Les jours et les mois s'égrènent, passants fugaces." dans "奥の細道(Oku no hosomichi=Le Chemin étroit vers les contrées du Nord)" de Matsuo Basyō. On dit que "Le Chemin étroit vers les contrées du Nord" est le plus haut journal de voyage au Japon. Il a falu mémoriser quelques phrases de cette introduction dans le cours de littérature classiques au lycée.

Danald Keene présente ces deux journaux intimes "Le journal de Sarashina" et "Le journal d'une éphémère" dans l'époque de Heian(794 - environ1192), de nombreux Japonais connaissent ces deux titres. L'auteure de "Le journal de Sarashina" a été envoûtée par "Le dit du Genji", la réalité lui manquait, et elle vivait dans l'histoire "Le dit du Genji". Cependant, ses parents lui ont recommandé de se marier, elle l'a accepté et a eu des enfants. Après la mort de son mari, elle était toute seule. Elle ruminait sa jeunesse révolue et a regretté qu'elle avait plongé dans "Le dit du Genji". Ce contenu m'a choqué, je me demande si je regretterai un jour les jours dépensés pour voir beaucoup de films. Je me sens déprimée.
 
En outre, l'auteure de "Le journal d'une éphémère" décrit sa vie malheureuse. Son mari était toujours infidèle. Une amante de son mari a eu un bébé, mais il est mort peu de temps après. Carrément, cela l'a soulagé. Elle écrit son sentiment honnêtement, c'est très rare à cette époque. Elle ne le cache jamais. Il me semble que cette femme est trop contemporaine. Je ne peux pas m'empêcher d'avoir une affinité avec elle. Quand on lit un journal intime de gens du passé, ils se peuvent ressuciter instantanément. Cela donne aussi une actualité.

samedi 3 avril 2021

L'époque révolue

Le mois dernier, j'ai écrit comme ça: "Est-ce qu'il vaut mieux apporter un objet de mémoire de mon ex-mari dans ce musée ?" Mais, j'ai vu les tiroirs d'une commode dans ma chambre, seulement une photo de cérémonie de mon mariage est restée. J'ai jeté les autres photos de mon ex-mari. Probablement, je vais jeter cette dernière photo un jour. La durée de mon mariage est six ans. Comme huit ans ont déjà passé après mon divorce, je me demande parfois si je me suis mariée en réalité.

À propos, après la mort de mon père, j'ai jeté tous mes albums des photos de fin de cycle scolaire qui avaient été déposés chez mes parents. C'est un gaspillage d'argent. Mes parents ont dû les payer, je suis désolée. J'ai raconté cette histoire à une amie de mon lycée. Cela l'a étonnée, elle m'a dit: "C'est vrai !? La taille des albums de fin de l'école primaire, du collège, du lycée et de l'université est différente. Lorsque je range ma bibliothèque, j'en ai marre." Je comprends bien sa parole. De plus, elle m'a demandé: "Quand tu veux voir ces photos, comment fais-tu ?" Je lui ai répondu: "Tu pourrais me les faire voir ?" Elle a ri. Une telle occasion n'arrivera pas.

Alors, j'ai lu l'essai "Un homme ne possède pas" de Nakazaki Tatsuya qui me tentait depuis 2016 ou 2017. Cet auteur est dessinateur de bande dessinée. Quand j'étais étudiante, j'ai lu ses œuvres. Selon cet essai, il me semble apparemment que son caractère est minimaliste extrême et qu'il ressent l'attachement aux objets. Je n'affirme pas que cet auteur économise. Car, par exemple, il possédait plusieurs motos, ou il a consacré beaucoup de temps à chercher un gobelet à thé qui lui plaisait.

Néanmoins, cet auteur a jugé soudainement que les garde-boue de ses motos n'étaient pas nécessaires, il les a enlevés. Et puis, son contrôle technique périodique des véhicules automobiles n'a pas été accepté. Finalement, il a bien réfléchi et les a jetés. C'est fou. Mais il écrit que, s'il voulait sérieusement les avoir de nouveau, qu'il va les acheterait. Le spectacle de son lieu de travail dans quelques photos est comme une chambre d'un ermite. Il y a quelques stylos, une règle à mesure et une gomme sur une petite table. Une chaise sans dossier est installée devant cette table. Lorsque cet auteur a soif, comme il n'y a pas de frigo, il va acheter une boisson d'un distributeur automatique, il la boit sur place et la jette dans une poubelle qui est à côté de ce distributeur. C'est très drôle. Je comprends un peu son idée. Dans mon cas, lorsque je mange des gâteaux qui sont emballés dans du papier plastique, je n'aime pas tellement que ces emballages s'entassent sur la table. Tout de suite, je les jette dans la poubelle. Quand j'ai attrapé la grippe, j'étais absente du travail. Mais, ce matin-là, je suis allée jeter dehors un sac à ordures. Si je l'avais oublié, je serais tombée en dépression.

En outre, cet auteur respecte Mère Teresa. Cette raison n'est pas un acte miséricordieux de service bénévole. Parce que ses effets personnels sont seulement la bible, deux saris et un seau. Ce qui m'intéresse le plus dans ce livre "Un homme ne possède pas", c'est que cet auteur écrit que ses souvenirs sont seulement mémorisés dans sa tête, même si ses mémoires et ces fragments sont parfois inventés. Je suis d'accord avec son opinion. Il n'y a qu'environ quarante photos dans ma maison. Pour l'instant, je ne le regrette pas. Et pourtant, j'ai lu un article sur Internet, une personne âgée qui attrape un alzheimer voit ses photos de sa jeunesse, elle se souvient temporairement de sa jeunesse et commence à raconter des événements sur ces photos. Je me demande si mes photos qui évoque l'époque révolue sont insuffisantes. Le déficit de la mémoire est indispensable pour vivre de temps en temps. Car, si la mauvaise humeur, la colère, et la tristesse continuent jusqu'à la mort, ce sera insupportable. Pour cela, s'il y a plusieurs objets qui rappellent des tels sentiments, il vaut mieux les jeter ? Mais, certaines gens gardent n'importe quel objet.

lundi 1 février 2021

Le Voyageur

J'ai fini la lecture du roman "Le Voyageur" (en japonais) de Natsume Sōseki. À vrai dire, je pensais que je l'vais lu à mes 16 ou 17 ans. Mais, en le lisant en français, je n'ai pas pu tellement me souvenir de son intrigue. Alors je me suis rendue compte que je n'avais pas lu "Le Voyageur".

Quant à son contenu, des événements entre le protagoniste Jiro, des membres de sa famille, et ses amis se déroulent. La valeur familiale de l'ère de Meiji est montrée à travers les yeux de Jiro. Au début du roman, Jiro va à Osaka pour une chose à faire, et il passe la nuit chez Okada un parent éloigné. Okada et Okane se sont mariés il y a plusieurs années. Okane était une connaissance de Jiro. Ce couple n'a pas encore d'enfant. Okada s'en inquiète. Okada pense que si une femme n'accouche pas d'un enfant, elle n'est pas vraiment une adulte. Je crois que cette idée reste jusqu'à maintenant. En réalité, certains gens ne la disent pas en public, mais ils la gardent toujours. Comme je n'ai pas d'enfant, je recontre parfois de tels gens et perçois parfois cette chose.

Dans le deuxième chapitre, sa mère et le couple de son frère viennent à Osaka. Jiro et eux se rejoignent, et ils voyagent dans la préfecture de Wakayama. Pendant ce voyage, son frère demande à Jiro de loger une nuit avec sa femme Nao. Il se méfie de la relation entre Jiro et elle depuis longtemps. En outre, il lui avoue qu'il ne peut pas comprendre le tempérament de Nao. Il lui pose une question philosophique: "Tu peux compredre le cœur d'autrui ?" Comme son frère est professeur d'université et très intelligent, cette question essentielle est omniprésente pour lui ?

Jiro refuse sa proposition, et pourtant, son frère convainc Jiro. Jiro et Nao sortent emsemble, le temps devient mauvais. Il fait de l'orage, ils sont forcés de loger dans une auberge. Une coupure de courant arrive. Jiro prend conscience de la féminité de sa belle sœur, mais il conserve une attitude indifférente comme un devoir, il lui demande si elle aime son frère et de montrer un comportement doux auprès de son frère. Au fur et à mesure que le vent et la pluie sont forts, Nao aussi exprime intensément ses sentiments. Cette description admirable me plaît. 

Ici, elle lui répond qu'elle a comme une escarre à l'âme. À cette époque, la majorité des femmes mariées ne travaillent pas dehors. En particulier, les femmes mariées avec le fils aîné doivent habiter chez les parents de leur mari, elles sont traitées souvent comme des servantes. Ma grand-mère aussi, elle m'a raconté de telles anecdotes dures. De nos jours, les jeunes femmes ne veulent pas habiter chez les parents de leur futur mari, si une jeune homme propose à sa petite amie d'habiter chez ses parents après le mariage, cela sera une cause de rupture. Le temps a changé. De plus, la carrière scolaire des femmes est plus haute qu'autrefois, elles peuvent facilement obtenir un travail. Mais la position des femmes est encore faible au Japon. De nombreuses femmes qui sont intérimaires sont licenciées à cause de l'épidémie. Elles deviennent encore plus pauvres, cela les accule. Ces derniers mois, le nombre de suicides de telles femmes augmente. On dit que le nombre de suicide dépasse celui de morts liés au coronavirus au Japon. Je pense que cette spirale négative va continuer pendant plusieurs années, et que cette situation actuelle n'est qu'un prologue.

Dans le troisième chapitre, bien que Jiro aie promis à son frère de lui rapporter le fait de cette nuit que Nao et lui ont passé dans l'auberge, il veut rester ambigu. Et alors, son frère sermone Jiro et lui dit qu'il n'est pas honnête. Après ce fait, Jiro décide d'être autonome, et il déménage dans une pension pour éviter une collision avec son frère. 

Dans le dernier chapitre, après son déménagement, il ne retourne pas tellement chez ses parents. Un jour, son père lui téléphone, il l'invite à passer à la maison. Jiro voit les membres de sa famille, et il leur demande comment est l'humeur de son frère. Il se cloître souvent dans sa chambre, ses parents souhaitent que son frère voyage quelque part pour changer d'air. Jiro se demande s'il y a quelqu'un qui emmène son frère. Une idée lui vient à l'esprit, et puis Jiro et son ami rendent visite à Monsieur H qui était un camarade de son frère à l'université pour le solliciter de voyager quelque part avec son frère. Monsieur H réussit à convaincre le frère de Jiro à sa proposition de voyage. Jiro lui demande de rapporter le comportement et les paroles de son frère pendant ce voyage pour ses parents qui s'inquiètent pour lui. D'abord Monsieur H refuse, mais il finit par accepter à contrecœur.

Peu de temps après, une lettre épaisse de Monsieur H lui est envoyée. Jiro la lit soigneusement. Quelques conversations entre Monsieur H et son frère sont notamment comme un dialogue zen. Parce que l'apparence de Monsieur H m'évoque le moine Bodhidharma ? La fin du roman est la fin de cette lettre. Les problèmes psychologiques de son frère ne sont pas complètement élucidés. Cela fait allusion à la vie qui n'est jamais élucidée. Je pense toujours que l'équiliblre entre les paysages naturels et le mental est exquise dans les romans de Natsume Sōseki. Des phrases que cet auteur a écrites en japonais sont vraiment fascinantes.

mardi 19 janvier 2021

Le brasero japonais

Après la lecture de "Le Voyageur" (en français) de Natsume Sōseki, j'ai rendu ce roman à la bibliothèque préfectorale. Les bibliothécaires portent des gants en vinyle. Comme c'est un établissement public, je pense qu'ils les portent pour la prévention contre l'épidémie. Auparavant, j'ai emprunté le roman "Oreiller d'herbes" (en français) de Natsume Sōseki, sa couverture était déteinte, néanmoins toutes les pages étaient très propres comme neuves. J'ai cru qu'il n'y avait personne qui avait emprunté ce roman. Pour le roman "Le Voyageur" aussi. Est-ce que le français n'est pas populaire ? En ce moment, je lis le roman "Le Voyageur" (en japonais), plutôt je savoure des phrases japonaises écrites par cet écrivain.

Dans ce roman, il y a une scène où le protagoniste se réchauffe les mains au-dessus d'un brasero japonais. De nos jours, on ne l'utilise pas. Lorsque j'étais petite, un brasero japonais était déposé dans la salle de séjour chez ma grand-mère. De temps en temps, ma grand-mère rôtissait des Mochis sur une grille à four dans ce brasero. C'était très bon. Je voudrais encore une fois manger de tels Mochis. Pendant mes vacances du nouvel an, j'ai fait des Mochis chaque jour avec une machine à pain chez ma mère. Elle est équipée d'une fonction pour faire des Mochis. Car, ma mère m'a dit que sa sœur lui avait donné un paquet de riz gluant. On entre en hiver, ma mère dit souvent qu'elle veut manger des Mochis. Je pense que son sens du goût  ne change pas depuis son enfance.

En général, le riz gluant est plus cher que le riz. Autrefois, le Mochi était considéré comme un aliment de luxe. Et pourtant, des Mochis moins chers sont vendus au supermarché. Dans ce cas, le riz gluant n'est pas japonais, de la poudre de riz gluant et de l'amidon modifié sont ajoutés. La proportion du riz gluant dans un Mochi est très basse. Ma mère achète parfois de tels Mochis, elle se plaint que le goût est un peu bizarre, et que ce Mochi a sûrement une mollesse, mais il lui semble que c'est artificiel. Comme son prix est bon marché, elle se persuade que c'est normal.

Au début de ce mois, j'ai mangé beaucoup de Mochis. En voyant plusieurs Mochis grillés à feu doux sur une poêle, je les ai parfois retournés. La couleur blanche des Mochis devenaient dorés. Je voulais encore les griller, et j'attendais quelques minutes. Ce temps est une béatitude. Distraitement, je me souvenais de ceux qui ont perdu leur travail à cause du coronavirus et sont devenus SDF, dans des infos diffusées. Cela m'a déprimé, et j'ai éprouvé un sentiment de culpabilité. Entre temps, ces Mochis ont commencé à se gonfler. Je les ai pris avec des baguettes et mis sur une assiette. Puis, après avoir assaisonné d'un peu de sauce de soja, j'ai englouti un Mochi. C'était bon.

À propos, un Mochi grillé se gonfle, cette apparence a donné l'expression japonaise  "焼き餅を焼く(Yakimoti wo yaku)" Cela veut dire que lorsqu'on est jaloux, on a une mine boudeuse. Il y a une autre expression amusante, c'est "尻餅を搗く(Shirimochi wo tsuku)". Quand on tombe en arrière, les fesses sont frappées sur la terre. Cette situation se dit: "尻餅を搗く(Shirimochi wo tsuku)". Qu'est-ce que c'est le verbe japonais "搗く(tsuku)" ? Dans la façon traditionnelle de faire des Mochis, d'abord, le riz gluant est étuvé. Et puis, on le met dans un mortier en bois ou en pierre. On le frappe fortement avec un pilon. Ce "frapper" est "搗く(tsuku)."


samedi 31 octobre 2020

La sérotonine

Est-ce que la troisième vague du covid-19 arrive ? En hiver, il est facile d'attraper un rhume, une grippe et un coronavirus à cause de l'air sec et de la température de base. C'est importun. Au Japon, le suicide a augmenté au cours de ces derniers mois, le nombre de faillites aussi. L'économie est maintenant en récession. L'avenir opaque nous angoisse. Chaque fois que je vois l'information d'une personne qui a sauté sur une voie ferrée et a été écrasée par un train, cela me terrasse. 

Lorsque j'écrivais "L'introversion japonaise", un article que j'avais lu sur Internet a surgi à mon esprit. Est-ce que vous connaissez le transporteur de la sérotonine ? Ce gène a deux types ("S" et "L"), le type "S" sécrète la sérotonie moins que "L". Et puis, il y a trois combinaisons de ces deux types; "SS", "SL" et "LL". Le gène type "SS" a la nature pessimiste, "LL" optimiste, "SL" est moyen. Selon des recherches, 65 % des Japonais ont le gène "SS", 32 % ont "SL" et 3.2 % ont "LL". Donc la majorité des Japonais a tendance à être facilement anxieux. Probablement, j'ai le gène "SS". Je ne pense pas tellement que cela s'arrangera. Dans Tonarigumi que j'ai écrit il y a dexu mois, j'expliquais le comportement docile de Japonais, je me demande si ce facteur génétique pousse aussi les Japonais à porter un masque et ne pas tellement sortir dehors. 

À propos, j'ai eu envie de lire le livre "La Sérotonine"(en japonais) de Michel Houellebecq grâce à l'article sur le transporteur de la sérotonine dont je me suis souvenue. L'année dernière, ma mère a emprunté ce roman à la bibliothèque. Car il a été simplement présenté dans le rayon de nouveaux livres. Dans cette présentation, peut-être il y avait une phrase d'explication: "Le mouvement des gilets jaunes a été pressenti dans ce roman." Cet écrivain n'est pas prophète, mais le roman reflète toujours la société à travers des événements historiques et ses propres anecdotes. Cela m'intéresse. En lisant le roman contemporain, on réfléchit au monde et au temps qu'on vit maintenant. En lisant le roman classique, on se rend compte que le sentiment des humains ne change pas à n'importe quelle époque.

L'impression de ma mère sur ce roman était qu'il y avait un peu trop de descriptions sexuelles. La vie et le sexe sont inséparables. Je pense que c'est son style d'écriture. Après avoir lu ce roman, "vivre" casse le moral. Le protagoniste Florent, 46 ans, est ingénieur agronome. Sa petite amie japonaise Yuzu travaille dans la maison de la culture du Japon à Paris. Par hasard, Florent sait qu'elle fait la promiscuité sexuelle. Non seulement cette chose, mais aussi un désespoir insondable envahit Florent. Est-ce qu'il est misanthrope ? Il lui semble que la vie est aride. Plusieurs anciennes copines embellissent son souvenir. Jadis il a dû être heureux. Florent va voir son ami de l'université Aymeric qui est issu d'une famille aristocrate. Maintenant il est agriculteur. Il poursuit l'agriculture idéale, mais c'est presque un échec. Sa femme et son enfant le quittent. Finalement il se suicide comme les parents de Florent. Florent attend lentement sa propre mort.

L'environnement de Florent n'est jamais déshérité, c'est plutôt au-dessus de la moyenne. Pourquoi mène-t-il une telle vie fade au point de prendre un antidépresseur ? La majorité des agriculteurs subissent la vague de la mondialisation comme Aymeric. Cet ingénieur agronome Florent ne peut pas protéger l'agriculture française. Le mouvement des gilets jaunes se produit, mais la loi du marché n'est pas bouleversée, c'est comme un travail de Sisyphe. On dit que le coronavirus révèle remarquablement la disparité économique à l'échelle mondiale. Même si une guerre est déclenchée, une épidémie est répandue, la classe hyper riche peut encore s'enrichir grâce à cela. Cette réalité gît incontestablement devant nous.