dimanche 20 décembre 2020

Le Garçon qui dompta le vent

Pour l'instant, j'ai vu 121 films cette année, c'est beaucoup ou pas ? Je ne sais pas. Je voudrais voir des films, mais comme j'ai commencé à lire le roman "Le Voyageur" de Natsume Sōseki, je n'ai pas de temps pour voir des films jusqu'à la fin de cette lecture. 

Le mois dernier, j'ai vu une information sur une invasion de criquets en Afrique. Les cultivateurs ont subi des immenses ravages. En se lamentant, un jeune homme répond à l'interview dans cette information: "Une telle invasion de criquets est pour la première fois depuis ma naissance. Les récoltes sont presque toutes mangées par les criquets." Pour eux, la famine à cause de ce dégât est plus grave que le coronavirus. Les pays développés s'occupent de prendre des mesures contre l'épidémie, je pense qu'ils ne dirigent pas tellement leur attention sur d'autres pays. Si des organisations humanitaires envoient des aliments pour des pays d'Afrique sous le statu quo, non seulement cela prend beaucoup plus de temp que d'habitude, mais aussi le personnel manque. Lorsque je suis retournée chez ma mère, je lui ai parlé de cette invasion de criquets. Soudainement, ma mère s'est souvenue d'une chose, alors elle m'a recommandé le film africain "Le Garçon qui dompta le vent". L'année dernière, j'ai vu cette bande annonce au cinéma. J'ai eu l'impression que c'était trop pédagogique. Le contenu est une vraie histoire.

Présentons brièvement l'intrigue. Le protagoniste William porte un nouvel uniforme et va au collège. Et pourtant, un professeur lui annonce son non-paiement des frais de scolarité. Si ces frais ne sont pas complètement payés, William ne peut plus recevoir les cours au collège. Il aide son père chaque jour et travaille dans son champ.

Un délégué d'une ferme de tabac explique aux villageois de William qu'il faut brûler des arbres pour sécher des feuilles de tabac. Ainsi, ce délégué leur propose de lui vendre leur terrain. Cependant, le maire du village les persuade que les arbres sont nécessaires afin de prévenir contre les inondations. Malgré cet appel, quelques villageois décident de vendre leur propre terrain.

Après la pluie torrentielle, une grande sécheresse frappe le Malawi, le père de William supplie le maire du village qu'il accuse de la pénurie alimentaire dans le village, lors de la visite du président. Finalement, le maire du village le laisse tomber, et il est battu par l'escorte du président. Le père de William ne peut pas payer les frais des cours, William ne peut plus aller au collège.

Un jour, il trouve une batterie dans un dépôt de déchets. Une idée lui vient à l'esprit. Si on charge la batterie, on pourra puiser de l'eau au puits. Il fait du chantage auprès d'un professeur qui fréquente sa sœur, et il peut utiliser la bibliothèque du collège. Là bas, le livre "Using Energy" lui saute aux yeux. Auparavant, il a su le principe de la dynamo grâce au feu du vélo. Il se demande si, en combinant la batterie, la dynamo et le moulin à vent, on peut puiser de l'eau au puits. 

Pourtant, il y a un problème. William doit obtenir une dynamo. La majorité des villageois est en train de quitter progressivement le village. William explique à son père qu'il veut créer un dispositif pour puiser de l'eau au puits. De plus, il lui demande de lui donner la dynamo du vélo de son père. Son père refuse résolument.

La situation des villageois s'aggrave de plus en plus, leur sensation de faim est si intense. Enfin, le père de William parvient à parier sur le projet de William. William et des villageois achèvent une pompe à eau d'une façon ou d'une autre. L'eau qui est puisée avec une pompe coule à travers le tuyau dans le champ. C'est exactement "La nécessité est la mère de l'invention". En réalité, les villageois ont pu surmonter ces difficultés.

Après avoir vu ce film, j'ai vu William qui présentait comment il avait exploité le vent lors d'une conférence TED sur Internet. Je pense que le désir pressant est important pour apprendre quelque chose. Si je deviens refugiée, je pourrai bien parler le français. Cette idée est une sorte de prétexte.

lundi 14 décembre 2020

Le surnom

Le mois dernier, j'ai lu un article sur Internet, son contenu était que le surnom est interdit à l'école primaire. Car il est possible que le surnom cause parfois des brimades parmi les élèves. Des arguments pour ou contre sont actifs. Un élève qui est appelé avec un surnom par des amis et des camarades de classe reçoit-il un harcèlement psychologique ou pas ? Je pense que c'est le point essentiel sur ce problème. Si cet élève ressent un attachement à ce surnom, ce n'est pas un problème. Pour l'instant, il y a des écoles primaires où tous les élèves s'appliquent à l'utilisation de "san", "kun" ou "chan". On ajoute ces trois au nom, c'est très poli.

À travers mes expériences, lorsque j'étais lycéenne, une amie m'a surnommé "親父(Oyaji= père ou papa, plutôt daron)". Pourquoi ? Parce que ma voix n'est pas haute et féminine, de plus j'utilise parfois le dialecte. J'estime que ce surnom reflète une partie masculine de mon caractère. Cette amie comprend bien cette chose. Alors, mes amis du lycée m'appelle maintenant aussi "Oyaji". Pour ma part, ce surnom ne me gêne pas, c'est plutôt amusant. 

Par exemple, lorsque j'étais lycéenne, j'étais debout dans un bus qui était un peu comble en chemin de retour. Une camarade de ma classe qui s'asseyait m'a vu et adressé la parole: "Oyaji, cette place à côté de moi est maintenant vide !" Et pourtant, j'ai aperçu qu'il y avait un homme, la cinquantaine, près d'elle. Son visage était stupéfait, J'ai cru que cet homne se demandait si ma camarade l'avait appelé. Ce spectacle était drôle.

Présentons une autre anecdote qui concerne mon surnom. Quand une amie et moi discutions dans un café, un couple âgé s'est assis à côté de nous. Mon amie m'a parfois appelé "Oyaji" dans la conversation. Ce Couple m'a dévisagé plusieurs fois avec l'air étrange. Comme je suis une femme, et ma taille est petite, il se demandait pourquoi mon surnom était "Oyaji". Je me suis habituée à ce surnom. Pour ma part, le surnom offre une relation amicale. Toutefois, l'accord mutuel est nécessaire.

D'un autre côté, il y a des amis qui hésitent à m'appeler par mon surnom. Une amie cinéphile m'a dit qu'elle ne voulait pas utiliser mon surnom. Elle m'appelle toujours par mon nom de famille. Probablement, comme une image de ce surnom "Oyaji (= daron)" est fixé dans mon caractère, elle a éprouvé de la différence. À ce moment-là, j'ai pensé q'il fallait respecter le sentiment d'une personne qui utilise un surnom.

vendredi 4 décembre 2020

La sentimentalité

Il y a deux semaines, une amie cinéphile m'a envoyé un courrier. Son contenu était une enquête: "Montrez-moi plusieurs chansons avec lesquelles vous devenez sentimental !" Elle récolte les réponses de ses ami(e)s et les présente sur son blog. Et alors, cette question m'a évoqué deux morceaux.

Premièrement, c'est "Promenade sentimentale". Ce titre exprime littéralement son enquête. "Promenade sentimentale" est un morceau de la bande sonore "Diva" de Jean-Jacques Beineix. Vladimr Cosma l'a composé. Ce morceau est diffusé dans une scène où le protagoniste Jules se promène avec Cynthia qui est chanteuse d'opéra. Jules l'admire et l'aime. Ils s'assoient respectivement sur une chaise près de la fontaine dans le jardin des Tuileries. En apparence, Jules hésite à poser sa main sur l'épaule de Cynthia. Enfin, il la pose sur son épaule. Ils se regardent.

Ce morceau s'harmonise bien avec cette scène. On peut dire que c'est un effet synergique. Je vois parfois cette scène sur Youtube. Bien qu'une partie romantique me manque, je deviens sentimentale.


Deuxièmement, c'est la chanson populaire japonaise "21世紀音頭 (Ondo du 21ème siècle)" de Sagara Naomi. Dans ce cas, "Ondo" est la danse. À vrai dire, elle est sortie en 1970 avant ma naissance. L'Exposition universelle de 1970 a eu lieu à Osaka. Cet été, ma mère et moi bavardions sur des histoires insignifiantes comme d'habitude. Presque toutes les fêtes estivales ont été annulées à cause du covid-19. 盆踊り(Bon Odori=la danse pendant la période d'Obon où les bouddhistes japonais honorent les esprits des ancêtres) n'a pas eu lieu. Quand j'étais petite, Bon Odori avait lieu dans le terrain de sport de mon école primaire. Ma mère m'a dit que "Ondo du 21ème siècle" avait été à la mode avant ma naissance. Alors, je l'ai trouvé sur Youtube. Sa mélodie était vague dans ma mémoire. Comme le son de haut-parleur était souvent cassé dans Bon Odori, je n'ai pas pu comprendre ses paroles. Cette fois, ses paroles m'ont étonnée. Car elles expriment bien le climat social, c'est très positif pour l'avenir. Elles reflètent l'expansion économique au Japon à cette époque. Je me demande s'il est impossible qu'une telle chanson soit engendrée maintenant. Pourquoi cette chanson me rend sentimentale ? Parce qu'il me semble qu'elle frôle une mémoire de Bon Odori dans mon enfance. Une sentimentalité sur une époque où j'étais petite et une nostalgie de l'ère Shôwa se mêlent curieusement. Traduisons ces paroles en français. De nos jours, la musique et le vacarme gênent les habitants qui ne participent pas à Bon odori, Bon odori n'a pas tellement lieu.


これから31年経てば この世は二十一世紀

Désormais trente et un ans passent,  on est dans le 21ème siècle

その時二人はどうしているの やっぱり愛しているかしら 

Qu'est-ce qu'un couple fera ? Ces deux personnes s'aimeront encore ?

※シャンララ、シャンララ、シャンララララララ シャンラララララララ~

Shan-lala, shan-lala, shan-lalalalalala, shan-lalalalalala

二十一世紀の夜明けは近い

L'aube du 21ème siècle s'approche

これから31年経って この世はどうなっているの

Désormais trente et un ans passent, comment sera t-il le monde ?

火星に金星 遠くの星に 旅行に出かけているかしら

Est-ce qu'on va voyager sur Mars, Vénus et vers des étoiles lointaines ?

(※繰り返し)la répétition

これから31年経てば 地球も変わっているでしょう

Désormais trente et un ans passent,  la Terre aussi changera

誰でもみんなが幸せになり 平和に暮らしているかしら

Est-ce que tout le monde deviendra heureux et vivra en paix ?

(※繰り返し)la répétition

dimanche 29 novembre 2020

La bouffée de chaleur

Maintenant, la troisième vague du coronavirus frappe le Japon. Cependant, le gouvernement ne l'accepte pas. Est-ce qu'on peut franchir cette vague ? Je crois que la famille de mon frère ne pourra pas venir chez ma mère à la fin d'année. C'est la vie.

À propos, cet été, j'ai brusquement eu chaud de temps en temps. Lorsque j'étais chez ma mère, j'ai enlevé ma chemise et l'ai remise, cela s'est répété. J'ai dit à ma mère que j'avais instantanément chaud. Elle m'a dit que ce symptôme était provoqué par la ménopause, que c'était la bouffée de chaleur, et que j'avais vieilli. Je pensais que mon métabolisme de base devenait actif ou que ma circulation sanguine était bonne. C'est sacrément un gros malentendu. Je transpire parfois derrière le cou. La sueur ne s'égoutte pas, le cou est parfois moite. Alors, en me donnant un éventail à motif de camélia, ma mère a ajouté cette parole :"Utilise ça."

Auparavant, j'ai lu un article sur Internet, la consultation d'une femme de 45 ans y était présentée. Quand elle travaille dans son bureau, elle transpire beaucoup sous la climatisation en été. Elle prend souvent le téléphone. Comme sa paume ruisselle de sueur, cette femme essuie le combiné du téléphone chaque fois avec une serviette. Et puis, une collègue qui a la vingtaine lui dit: "Vous transpirez beaucoup." Cela blesse cette femme. Elle a estimé que cette collègue se moquait d'elle. Elle est honteuse. Finalement, elle a été absente seulement un jour. Par conséquence, elle ne voudrait pas tellement travailler.

En lisant cette consultation sur Internet, je me suis demandée pourquoi elle n'explique pas que cette transpiration est à cause de la ménopause. Est-ce que la ménopause est un tabou ? Dans mon cas, je déclare parfois la bouffée de chaleur. Comme il y a un politicien japonais qui a dit que les femmes étaient une machine à accoucher, est-ce que cette femme considère que les femmes qui entrent dans la ménopause sont abondonnées ? Les femmes touchées par la ménopause sont elles privées de leur l'identité de femme. Cela ennuie cette femme dans l'article de la consultation. Cette collègue qui a la vingtaine entrera dans la ménopause tôt ou tard. Maintenant, je comprends bien pourquoi ma mère disait souvent qu'elle avait chaud.

Lorsque j'étais jeune, un ami de lycée m'a dit qu'il ne savait pas parfois si j'étais femme ou homme. En écoutant cette parole, j'ai compris son idée. Parce que mon caractère est un peu masculin. Par exemple, il y avait un événement qui m'avait énervé, je voulais lancer des vélos dans la station de vélo ou des chaises contre le mur etc. Bien que j'aie vieilli, ce caractère violent ne change pas. Il m'apparaît toujours que quelque chose m'opprime. Et pourtant, j'aime le repassage. Mes mouchoirs et mes chemises sont toujours repassés. À travers ces choses contradictoires et incompatibles, cet ami m'a dit qu'il ne savait pas si j'étais femme ou homme. Mais, une amie a écouté cette parole, et elle l'a averti d'un air fâché que c'était impoli. En d'autres termes, cette amie a jugé qu'une femme qui n'est pas considérée comme une femme était minable. Personnellement, l'humanité est plus importante que le sexe. Je n'ai pas pensé que la parole de cet ami était misérable. Je me suis demandée si la féminité me manquait.

mercredi 25 novembre 2020

Ce qui est fait est fait

Lorsque j'écrivais l'article "La cantine scolaire", j'ai voulu ajouter une anecdote. Il y a un souvenir inoubliable qui concerne la cantine scolaire. 

À mes huit ans, comme ma classe était au premier étage, c'était embarassant pour mes camarades et moi de porter des récipients lourds et des assietes. Un jour, une amie et moi sommes allées aux toilettes du rez-de-chaussée avant le déjeuner. Quand nous montions l'escalier pour retourner dans notre classe, j'ai vu que deux camarades de l'équipe de la cantine emportaient un récipient de soupe. Une poignée de ce récipient a glissé d'une main d'un camarade, un autre camarade n'a pas pu équilibrer, et il chancelait. La soupe a été renversée et s'est écoulée sur l'escalier. J'étais pétrifiée à cause de ce spectacle. Quelqu'un a appelé notre enseginant. Ce camarade qui avait laissé glisser le récipient a commencé à pleurer. Il éprouvait de la responsabilité. L'enseignant a accouru sur place comme une ambulance. Il a dit qu'il fallait tout de suite nettoyer avec des chiffons et appeler plusieurs camarades en renfort. Finalement, environ un tiers des camarades ont essuyé l'escalier, l'équipe de cantine a dû servir le repas jusqu'à l'heure du déjeuner, d'autres camarades ont reçu le repas à la place de ceux qui nettoyaient l'escalier et de l'équipe de cantine. Ce jour-là, il n'y avait pas de soupe. J'ai cru que quelqu'un voulait s'en plaindre ou reprocher cela au camarade responsable de l'incident. Mais ce n'était pas un problème mortel. Cet événement était exactement comme "Ce qui est fait est fait".

vendredi 20 novembre 2020

Est-ce que nous avons besoin de la religion ?

J'ai lu un article sur Internet, un savant japonais religieux a écrit que la religion était en train de ne plus être nécessaire. Néanmoins, il y a encore des gens qui provoquent un attentat. Je ne pense pas tellement que la religion nous aide. 

Quant au meurtre de Samuel Paty, une question surgit pour moi. Selon des infos, cet enseignant a montré aux élèves des caricatures de Mahomet du journal Charlie Hebdo pour qu'ils apprennent la liberté d'expression. Pourquoi Samuel Paty n'a pas montré des caricatures d'autres religions ? On peut facilement trouver des caricatures de Jesus Christ et de Yahweh, et de Buddha etc. sur Internet. Il vaut mieux les traiter pareillement. La notion de "喧嘩両成敗 (Kenka ryouseibai)" n'existe pas dans le monde occidental ? "喧嘩両成敗 (Kenka ryouseibai)" veut dire que les deux parties sont à blâmer dans une querelle. C'est comme un match nul. On ne peut pas mesurer la supériorité ou l'infériorité des religions.

Réfléchissons au status quo, la religion ne sait pas quoi faire contre l'épidémie invisible. La prière soit la liberté personnelle. Moi aussi, je prie que le vaccin contre le coronavirus est inventé dès que possible et que l'épidémie s'achève. Même si un terroriste n'accomplit pas un acte de kamikaze, beaucoup de gens meurent à cause du coronavirus chaque jour. Je me demande si c'est en vain qu'un homme meurt pour la religion et la doctrine ou tue quelqu'un. Donc, tous les vivants sont tributaires de la mort.

Ici, présentons un film drôle "Tel Aviv on Fire" que j'ai récemment vu. Le protoganiste Salam qui a profité des relations de son oncle, travaille dans une station de télévision palestinienne. Pour l'instant, il corrige la prononciation de l'hébreu pour des acteurs dans un mélodrame palestinien "Tel Aviv on Fire". Salam qui habite à Jérusalem est palestinien et a la nationalité israélienne. Alors, il doit traverser le poste de contrôle tous les jours pour aller travailler à Ramallah. C'est embêtant.


Un jour, une parole de Salam cause un problème au poste de contrôle. Le commandant de l'armée israélienne interroge Salam. Salam ment en disant qu'il est scénariste du mélodrame "Tel Aviv on Fire". Ce commandant lui dit que sa femme adore ce mélodrame. Dès lors, Salam est arrêté chaque fois au poste de contrôle. Ce commandement israélien lui conseille l'uniforme militaire et le comportement du soldat israélien dans ce drame. Il lui donne des ordres sur le déploiement du drame. Finalement, il demande de lui faire jouer un rôle dans ce drame. L'échange entre ces deux hommes est comique. 

À propos du synopsis de ce mélodrame, dans les années 60, une femme palestinienne s'approche d'un général israélien en tant qu'espionne. Il tombe amoureux d'elle. À leur cérémonie de mariage, cette femme hésite à appuyer sur le bouton d'autodestruction qui est caché dans le bouquet de la mariée. La fin du mélodrame est un éclat de rire. 

En voyant la scène où ce commandant israélien demande à Salame d'emporter le houmous délicieux palestinien, je me suis demandée si le houmous était bon. À vrai dire, je n'ai jamais mangé ça. Maintenant, en écrivant cet article, j'ai faim.

samedi 14 novembre 2020

La cantine scolaire

Je suis allée voir une amie le mois dernier. Son fils a huit ans. En buvant du thé vert chez elle, j'ai demandé à son fils s'il était en service de cantine pendant une semaine. Il m'a répondu:"Oui !". De plus, "Combien de membres dans votre équipe ?" Sa réponse était "Six membres". Sa vie scolaire est presque la même qu'à mon époque. Mon amie m'a demandé pourquoi je lui ai posé ces questions. C'est parce que ma mère m'a dit que la cantine de l'école primaire au Japon était louée par les étrangers. Lorsque je l'ai entendu, je me suis demandée si le menu de cantine était varié. Et alors, j'ai vérifié ces informations sur Internet.

D'abord, des étrangers s'étonnent qu'une équipe de cinq ou six écoliers servent le déjeuner. Ce spectacle est ordinaire pour moi. À l'école, non seulement les élèves étudient, mais aussi ils nettoient et servent les repas. Dans les pays étrangers, les élèves étudient seulement. On considère que la discipline est pratiquée à la maison. 

Expliquons brièvement le processus de servir le déjeuner par une équipe. Celle-ci change chaque semaine. Il y avait six équipes dans une classe à mon époque.

1) Après avoir fini la période 4 (une période est 45 minutes au Japon), les membres de l'équipe de cantine dans la classe se lavent les mains tout de suite, et ils mettent un tablier, un masque et un chapeau chef.

2) En général, ils vont ensemble à la salle de cantine où des cuisinières préparent les repas. Dans mon école primaire, le déjeuner que les cuisinières ont préparé dans un centre de cantine scolaire est transporté par camion. Pendant ces minutes, les camarades mettent les tables en place pour chaque équipe dans la salle de classe.

3) Les membres de l'équipe de cantine portent des assiettes, des récipients (de la soupe, des repas, du pain ou du riz et des briques de lait) pour leur classe. De temps en temps, l'enseignant aide ces membres et les dirige. Dès qu'ils reviennent à leur classe, ils les posent sur des tables de cantine que plusieurs camarades ont disposés. Les camarades de classe font la queue pour recevoir leurs repas. Un membre de l'équipe de cantine verse la soupe, un autre membre verse des repas, un autre donne un pain et une brique de lait aux camarades.

4) Après cette distribution, deux écoliers qui sont de garde aujourd'hui, sont debouts devant le tableau noir et disent "いただきます (Itadakimasu est comme "bon appétit")" aux camarades. Ensuite, les camarades répondent "いただきます (Itadakimasu)".

5) En général, l'enseignant prend le déjeuner dans sa classe. En faisant la conversation avec une équipe qui change chaque jour, l'enseignant mange ensemble pour observer le comportement des élèves.

6) Après avoir pris le déjeuner, les écoliers débarassent la table, les membres de l'équipe de cantine portent les assiettes ramassées et les récipients vides dans la salle de cantine. Les autres camarades déplacent leurs tables et chaises à l'arrière dans la classe. Chaque équipe commence à nettoyer les lieux dont elle est chargée. Les membres de l'équipe de cantine reviennent dans la classe et se mettent au nettoyage.

Lorsque j'étais en service de cantine pendant une semaine, j'étais affairée. Est-ce que vous estimez que ce processus est comme l'armée ? Toujours, une coopération est imposée aux écoliers dans le comportement de l'équipe. Et pourtant, le gouvernement juge que c'est important pour mener la vie sociale et cultiver une conscience collective. La formation sociale fonctionne normalement, on pense que le taux de crimes diminue, que l'ordre public devient paisible et que la productivité augmente dans une usine et un bureau etc. Autrement dit, il souhaite que le peuple japonais soit docilement contrôlé par l'État. Tout à l'heure, j'ai vu une vidéo sur ce processus de la cantine scolaire à l'école primaire avant le covid-19. Je me suis rendue compte que les Japonais s'habituent à porter un masque lors de ce service de cantine. L'enseignant ne prend pas le déjeuner dans la salle des professeurs, cela aussi étonne les étrangers. La cantine scolaire se situe dans le cadre de l'éducation. Alors, l'enseignant dirige pour faciliter l'autonomie des élèves lors du déjeuner. 

Quant au menu, un nutritionniste tient compte du budget et de la nourriture indispensable pour les écoliers, et il décide du menu. L'enseignant distribue aux élèves le programme des menus d'un mois. En voyant ce papier, j'ai souvent cherché mes repas favoris.

vendredi 6 novembre 2020

Le village Meiji


Je suis allée au village Meiji le mois dernier. Parce que j'ai lu le roman "Les coquelicots"(en japonais) de Natsume Sōseki l'année dernière. Je voulais visiter encore une fois la maison de Natsume Sōseki dans le village Meiji.

Un jour, je l'ai dit à ma mère. Elle m'a demandé si j'y allais toute seule. Je lui ai répondu: "Oui !" Ma mère m'a dit que comme le terrain du village Meiji était très grand, une personne suspecte pouvait se cacher derrière des fourrés, et qu'il était possible qu'elle me kidnappe. J'ai pouffé. Son imagination était fertile. Je ne suis pas jeune. Ce n'est pas nécessaire de s'inquiéter. Ma mère a ajouté qu'une femme française (Tiphaine Véron) avait disparu près de Nikko dans la préfecture de Tochigi en 2018. Elle n'a pas encore été retrouvée. Nous avons discuté sur cela. Cette Française a dû penser que les Japonais étaient plus gentils que les Français. Mais, ça dépend des gens. Est-ce qu'elle manquait de vigilance ? On ne sait pas. Je souhaite qu'elle soit retrouvée dès que possible.

Et alors, ma mère et moi avons visité le village Meiji. Expliquons le village Meiji. Des bâtiments de l'ère Meiji (1868-1912) ont été ramassés et déplacés dans le village Meiji. C'est comme un musée et un parc à thème architectural. Lorsque j'étais jeune, je suivais le cours de français à l'alliance française. Un professeur a dit aux élèves qu'il était allé au village Meiji, et qu'il avait été déçu. C'est normal. Comme la majorité des bâtiments dans ce village imite le style architectural occidental, cela n’intéresse pas les occidentaux. Dans leur pays, ils voient de tels bâtiments tous les jours, et ils veulent voir plutôt des bâtiments orientaux. Et pourtant, il y a plusieurs maisons japonaises dans ce village.

Mon but est de voir la maison de Natsume Sōseki et Mori Ōgai. En 1890, Mori Ōgai a loué cette maison pendant un an. Et après, Natusme Sōseki l'a loué pendant six ans. Sōseki a écrit le roman "Je suis un chat" ici. On peut regarder son bureau. Mais, cette maison n'est pas grande. Une petite porte de chambre pour le chat est instalée. Le protagoniste du chat a traversé cette porte, il marchait dans la maison.


膳(zen)
J'ai imaginé que la famille de Sōseki avait vécu ici. La cuisine de la maison est petite, un foyer est équipé. Ma mère a dit que lorsqu'elle était petite, la cuisine de sa vieille maison était comme ça. En voyant plusieurs Zen (膳=une petite table basse pour le repas) dans le placard, ma mère a dit encore que chaque maison avait un emsemble de Zen autrefois.


Ce qui m'a intéressé, c'est l'Engawa (縁側). Je ne peux pas bien l'expliquer. Selon l'explication de Wikipédia, l'Engawa est une bande de sol suspendue généralement en bois et se trouvant juste devant la fenêtre ou les volets des pièces dans les maisons traditionnelles japonaises. Comme j'ai vieilli, j'estime qu'une maison traditionnelle japonaise avec Engawa est merveilleuse. À l'époque de ma grand mère, l'Engawa était utilisé souvent. En buvant du thé, on bavarde avec des voisins ou des membres de la famille dans l'Engawa, on s'y prélasse au soleil. J'ai vu parfois que ma grand mère se reposait distraitement dans l'Engawa. Avec le temps, un tel spectacle est en train de se perdre. C'est dommage.

samedi 31 octobre 2020

La sérotonine

Est-ce que la troisième vague du covid-19 arrive ? En hiver, il est facile d'attraper un rhume, une grippe et un coronavirus à cause de l'air sec et de la température de base. C'est importun. Au Japon, le suicide a augmenté au cours de ces derniers mois, le nombre de faillites aussi. L'économie est maintenant en récession. L'avenir opaque nous angoisse. Chaque fois que je vois l'information d'une personne qui a sauté sur une voie ferrée et a été écrasée par un train, cela me terrasse. 

Lorsque j'écrivais "L'introversion japonaise", un article que j'avais lu sur Internet a surgi à mon esprit. Est-ce que vous connaissez le transporteur de la sérotonine ? Ce gène a deux types ("S" et "L"), le type "S" sécrète la sérotonie moins que "L". Et puis, il y a trois combinaisons de ces deux types; "SS", "SL" et "LL". Le gène type "SS" a la nature pessimiste, "LL" optimiste, "SL" est moyen. Selon des recherches, 65 % des Japonais ont le gène "SS", 32 % ont "SL" et 3.2 % ont "LL". Donc la majorité des Japonais a tendance à être facilement anxieux. Probablement, j'ai le gène "SS". Je ne pense pas tellement que cela s'arrangera. Dans Tonarigumi que j'ai écrit il y a dexu mois, j'expliquais le comportement docile de Japonais, je me demande si ce facteur génétique pousse aussi les Japonais à porter un masque et ne pas tellement sortir dehors. 

À propos, j'ai eu envie de lire le livre "La Sérotonine"(en japonais) de Michel Houellebecq grâce à l'article sur le transporteur de la sérotonine dont je me suis souvenue. L'année dernière, ma mère a emprunté ce roman à la bibliothèque. Car il a été simplement présenté dans le rayon de nouveaux livres. Dans cette présentation, peut-être il y avait une phrase d'explication: "Le mouvement des gilets jaunes a été pressenti dans ce roman." Cet écrivain n'est pas prophète, mais le roman reflète toujours la société à travers des événements historiques et ses propres anecdotes. Cela m'intéresse. En lisant le roman contemporain, on réfléchit au monde et au temps qu'on vit maintenant. En lisant le roman classique, on se rend compte que le sentiment des humains ne change pas à n'importe quelle époque.

L'impression de ma mère sur ce roman était qu'il y avait un peu trop de descriptions sexuelles. La vie et le sexe sont inséparables. Je pense que c'est son style d'écriture. Après avoir lu ce roman, "vivre" casse le moral. Le protagoniste Florent, 46 ans, est ingénieur agronome. Sa petite amie japonaise Yuzu travaille dans la maison de la culture du Japon à Paris. Par hasard, Florent sait qu'elle fait la promiscuité sexuelle. Non seulement cette chose, mais aussi un désespoir insondable envahit Florent. Est-ce qu'il est misanthrope ? Il lui semble que la vie est aride. Plusieurs anciennes copines embellissent son souvenir. Jadis il a dû être heureux. Florent va voir son ami de l'université Aymeric qui est issu d'une famille aristocrate. Maintenant il est agriculteur. Il poursuit l'agriculture idéale, mais c'est presque un échec. Sa femme et son enfant le quittent. Finalement il se suicide comme les parents de Florent. Florent attend lentement sa propre mort.

L'environnement de Florent n'est jamais déshérité, c'est plutôt au-dessus de la moyenne. Pourquoi mène-t-il une telle vie fade au point de prendre un antidépresseur ? La majorité des agriculteurs subissent la vague de la mondialisation comme Aymeric. Cet ingénieur agronome Florent ne peut pas protéger l'agriculture française. Le mouvement des gilets jaunes se produit, mais la loi du marché n'est pas bouleversée, c'est comme un travail de Sisyphe. On dit que le coronavirus révèle remarquablement la disparité économique à l'échelle mondiale. Même si une guerre est déclenchée, une épidémie est répandue, la classe hyper riche peut encore s'enrichir grâce à cela. Cette réalité gît incontestablement devant nous.

vendredi 23 octobre 2020

C'est un moyen optimal

En lisant le livre "Le Perroquet de Flaubert", probablement, j'ai connu pour la première fois le nom de David Hockney, Chateaubriand, Thackeray et Roland Barthes etc. dans ce roman. Comme Internet n'avait pas encore été inventé, je n'ai pas pu consulter tout de suite. L'époque actuelle est bonne et pratique. Mais il me semble que le nombre de lecteurs n'augmente pas. L'époque a changé.

Lorsque j'écrivais l'article "Le Perroquet de Flaubert", je me suis rappelée plusieurs films. Dans ce roman "Le Perroquet de Flaubert", Flaubert visite la tombe de Chateaubriand à Saint-Malo. J'ai vu cette tombe dans une scène de film français "L'avenir". Une famille la visite pendant des vacances. Le père et la mère sont professeurs de philosophie. Les parents de la réalisatrice Mia Hansen-Løve sont aussi professeurs de philosophie. Lorsqu'elle était petite, elle a dû y aller avec sa famille. La tombe a été bâtie avec un beau panorama. Chateaubriand a désiré cet endroit, est-ce qu'il y avait cette chose dans son testament ? Néanmoins, je n'ai pas lu des livres de Chateaubriand. Ça a l'air difficile.

Auparavant, j'ai écrit que je n'avais pas pu comprendre pourquoi "Madame Bovary" était un chef-d'œuvre ? Alors, j'ai vu le film "Gemma Bovery" d'Anne Fontaine il y a quelques années. Je veux voir parfois des films dans lesquels Fabrice Luchini joue. Dans ce film "Gemma Bovary", il joue le rôle du boulanger Martin qui habite à la campagne de Normandie. Il est marié et a un fils. Un couple déménage à côté de sa maison. Dès que Martin sait que l'épouse anglaise de ce couple s'appelle Gemma Bovery, cela le fait danser de joie dans son cœur. Comme Martin travaillait autrefois dans une maison d'édition, il lui recommande de lire "Madame Bovary". La femme de Martin sait qu'il est attiré par Gemma. Dans l'imagination fertile de Martin, la réalité se déroule comme dans le roman "Madame Bovary". Accidentellement, cela se réalise. Alors, Martin s'inquiète de la mort de Gemma comme Emma. Il essaie de l'empêcher. C'est très comique. Mais, un pain que Martin a fait, déclanche la mort de Gemma. Le mari de Gemma quitte la Normandie. À la fin, le fils de Martin annonce à Martin: "Un couple s'installe à côté de nous. Leur nom de famille est Karénine." Martin va saluer ce couple. Il dit à cette dame qu'elle parle bien le français. C'est une blague de son fils. Parce qu'elle est Française.


Présentons un autre film "Dans la maison" de François Ozon, la rentrée au lycée Gustave Flaubert commence, le professeur Germain (Fabrice Luchini) donne un devoir de rédaction sur le week-end à ses élèves. En notant leur rédaction chez lui, Germain se lamente qu'ils sont pire. Toutefois une rédaction qu'un élève Claude a écrite n'est pas mal, il donne dix-sept points. Il la lit à sa femme. Ce contenu est que Claude taquine son camarade Raphaël et sa mère. Germain donne un devoir de rédaction sur le week-end chaque semaine. Claude écrit des rédactions sur la famille de Raphaël comme un roman-feuilleton chaque semaine. Car il est tuteur de Raphaël pour l'instant. Germain le conseille sur la méthode du roman pour écrire. Claude lui demande pourquoi il est concerné. Germain lui répond qu'il est chargé de sa classe et veut simplement coopérer. Peu à peu, le contenu de ses rédactions manipulent Germain.

Un jour, Claude lui dit que si Raphaël ne peut pas avoir une bonne note dans l'examen prochain en mathématique, Claude est licencié en tant que tuteur de Raphaël, et il ne peut pas continuer à écrire des rédactions. Germain lui conseille de les écrire, en imaginant la suite. Mais Claude dit que c'est impossible. Germain perd la raison et vole le papier de solution de cet examen dans la salle des professeurs. Dès lors, le déploiement de cette histoire est drôle. Les spectateurs et Germain aussi ne savent pas si ces rédactions de Claude sont vrais ou imaginaires. La frontière de la réalité devient ambigue.


Dans la scène finale, Germain et Claude s'assoient sur le banc. En observant deux femmes qui se disputent sur la véranda dans un appartement, ils imaginent la relation de ces femmes et leurs anecdotes. Après avoir vu ce film, j'ai pensé que Claude était l'alter ego de Germain, et que Germain avait écrit cette histoire du film.

Franchement, cette scène finale m'a évoqué des souvenirs dans un aéroport étranger. Car j'ai fait du doublage en réalité avec mes amies. Par exemple, il y a une fille et son père devant une amie et moi. Ils discutent d'une chose, nous faisons le doublage, en imaginant le contenu de leur conversation et regardant leur mouvement de la bouche. Comme ils sont étrangers, nous ne pouvons pas comprendre ce qu'ils disent. Et aussi, ils ne savent pas que nous faisons le doublage. Cette improvisation est amusante, mes amies et moi avons fait souvent le doublage dans des conditions réelles. C'est un moyen optimal pour tuer le temps pendant la correspondance dans un aéroport étranger.

samedi 17 octobre 2020

Le Perroquet de Flaubert

J'ai fini la lecture de "Le Perroquet de Flaubert" (en français) de Julian Barnes. L'année dernière, lorsque mon prof est retourné en France, il a acheté deux livres ("Le Perroquet de Flaubert" et "Où en sommes-nous ?") que je lui avais demandé d'acheter.

Auparavant, en me montrant le livre "Une fille, qui danse" de Julian Barnes, ma mère m'a dit que ce livre n'était pas mal, cet auteur a été couronné du prix Booker. Je lui ai répondu: "Ah, c'est bien, il a enfin pu obtenir le prix Booker". Cette parole l'a étonnée. Elle m'a demandé si j'avais lu ses autres romans. Tout à fait. Lorsque j'étais lycéenne, j'ai lu "Le Perroquet de Flaubert", "Le Soleil en Face" et "Une histoire du monde en 10 chapitres 1/2". Je n'ai pas fait exprès de lui rapporter toutes ces lectures. Et pourtant, je n'ai pas pu tellement me souvenir de ses contenus. Le film "À l'heure des souvenirs" est basé sur ce roman "Une fille, qui danse". Ma mère l'a vu et m'a dit que le roman était mieux que le film. C'est le réalisateur du film "The Lunchbox" sur lequel j'avais écrit en 2019, Ritesh Batra qui a tourné "À l'heure des souvenirs". Mais je ne l'ai pas encore vu.

Quant au roman "Le Perroquet de Flaubert", en le lisant, je me suis demandée si c'était vraiment le genre "roman". À mes 16 ans, j'avais l'impression que ce roman était bizarre. Je ne connaissais que le nom de cet auteur, Gustave Flaubert. Je n'avais pas encore lu "Madame Bovary". Cela peut paraître étrange, mais cette lecture ne m'a pas lassé, sans connaissance sur Flaubert. Ce qui m'a intéressé, c'est une expression dans le chapitre Ⅱ CHRONOLOGIE: "1852 Quelle mauvaise chose que la vie, n'est-ce pas ? C'est un potage sur lequel il y a beaucoup de cheveux, et qu'il faut manger pourtant." C'est plein d'ironies et une métaphore admirable. On peut percevoir le signe de l'esprit désabusé. J'ai pouffé, mais il a raison. L'amertume de la vie est représentée. Charles Baudelaire a écrit: "Cette vie est un hôpital où chaque malade est possédé du désir de changer de lit." Carrément, l'expression de Flaubert m'a plu davandage que celle de Baudelaire.

À mes 16 ans, grâce à "Le Perroquet de Flaubert", j'ai su que "Le dictionnaire des idées reçues" était satirique, cela m'a tenté. Mais je ne le lis pas encore. Il n'y a personne qui m'a recommandé "Le dictionnaire des idées reçues" jusqu'à maintenant. À vrai dire, bien que j'aie lu "Madame Bovary" il y a plus de dix ans, j'ai pensé que c'était simplement le roman de l'adultère. Pourquoi ce roman est un chef-d'œuvre ? Je n'ai pas pu comprendre. Le sens de la littérature me manque peut-être. Si je le lis en français, est-ce que mon avis changera ? Je crains de ne pas parvenir à comprendre son style minutieux.

À propos du chapitre Ⅵ "LES YEUX D'EMMA BOVARY", lorsque vous lisiez ce roman, est-ce que vous avez remarqué que la couleur de ses yeux avait changé ? Je ne le savais pas. De telle contradiction arrive souvent dans des films. De temps en temps, elle est l'astuce dans un film à suspense. Cependant, on le remarque ou pas. Cela n'a pas de rapport avec le progrès de l'histoire dans les films, on peut savourer les films. La couleur des yeux d'Emma m'était égale. La vie conjugale ennuie Emma, elle aspire à la vie libre et brillante. Malheureusement, elle marche sur le chemin de la ruine. Le changement de son cœur intérieur m'a attiré. Julian Barnes déclare dans "Le Perroquet de Flaubert": "Je ne peux prouver que les lecteurs profanes apprécient plus les livres que les critiques professionnels, mais je peux vous dire un avantage que nous avons sur eux; nous pouvons oublier." Comme il est écrivain, cette phrase est engendrée ? Ou c'est son souhait ? Et pourtant, cela me raassure. Car cette idée m'autorise la lecture disponible de ce roman "Le perroquet de Flaubert". L'écriture de Julian Barnes est parfois comme un essai et une critique littéraire, il devient le personnage de Louise Colet et écrit sur Flaubert. C'est très agréable. Il a étudié la littérature française à l'Université d'Oxford. J'ai suffisamment considéré qu'il avait un grand respect pour Flaubert. Le cadre de la formule existante du roman est enlevée, cet écrivain continue à s'interroger sur ce qu'est le roman.

Maintenant, le perroquet de la nouvelle "Un cœur simple" me tente, je veux la lire un jour.

vendredi 9 octobre 2020

Yoroboshi

Après le dernier cours de français, j'ai vu la représentation de Nô "弱法師 (Yoroboshi)" sur webdiffusion. C'était une chance qu'elle était gratuite. J'ai vu cette pièce à la télé et au theâtre de Nô. Est-ce que le Nô peut survivre sous la situation du coronavirus ? J'utilise "Yoroboshi" dans mon blog, car cette pièce me fascine.

Dans le roman "Le Pavillon d'or", il y a ces phrases: "Il m'évoquait le paysage merveilleux que, dans le Nô intitulé "Le Prêtre Yoro", Shuntokumaru découvre pendant l'illumination bouddhique. À travers la nuit de ses yeux morts, il voit les reflets du couchant se jouer sur la mer Namba; il voit, sous un ciel sans nuages, embrasées par le soleil du soir, les îles Awaji, Eshima, le rivage de Suma et d'Akashi, et jusqu'à la mer de Kii." Le héros Mizoguchi se superpose au sentiment de Yoroboshi. Mishima Yukio a écrit "Cinq nôs modernes". En lisant cette partie l'année dernière, je voulais voir encore une fois cette pièce "Yoroboshi". Mishima s'est référé à cinq pièces de Nô (Le Tambour de Soie, Yoroboshi, Kantan, Hanjo, Aoi), il a créé de nouveau ces pièces pour le théâtre moderne. Le livre "Cinq nôs modernes" est traduit en français par Marguerite Yourcenar. Cela m'a surprise. Où est-ce qu'elle a appris le japonais ?

La pièce "Yoroboshi" a été écrite par Motomasa qui est le fils de Zeami. Il a écrit aussi la pièce "Sumidagawa" sur laquelle j'avais écrit en 2018. L'intrigue de "Sumidagawa" est qu'une mère cherche son fils, finalement il est déjà mort. C'est une histoire triste. Celle de "Yoroboshi" est qu'un père cherche son fils. Heureusement, il y réussit, mais je me demande si c'est vraiment un dénouement heureux.

Comme il faut expliquer cette raison, présentons ce synopsis en détail. Toshimichi a cru à la calomnie d'autrui sur son fils Syuntokumaru et l'a expulsé. Et pourtant, il le regrette et visite le temple Tennouji qui se trouve à Osaka afin de prier pour le confort d'ici-bas et dans l'au-delà pour son fils. Il fait des aumônes pendant sept jours dans ce temple. Lors du dernier jour, un mendiant aveugle Yoroboshi apparaît et fait la queue pour recevoir des aumônes.

À vrai dire, Yoroboshi est Syuntokumaru. Plusieurs pétales de prune tombent sur la manche de Yoroboshi. Bien qu'il ne puisse pas les voir, il aime l'odeur de prune et voit ce spectacle avec le cœur. Son père Takayasu lui dit que cette attitude est aussi une sorte d'aumône. Yoroboshi approuve sa parole et admire le bouddhisme, et il lui explique l'origine du temple Tennouji. Takayasu s'aperçoit alors que Yoroboshi est son fils, et il hésite à se confier à son fils. Puis, il attend le coucher de soleil. Takayasu lui recommande l'idée de 日想観 (Jissoukan/Nissoukan). 日想観 (Jissoukan/Nissoukan) veut dire la méditation qu'en voyant le soleil couchant, on pense à la terre pure qui est le paradis de l’Ouest. Yoroboshi se souvient du paysage de Namba (qui est une ville à l'ouest de ce temple). Cette scène est la partie du roman "Le Pavillon d'or" que j'ai montrée au début de cet article. Yoroboshi devient frénétique petit à petit finalement il trébuche. L'aveuglement accable Yoroboshi. Lorsque la nuit tombe, Takayasu confie à Yoroboshi qu'il est son père. Yoroboshi éprouve de la honte et essaie de fuir. Son père le suit et lui prend la main, ils retournent ensemble dans leur ville natale.


En apparence, il me semble que c'est une bonne histoire. Néanmoins, bien que le père s'aperçoive que Yoroboshi est son fils, pourquoi il ne le lui avoue pas tout de suite ? Est-ce qu'il n'est pas ravi de le revoir ? Comme Yoroboshi est devenu mendiant et aveugle, son père en a honte et attend le soleil couchant pour la confidence. Ce père a accepté sans réfléchir la calomnie d'autrui et a expulsé son fils, c'est la trahison envers son fils. Est-ce que la confiance entre le père et le fils est rétablie ? Je ne peux pas m'empêcher d'y penser. À propos, cette pièce est généralement représentée au printemps. Cette fois, on est en automne, c'est dommage. Je veux la voir au printemps prochain.

samedi 3 octobre 2020

Il ne faut pas oublier

Cet été était chaud. Alors, ma mère a acheté plusieurs bouteilles de Kirin Lemon (soda). C'est rare. Je lui ai demandé pourquoi elle les avait achetées. Elle m'a répondu que c'était bon marché, il faisait chaud. En buvant cette boisson, je lui ai dit: "Tu n'a pas tellement acheté de soda, lorsque j'étais petite". Elle m'a répondu qu'il allait nuire au corps. Ma famille n'était pas riche, j'ai cru que ma mère hésitait à acheter des boissons gazeuses.

Dans mon souvenir, je buvais du thé d'orge pendant l'été à cette époque. Comme le thé d'orge ne contient pas de caféine, c'est bon pour les enfants. Après avoir bu du soda, ma bouche devient instantanément fraîche grâce à cette boisson. Mais le goût de sucre restait sur ma langue. Finalement, je voulais boire du thé comme d'habitude.

L'habitude depuis l'enfance est terrible. Pour l'instant, je n'achète pas tellement de soda. Il y a quelques mois, ma mère a connu sur Iinternet le livre "Fat Chance: Beating the Odds Against Sugar, Processed Food, Obesity, and Disease" de Robert H. Lustin, et elle l'a lu. Et après, elle m'a recommandé le film documentaire "Sugarland". En utilisant des images drôles, ce film explique facilement que le sucre est comme une sorte de drogue.

D'abord, le réalisateur australien Damon Gameau expérimente lui-même pendant deux mois, il prend 160g de sucre que les Australiens consomment en moyenne chaque jour. Ce film est la version sur le sucre de "Super size me". Avant cette expérimentation, il est mince, sa tendance de repas est bienfaisante. Mais il n'est pas végétalien. Ce qui m'intéresse, c'est que ce réalisateur prend presque les mêmes calories de repas que celles d'avant. Il évite la malbouffe, les gâteaux, et il prend plutôt positivement des aliments qu'on dit généralement sains. Par exemple, les céréales, le yagourt faible en matière grasse, et la boisson enrichie en vitamines. Néanmoins, il a grossi de 8.5 kg. Quant à son test de sang, le chiffre de glycémie, ALT et graisses neutres augmente. Ce résultat est le symptôme initial du diabète. En outre, une vérité est dévoilée. Lors de l'étape d'invention d'un nouveau produit, l'entreprise alimentaire cherche le point de félicité. Donc, combien de grammes de sucre donnent une euphorie aux consommateurs. La quantité appropriée de sucre est décidée et utilisée dans le nouveau produit.

De plus, les grandes entreprises alimentaires subventionnent des professeurs scentifiques pour des recherches. De temps en temps, ces professeurs écrivent des thèses et rapports qui concernent les articles vendus par ces entreprises en échange des subventions reçues, et ils confirment scientifiquement que ces articles n'influencent pas tellement la santé de notre corps. Dans le film, Hugh Jackman présente brièvement l'histoire du sucre. Je voulais en savoir encore plus, j'ai lu "L'histoire mondiale de sucre" du Kawakita Minoru.


Avant le XIVème siècle, le sucre est considéré comme une sorte de médecine. C'était très précieux. Dès lors, des plantations de sucre sont répandues par les Européens. Selon l'explication du livre, le thé avec sucre était à la mode parmi les nobles en Angleterre. Les deux éléments étaient le symbole de la richesse. Le complexe de supériorité envers les autres promeut le capitalisme sans cesse. Lors de la révolution industrielle, beaucoup d'ouvriers d’usines prennent du thé avec sucre pendant le repos. C'est efficace pour obtenir subitement de l'énergie, et la caféine rafraîchit le cerveau des ouvriers. La consommation de sucre était le baromètre des pays développés. De nos jours, c'est l'inverse. L'obésité devient ironiquement un mal. Il ne faut pas oublier qu'il y avait et a encore beaucoup d'esclavages pour le système de plantation.

vendredi 11 septembre 2020

L'introversion japonaise

Je voulais écrire la raison pour laquelle le chapitre "Les sociétés souches: l'Allemagne et le Japon" dans le livre "Où en sommes-nous ?" d'Emmanuel Todd qui m'a intéressé. À vrais dire, je ne savais pas que l'Allemagne était la société souche jusqu'à ce que je lise ce livre. Lorsque j'étais collégienne, un professeur a raconté dans un cours, que la superficie de l'Allemagne et celle du Japon était presque la même. Après la Seconde Guerre mondiale, bien que ces deux pays aient été défaits, ils se sont développés. Pourtant, j'ai pensé à cette époque que sur le plan religieux et climatique, c'était très différent. Je ne connaissais pas le mot "le système familial".

Cette fois, en lisant ce chapitre, je me suis demandée si la famille souche était attribuable à la dictature d'Hitler, au militarisme japonais et à la révérence envers l'empereur en tant que Dieu. Une personne symbolique comme le père apparaît et dirige dans la société, est-ce que le peuple de famille souche obéit docilement à cette personne ? Comme que l'a dit Hannah Arendt autrefois la banalité du mal se propage dans n'importe quel pays, on ne pourrait pas affirmer cette hypothèse. Cependant l'Allemagne et le Japon sont acharnés à vaincre dans le marché mondial du capitalisme après la Seconde Guerre mondiale, comme s'ils dépendaient de la loi du marché à la place du dictateur ou du militarisme. Le taux de natalité est bas dans ces deux pays, ils affrontent la diminution de la population démographique. Emmanuel Todd mentionne que ces deux pays prennent des mesures différentes, c'est l'extraversion allemande et l'introversion japonaise.

Lors de la guerre civile en Syrie, beaucoup de réfugiés ont afflué vers l'Europe. Comme vous le savez, l'Allemagne a positivement accepté des réfugiés avec l'aide humanitaire. Probablement, c'est une raison pour compléter la diminution de la population productive, car le coût de la main-d'œuvre est moins cher que celui des Allemands. Il y a plusieurs mois, j'ai vu le film allemand "Willkommen bei den Hartmanns" sur DVD, le contenu du film est qu'une famille allemande accueille un réfugié, la différence culturelle est drôlement décrite. Le préjugé chez les Allemands contre les réfugiés fond petit à petit. L'histoire attendrit le cœur des spectateurs. En 2016, ce film a connu un grand succès en Allemagne. Mais la réalité est cruelle. Il n'est pas impossible qu'un attentat comme celui contre Charlie Hebdo survienne. Je me suis demandée si ce film est une propagande dans un certains sens.

Par contre, le Japon recrute des étrangers au nom du programme de formation technique des stagiaires, et ils travaillent temporairement au Japon. Je pense que ce système est un nouvel esclavage. Lorsque deux stagiaires étrangers récoltaient des laitues le mois dernier, ils sont morts à cause d'un foudroiement. L'accident du travail s'applique-t-il ? 

Auparavant, j'ai écrit sur "You は何しに日本へ ? (Vous êtes venus pour faire quoi au Japon ?)", cette émission reflète l'introversion japonaise. Il me semble que cette émission fait excessivement des louanges sur la culture japonaise. L'obligation du port du masque se répand dans l'espace public en France, il y a des gens qui revendiquent la liberté du port du masque. J'ai vu cette information. Au Japon, la majorité du Japonais portent spontanément un masque. Pourquoi ? Le ministère japonais des finances a parlé du haut niveau des comportements sociaux chez les Japonais. Cette parole a un penchant au narcissisme. Je suis sceptique. L'alignement des individus est respecté, peut-être de nombreux Japonais considèrent qu'attraper le coronavirus est de leur responsabilité. Mais ils s'imposent de ne pas risquer d'infecter quelqu'un et d'être infecté par quelqu'un. 

Malheureusement, la police de contrôle de soi nous surveille. Ce n'est pas une vraie police. Par exemple, un habitant a collé une affiche sur la porte d'un café, une phrase a été écrite: "Arrêtez un petit concert dans votre café." Ce concert était pour la webdiffusion, il n'y avait pas de spectateurs. Cette nouvelle a été diffusée à la télé. Des événements similaires sont survenus partout. Cela m'a évoqué 隣組 (Tonarigumi = une association de voisinage où un petit groupe d'habitants dans un quartier se surveille multielement pour vérfier s'ils ont des idées anti-guerre sous la Seconde Guerre mondiale. L'association de voisinage a été préconisée par le gouvernement japonais. Son origine remonte à l'époque d'Edo. C'est 五人組(goningumi). Cinq habitants d'un groupe se chargent de la responsabilité solidaire pour payer l'impôt foncier annuel. Ces deux systèmes n'existent plus de nos jours. Néanmoins, un idéal d'homogenéité du corps social s'effectue par l'éducation après la guerre. Comme l'école appartient à l'espace public, on est radicalement discipliné, "Sois calme, ne pas agacer les autres dans la classe". J'ai écrit sur cela dans l'article "Le rangement est sur le tapis ?" en 2015.

Lorsque j'ai vu des infos sur le meurtre du chauffeur de bus à Bayonne, cela m'a choqué. Quel horrible incident. Le chauffeur dit aux passagers: "Portez un masque, s'il vous plaît", c'est tout à fait normal. Je ne peux pas comprendre que trois jeunes hommes l'ont agressé. Dans le cas du Japon, ces trois jeunes hommes sont plutôt froidement dévisagés par les autres passagers dans le bus, et pire encore, si plusieurs passagers sont robustes, il est possible que ces trois jeunes hommes subissent un lynchage par eux ou tous les passagers dans le bus. Je pense que le port du masque est mieux que le bombardement. L'alignement des individus fonctionne parfois en bien ou en mal. Est-ce que l'introversion japonaise est accélérée dans la situation du coronavirus ?

samedi 5 septembre 2020

Angst

La chaleur me rend faible. Alors, je suis allée au cinéma pour voir le film autrichien "Angst". Ce contenu est basé sur un meurtre réel en 1980. Je me suis demandée si quelques images du film allaient me faire frissonner, cette chaleur s'atténuera temporairement pour moi.

Quand je suis arrivée au cinéma après mon travail, un employé a mesuré ma température avec un thermomètre sans contact. Il m'a dit que j'avais de la fièvre. Cela m'a étonnée. Ce matin-là, ma température était 36.4℃. Est-ce que j'ai attrapé le coronavirus ? C'était l'angst dans un sens. J'ai fait du vélo rapidement. C'est à cause de cela. L'employé m'a proposé de prendre le frais sous la climatisation dans la salle d'attente et de mesurer encore une fois ma température dans cinq minutes. Finalement, elle était 36.6℃ sans problème.

À vrai dire, un institueur a dit à ma mère à mes dix ans: "Lorsque votre fille a oublié d'apporter des crayons de couleur, elle me l'a gravement rapporté. En riant, je lui ai répondu qu'elle emprunte des crayons de couleur à quelqu'un ou revenir chez elle pour les prendre. Elle a tendance à saisir négativement des choses." Maintenant aussi, ce tempérament ne change pas.

À propos de l'intrigue du film "Angst", le protagoniste sort de la prison, après avoir purgé sa peine. Il commence déjà à chercher des proies dans un café annexé à la station de gaz. Et puis, il prend un taxi, le chauffeur lui demande comme d'habitude: "Où est-ce que vous voulez aller ?" Le protagoniste lui répond: "D'abord tout droit". Peu de temps après, il essaie d'étrangler le chauffeur. Mais c'est un échec. Il s'enfuit et court dans une forêt.


Par hasard, il trouve une maison qui le fascine, car cette maison isolée est adéquate pour tuer quelqu'un. Il fouine autours de la maison, ensuite il casse la fenêtre pour entrer et vérifier si quelqu'un y habite. En marchant avec prudence, il observe attentivement l'intérieur de chaque chambre. Son intuition est confirmée. Il y a des signes des habitants. Tout à coup, un homme en fauteuil roulant apparaît devant le protagoniste. Il lui adresse une parole bizarre "Papa". Quelques minutes après, la mère et la sœur de cet homme arrivent en voiture. Le protagoniste se cache dans une chambre du premier étage. La sœur range des alimentations dans le frigo. Sa mère fait la conversation avec son fils. Mais, elle aperçoit la fenêtre cassée et appelle sa fille. Le protagoniste commence ses meurtres.

Le narrateur raconte parfois l'histoire familiale du protagoniste. Il est né en tant qu'enfant illégitime. L'affection des parents lui manque. C'est malheureux et pitoyable. Le protagoniste noie cet homme en fauteuil roulant dans la baignoire, et puis il étrangle la mère de cet homme. Finalement, sa sœur est poignardée tant de fois. En voyant ces scènes, j'ai pensé que le meurtre l'obsédait. L'objet de victime est n'importe qui pour lui. Si la famille des victimes affligeait le protagoniste, et s'il commettait des meurtres par vengeance, on pourrait comprendre le sentiment du protagoniste, l'histoire du film deviendrait plausible. La réalité est contraire. C'est sans discrimination, cela me fait frisonner. En outre, pendant que le protagoniste tue ces trois personnes, il atteint l'apogée de l'extase. La compétence de cet acteur Erwin Leder est magnifique, la folie et la férocité sont bien exprimées. Le mouvement de caméra suit obstinément le protagoniste.

Est-ce qu'il y a une manière de ne pas être visé par un tel meurtrier ? Si je suis visée,
comment je devrai faire ? Après ce film, je suis retournée chez moi. Quand je suis entrée dans ma chambre, mon cœur a battu plus vite que d'habitude. Il n'y avait pas de problème. Maintenant, je peux écrire cet article.

vendredi 28 août 2020

C'est moche ?

La semaine dernière, j'ai vu une émission d'art chez ma mère. L'exposition de l'artiste contemporain islandais danois Olafur Eliasson qui a lieu dans le musée d'art contemporain de Tokyo a été présentée. Elle a été annulée une fois en mars à cause du coronavirus. Plusieurs œuvres m'ont attirée. 

En 2018, il avait installé "Ice watch" à Londres qui nous évoque le problème de l'environnement. Des masses de la banquise de mer étaient exposées. On pouvait les toucher, cet acte nous fait réfléchir à la vie quotidienne qui détruit la Terre, tandis que ces glaces fondent avec le temps. En 2015, lors de la COP21, cette installation avait déjà eu lieu à Paris. Mais cette installation n'est pas exposée à Tokyo.

En voyant cette installation d'Olafur Eliasson à la télé, je me suis rappelée la vidéo "Sometimes making something leads to nothing" de l'artiste belge Francis Alÿs. En poussant un bloc de glace, Francis Alÿs le déplace et parcourt le centre-ville de Mexico. Ce bloc devient petit et disparaît avec le temps. Qu'est-ce que sa performance signifie ? Est-ce que c'est de la démence ? Il m'a paru que cette glace est la vie de quelqu'un ou la mienne. La glace est frottée par la surface de la terre avec douleur. Le destin de cette glace est de fondre en quelques minutes. Ce temps de fonte est plus court que nous le pensons. Cette performance exprime vivre, il me semble que cet acte fou devient sublime. 

Mais de telles œuvres contemporaines m'embarrassent toujours, car je ne sais pas d'où et comment je comprends. Est-ce qu'il vaut mieux sentir ces œuvres qu'y penser ? Quelque chose des œuvres nous incite parfois à effondrer le sens commun ou la morale sociale. En outre, elle nous pose des questions. C'est important. La possibilité de l'art est infini sans cesse. Cette fois, tous les musées sont frappés par l'épidémie.


À propos, lors de nos achats, les sacs plastiques ne sont plus gratuits depuis juillet au Japon. Dans le cadre des mesures contre les problèmes d'environnement, cela est appliqué. En particulier, la pollution microplastique des océans influence l'écosystème dans la mer. Le Japon ne s'engage pas activement à trouver des solutions à ces problèmes.

Lorsque j'étais lycéenne, j'ai enveloppé mes vêtements de gymnastique avec 風呂敷(Furoshiki) et les ai emportés. Furoshiki est simplement un tissu carré, sa taille est à partir de 45 cm jusqu'à 238 cm. Mes amies ont vu cet emballage et m'ont dit que c'était moche. En riant, je leur ai répondu: "Ah, bon ? Je pense que Furoshiki est pratique, ainsi je l'utilise." Quand ma mère a mis de l'ordre dans une armoire à cette époque, en montrant plusieurs Furoshikis, elle m'a dit qu'il y avait peu de gens qui utilisent Furoshiki de nos jours. Et alors, j'en ai essayé. Est-ce que j'ai avancé une idée pour l'écologie ? Non, Furoshiki est un élément de la culture traditionnelle japonaise. On dit que son origine remonte à l'époque de Nara (710-794). La sagesse de nos ancêtres est grande. Il est facile de dire: "Furoshiki est moche", mais il est bien de respecter parfois la sagesse de nos ancêtres. Cependant, j'ai seulement utilisé Furoshiki pendant plusieurs mois à cette époque, car le cours de sport en été à l'école est la natation. Furoshiki ne peut pas envelopper un maillot de bain mouillé.

samedi 22 août 2020

Monte sur la balance !

La semaine dernière, ma mère m'a dit tout à coup: "Monte sur cette balance !"Je lui ai demandé: "Pourquoi ?" Lorsqu'elle a monté sur la balance hier, son âge de métabolisme de base était 57 ans. Ce chiffre est jeune pour son âge, 73 ans. Cette balance est-elle en panne ? J'ai monté sur cette balance.
Mon résultat était,

le poids : 43.4 kg
le taux de graisse corporelle : 25.2 %
l'âge de métabolisme de base  : 26 ans
le niveau de graisse viscérale : 2

Cette balance n'a pas beaucoup de fonctions et ne peut pas se connecter au smartphone. Je lui ai dit: "Je pense que cette balance n'est pas en panne. Le résultat précédent de la mienne chez moi est presque le même." Ma mère m'a demandé si je mangeais bien. C'est sûr que mon poids a un peu diminué, environ 1 kg. Je lui ai répliqué que je faisais la cuisine chaque jour et mangeais bien. Probablement, j'ai maigri, parce que j'ai repris l'exercice de "step" en semaine, pendant 30 minutes depuis mars. Après la mort de mon père, je l'ai fait de temps en temps, j'étais paresseuse. À ce moment-là, le taux de graisse corporelle a atteint 28%.

Lorsque j'ai eu la vingtaine, j'ai essayé de faire un don de sang. Mais, une employée de la société de la Croix-Rouge du Japon m'a refusé, parce que ma pression sanguine était faible. Elle m'a demandé d'un ton hargneux si j'avais pris le petit-déjeuner ce matin-là. Je lui ai clairement répondu: "Oui, je le prends tous les matins." Est-ce qu'elle a supposé que je faisais un régime ?


Il y a un autre épisode. Lors de la fête des chrysanthèmes en 2018, je suis allée manger des pâtes avec une sauce épaisse à fécule. Une serveuse m'a demandé: "Qu'est-ce que vous désirez ?" Je lui ai répondu: "Des pâtes avec une sauce épaisse à fécule." De nouveau, elle m'a demandé combien de grammes des pâtes. Ma réponse était la quantité régulière, 400g. Elle m'a donné le conseil qu'une femme commande souvent 250g de pâtes, ou deux femmes partagent 400g. Dans ma tête, je me suis demandée si cette vendeuse s'imaginait que je ne pouvais pas manger complètement cette quantité 400g, compte tenu de ma taille (152 cm) et de mon âge (quadragénaire), ou si elle s'inquiétait du gaspillage de nourriture. Toutefois, je n'ai pas concédé au conseil, je lui ai dit: "Ah bon. Mais, 400g." Elle avait l'air mécontente. Pendant que j'attendais mes pâtes, j'ai vu deux étudiantes qui étaient à ma droite. Elles partageaient une assiette de pâtes et les mangeaient. L'explication de la serveuse était vraie. Pourtant, je n'ai pas tellement pensé que c'était une grande quantité n'était pas beaucoup. Finalement, mes pâtes ont été déposées devant moi. J'ai commencé à les manger lentement pour éviter une indigestion. Comme je mangeais toute seule, cela a pris vingt minutes. Lors de l'addition, cette serveuse a vu mon assiette vide. Il m'a semblé qu'elle était étonnée. Il ne faut pas juger une personne selon son apparence.

vendredi 14 août 2020

L'époque des caractères d'imprimante

J'ai enfin fini de lire à haute voix "Où en sommes-nous ?" d'Emmanuel Todd. Auparavant, mon prof m'a demandé si j'avais digéré le contenu de ce livre. Même si je le lis en japonais, c'est impossible que je puisse le comprendre complètement. Quand cette traduction en japonais va-t-elle sortir ? Je l'attends depuis ce printemps. Comme je suis Japonaise, le chapitre 16 (Les sociétés souches: l'Allemagne et le Japon) m'a intéressée. Je voudrais écrire sur cette chose une autre fois. Il y a plusieurs parties qui m'ont fait penser.

Par exemple, l'imprimerie à caractères mobiles par Gutenberg accelère la Réforme protestante. Et puis, l'alphabétisation monte naturellement. Quand on ne sait pas lire, il faut apprendre la doctrine du Christ à travers le pasteur. En revanche, si on sait lire, il est possible de l'apprendre directement avec la Bible. C'est un progrès remarquable. De nos jours, Internet est à la hauteur de l'invention de Gutenberg. À cela s'ajoute du son et de l'animation, ce bond technique nous apporte des commodités et des plaisirs. Mais je crois que cet outil est une boîte de Pandore dans un sens. La calamité de fausses nouvelles et d'insultes dans des réseaux sociaux est rapide et puissante comme jamais auparavant. Le moral des utilisateurs est interrogé. Certains utilisateurs tombent dans l'addiction. Pourtant, Emmanuel Todd dit dans son livre que l'alphabétisation sera presque résolue en 2050 à l'échelle mondiale. Internet joue un rôle important dans cette alphabétisation. L'ordinateur, la tablette, et le smartphone ont maintenant rempalcé livres, télévision, disques de musique et jeux vidéo. Mais, même si la condition d'utiliser ces outils est égalitaire, est-ce que cette utilisation reflète la disparité économique et une aptitude intelligente ?

Actuellement, Tik Tok est interdit dans quelques pays. Dans l'interview des infos à la télé, plusieurs jeunes japonais ont dit qu'ils ne savaient pas que l'entreprise de Tik Tok était chinoise. Tik Tok fait partie de leur vie quotidienne. Ils regardent Tik Tok pendant des heures chaque jour. Je n'ai pas l'intention de faire des reproches à ces jeunes japonais. Les images sont plus stimulantes que la lecture. C'est normal. Je me demande si la rapidité de l'époque n'est pas appropriée à la lecture. 

La lecture crée un homme nouveau. Elle change le rapport au monde. Elle permet une vie intérieure plus complexe et réalise une transformation de la personnalité, pour le meilleur et pour le pire.(P.199 Chapitre 6)

En lisant ces phrases, je pense que la génération de mes parents est l'époque des caractères d'imprimante. Il y a quelque années, j'ai vu une info sur la bibliothèque d'un collège en France sur 20H, une bibliothécaire a lamentablement raconté: "Le dernier livre qu’un élève a emprunté était "Les Trois Mousquetaires", c'était l'année dernière. Dès lors, il n'y pas personne qui emprunte de livre." Une telle situation se passe dans d'autres pays. Est-ce que la lecture ne devrait pas être forcée ?

samedi 8 août 2020

Sans la présence du théâtre

La deuxième vague du Covid-19 est arrivée. En voyant distraitement des infos des représentations de Nô sur Internet, j'ai réalisé que de nombreuses représentations étaient annulées. En outre, j'ai remarqué que le prix des billets augmentait. Ce prix n'était jamais bon marché jusqu'à maintenant pour moi, car mon salaire est toujours dérisoire. De temps en temps, je vois des représentations de Nô que quelqu'un a postés sur Youtube. Cependant ce nombre de représentations sur Youtube n'augmente pas tellement. Alors, je vois des représentations de Nô à la télé chez ma mère. Les chaines privées ne diffusent pas de représentations de Nô, parce que l'audience n'est pas assez élevée. NHK, seulement, diffuse des représentations de Nô. C'est la télévision d'État. Mais, ces diffusions sont moindre qu'autrefois. C'est dommage.

Cette fois, présentons deux pièces de Nô. Premièrement, c'est "烏帽子折(eboshiori)". Ushiwakamaru (= Minamoto no Yoshitsune) fait une cérémonie de la majorité dans une auberge, pour fuir le clan Taira, et après il abat le fameux cambrioleur Kumasaka Chohan. Lors de cette cérémonie de la majorité, le chapeau (eboshi) pour les adultes masculins est indispensable.


Ushiwakamaru visite un chapelier et lui demande de fabriquer un chapeau (eboshi) dont le sommet est plié à gauche. Le propriétaire du chapelier se méfie d'Ushiwakamaru. Le clan Taira gouverne à cette époque-là. Le sommet du chapeau de ce clan est plié à droite. Ushiwakamaru donne au propriétaire un beau sabre au lieu de payer en argent. Ce propriétaire appelle son épouse et le lui montre. Elle est surprise et verse des larmes. Son frère est un serviteur de Minamoto no Yoshitomo qui est le père d'Ushiwakamaru. Après la naissance d'Ushiwakamaru, elle a été la messagère pour lui livrer ce sabre. Cette épouse et Ushiwakamaru se retrouvent. Ensuite, le chef d'une bande de cambrioleurs, Kumasaka, apprend qu'Ushiwakamaru est arrivé à Omi. Ushiwakamaru lutte contre les membres de cette bande et Kamasaka. Comme cette scène est une sorte de cape et epée, elle ne m'a pas ennuyée.

À vrai dire, cette bataille est décrite dans une autre pièce "熊坂 (Kumasaka)". En 2016, je l'ai vu à Tokyo. À ce moment-là, une professeure a expliqué que "Kumasaka" décrivait la bataille entre Ushiwakamaru et Kumasaka à travers le point de vue de Kumasaka, et "Eboshiori" la décrivait à travers celui d'Ushiwakamaru. Cette fois, j'ai pu voir "Eboshiori" et le comparer à "Kumasaka".

Deuxièmement, c'est "土蜘蛛 (Tsuchigumo=araignée de terre)". Je voulais la voir encore une fois. Parce la première fois que j'ai vu le Nô, à mes 11 ou 10 ans,  c'était cette pièce "土蜘蛛 (Tsuchigumo)". Lors du procès de mon père, mon frère a conduit et laissé notre mère dans un cabinet d'avocat pour une réunion d'affaires avant ce procès. Et après, mon frère et moi allions au tribunal. En conduisant, il m'a demandé: "Où est-ce que le tribunal se trouve ?" Je lui ai répondu qu'il était près du théâtre de Nô. Il m'a dit que nous avions vu le Nô à ses 6 ou 7 ans. Cela m'a étonnée, je lui ai dit: "Tu te rappelles ce fait ! Tu peux te souvenir du contenu de cette représentation ?" Sa réponse était: "Non, mais je me souviens que le visage du joueur de Kozutumi rougissait." Oui, c'est ça. Ce qu'il a dit est vrai. 


Brièvement expliquons l'intrigue. Un guerrier Minamoto no Raiko est malade, un serviteur lui apporte des médicaments variés qu'il a ramassés. Bien que Minamoto no Raiko les avale, son état n'est pas amélioré, mais plutôt s'aggrave. La nuit tombe, un moine inconnu entre dans sa chambre et lui demande comment est sa maladie. Minamoto no Raikou demande au moine: "Comment vous appelez-vous ?" En récitant une poésie de Kokinshū, le moine s'approche de lui. Et pourtant, son apparence est celle d'un monstre de l'araignée de terre. Cette araignée vomit du fil. Minamoto no Raiko prend le sabre et la coupe. Et après ce moine disparaît. Beaucoup de guerriers entendent ce bruit et se précipitent dans la chambre. Minamoto no Raiko raconte cet événement, et leur demande de tuer le moine (l'araignée). Plusieurs guerriers suivent les traces de sang de l'araignée et la trouve. L'esprit de l'araignée apparaît et jette des fils. Cette scène est l'apothéose. Ces guerriers combattent l'araignée et la tuent. C'est la fin. Ma tête s'est impregnée de cette scène de fils de l'araignée, à mes 10 ou 11 ans.

Je suis devenue adulte, j'ai feuilleté le livre qui concerne la présentation des pièces de Nô, ma main s'est arrêtée sur une photo de "土蜘蛛 (Tsuchigumo)". Je me suis souvenue de cette pièce que j'avais vue autrefois. Tout de suite, en montrant cette photo à ma mère, je lui ai demandé si c'était "土蜘蛛 (Tsuchigumo)" que mon frère et moi avions vu, lorsque nous étions écoliers. Ma mère m'a demandé si j'avais mémorisé cette pièce, elle était très étonnée. Dès lors, je voulais voir cette pièce. Cette fois, mon souhait s'est réalisé. Mais, j'aurais préféré la voir au théâtre de Nô. La présence du théâtre est importante.

vendredi 31 juillet 2020

Je ne suis pas sérieuse

Au Japon, le gouvernement japonais préconise une nouvelle campagne "Go To Travel" pour faire voyager dans le pays. Mais, il a rapidement décidé que cette campagne ne s'applique pas aux habitants de Tokyo. Parce que le nombre de contaminés augmente encore graduellement à Tokyo. Ce n'est pas égalitaire ? Les autres pays aussi sont en train de concilier l'économie avec la prévention contre le coronavirus. Je pense que c'est une expérimentation dans un sens. Il vaut mieux ne pas aller dans une autre préfecture. Alors, je travaille, lis des livres et vois des films comme d'habitude. Il y a plusieurs semaines, j'ai vu un film drôle, c'est "Bande De Canailles" de Veit Helmer.

Juste pour que vous sachiez, je ne suis pas du genre sérieux. La majorité des films que j'ai présentés sur ce blog traitent le sujet du racisme et de la guerre. Pour autant, suis-je sérieuse ? C'est impossible. Comme il y a beaucoup de choses que je ne sais pas, ces films m'ont donné une occasion de penser le racisme, la guerre et la culture étrangère etc.


Dans ce film allemand "Bande De Canailles", six enfants et un raton laveur sont les protagonistes principaux, et ils habitent dans le petit village Bollersdorf. Le niveau de vie de ce village est dans la moyenne en Allemagne et en Europe. Un jour, des employés d'une entreprise de marketing visitent ce village pour des études de marché. Les villageois sont le cible de monitorage. Cette entreprise leur fait utiliser quelques nouvelles marchandises qui n'ont pas encore été mises sur le marché. Cependant, des personnes âgées et des enfants sont mécontents. Parce que cette façon est comme une expérimentation humaine. Et après, des adultes envoient les personnes âgées dans la maison de retraite pour les confiner. Ces personnes âgées gardent leur petit fils et filles et leur enseignent beaucoup de choses. Alors, ces six enfants s'évadent de l'école maternelle, pour résister à la société de consommation de masse et pour sauver leur grand-père ou grand-mère. Ce raton laveur apporte un livre qu'il a volé à la bibliothèque pour eux. En le lisant, une idée vient à l'esprit de ces enfants. Ils essaient de faire des enregistrements mondiaux. Ce village ne devient pas banal grâce à cela. Mais, ils trichent, ce projet échoue.

Peu de temps après, ces enfants visitent la maison de retraite, et ils voient par hasard que des soignants font avaler des somnifères aux personnes âgées. Alors, une tactique inédite est effectuée par eux, c'est qu'ils mettent beaucoup de somnifères dans une citerne du château d'eau. Pendant que les villageois dorment, ces enfants créent le village idéal. Finalement, le paysage du village est complètement changé et détruit. C'est dingue. Et après, les villageois se réveillent et sont ahuris devant ce spectacle. Mais, ce que ces enfants, leur grand-père et grand mère ont inventé ensemble surprennent les adultes, cela rend heureux tout le monde. Est-ce que c'est une allusion de l'antithèse ? C'est-à-dire la consommation des marchandises uniformes n'apporte pas le bonheur véritable, la création est unique.

En apparence, ce film réchauffe le cœur. Cette pagaille du film a aidé à faire disparaître mes agacements quotidiens. Nombreux sont ceux qui estiment que les Allemands ont le caractère sérieux et aiment la propreté etc. Moi aussi. Les adultes de ce film symbolisent notre image pour les Allemands. Mais, cela dépend des gens en réalité. Au contraire, tous les enfants sont actifs en commun, cela n'a aucun rapport avec la nationalité. Ce qu'ils font étonnent parfois les adultes. Lorsque j'étais petite, pourquoi un jour était si long ? Tous les enfants ne pensent pas que le temps s'écoule inexorablement. Nous le comprenons à notre insu. Rarement, il y a des adultes qui ont des sensibilités d'enfants. Je crois que ce cinéaste Veit Helmer appartient à ce type. Il y a plus de 10 ans, j'ai vu ses films "Tuvalu" et "Gate to heaven", ils sont un peu fantasmes et allégoriques. Ces deux films m'ont plus. Cette fois, j'ai ajouté ce film "Bande De Canailles" à mes films favoris.

vendredi 24 juillet 2020

La stagflation

Je n'ai pas pu acheter de beurre pendant plusieurs mois, ni de farine. Pour quelle raison ? Parce que ceux qui font des pains et des gâteaux ont augmenté avec confinement. C'est bien. Mais, les enfants recommencent à aller à l'école, la rupture de stock de beurre est atténuée. Simplement, je voudrais faire des biscuits sablés. Car un correspondant français a lu l'article "Les palmiers au chocolat", il m'a écrit qu'il vallait mieux faire des biscuits sablés, que c'était plus facile que les palmiers au chocolat.

La saison des pluies a débuté au Japon le mois dernier. La région de Kyushu a subi des pluies torrentielles plusieurs fois, d'autres régions ont aussi été frappées par des pluies torrentielles. Les refuges doivent prendre des mesures contre le coronavirus, c'est très grave. Le prix de légumes va inévitablement flamber. Et cependant, il ne faut pas me plaindre. Je n'ai pas subi de dégâts. Depuis octobre de l'année dernière, la TVA a augmenté au Japon. La majorité des Japonais pensent que les prix ont relativement augmenté. Ainsi, ils s'efforcent de ne pas acheter tellement des marchandises. Le revenu d'une partie de la population a diminué à cause du coronavirus, le pouvoir d'achat devient remarquablement faible. L'entreprise est obligée d'augmenter le prix des marchandises. Ce cercle vicieux commence. Est-ce que cette situation est la stagflation ?

Ce qui m'a encore étonnée, c'était que l'Associazione lingustica italiana m'a envoyé un courrier. Ce contenu était que l'examen de la prova di abilità linguistica italiana n'a pas pu avoir lieu cette année, et l'association fait la collecte. Auparavant, j'ai passé ces examens (le niveau trois et quatre). Les candidats de cet examen n'était pas nombreux. Je me suis demandée si l'italien n'était pas populaire. Ensuite, j'ai vu le site du Diplôme d'aptitude pratique au Français. Ici aussi, la collecte pour soutenir cet examen était écrite dans une nouvelle. Au fur et à mesure que la population japonaise diminue, le nombre de gens qui apprennent ces deux langues diminuent. C'est l'axiome. Comme il y a le DELF/DALF (PLIDA de l'italien), maintenant, on peut s'interroger sur la raison d'être de ce Diplôme d'aptitude pratique au Français (la prova di abilità linguistica italiana) pour les Japonais. Le frais de ces examens a augmenté dans la dernière décennie.

À propos, j'ai finalement pu acheter un nouveau frigo. Le son du compresseur dans mon vieux frigo était étrange parfois pendant l'été depuis quelques années. J'ai craint que mon vieux frigo soit bientôt en panne. J'ai déjà écrit cette chose dans l'article "Combien de fois encore ?", et après la mort de mon père, ma vie était affairée. Vous allez me dire que j'ai vu des films, n'est-ce pas ? Mettons cette question sous le tapis. En avril, le gouvernement japonais a présenté un dispositif d'allocation spéciale fixe de 100,000 yen (environ 800 euros) pour tous les japonais et les étrangers qui habitent au Japon. j'ai touché cette allocation au début de juillet. Cela m'a poussé à acheter un nouveau frigo.

Quant au nouveau frigo, sa consommation d'électricité est diminuée d'environ deux fois moins que celle de mon vieux frigo. J'ai été très impressionnée par le progrès technique. Pour que je puisse déménager n'importe quand, j'ai encore acheté le type avec une porte compatible à droite ou à gauche. D'abord, j'ai eu l'intention de choisir le type à deux portes (un réfrigérateur et un congélateur). Mais, j'ai choisi le même type que le précédent avec une porte et deux tiroirs (un réfrigérateur, un réfrigérateur pour les légumes, et un congélateur). Car je dépose de temps en temps une casserole que j'ai cuisiné dans le réfrigérateur. Cette fois, lorsque j'étais obligée de rester confinée, la fréquence d'achat au supermarché a baissé. La quantité des achats en une fois est beaucoup plus que celle d'habitude. En outre, à vrai dire, j'emballe des ordures de restes de nourriture avec des papiers et les fais congeler jusqu'au jour de la collecte des ordures pendant l'été. La capacité du réfrigérateur est importante. Après avoir acheté ce frigo, je me suis demandée si je mourais tout de suite.