jeudi 19 septembre 2024
Faire bouillir et boire la crasse des ongles
samedi 6 janvier 2024
Dixième année
samedi 1 avril 2023
Une frénésie et une lamentation
samedi 8 octobre 2022
Je fais souvent un détour par des mots
Un autre mot que j'ai dit dans mon enfance a fait éclater de rire ma mère. Un jour, quand ma mère a pris un produit de tofu ou de tofu frit fin dans un supermarché, je lui ai dit: "Tu ne peux pas acheter ça ! Parce que tu ne travailles pas. " Une étiquette "おつとめ品(otsutomehin)" sur cet emballge était collée, c'était la cause. Ma mère a éclaté de rire, elle m'a expliqué qu'il y avait un autre sens. J'ai été persuadée par cette explication. Le sens d' "おつとめ(Otsutome)" de cette étiquette est que ce supermarché fait des efforts pour baisser les prix de certains articles. Je ne savais qu'un sens d' "Otsutome", c'était "travailler".
À propos, je ne peux pas lire "Le Monde diplomatique". Lorsque je trouve du temps libre, néanmoins je lis des articles du "Monde diplomatique" d'août . Ma lecture est trop lente. Comme je perds de plus en plus la mémoire pour les mots français, je consulte le dictionnaire français-japonais. Vraiment on a besoin de persévérance pour cela. Cette fois aussi, j'ai rencontré pour la première fois deux expressions intéressantes. Premièrement, c'est "nettoyer des écuries d'Augias". D'abord, je n'ai pas pu me souvenir du mot "écurie". De plus, qui est Augias ? Dans ce dictionnaire, le sens est effectuer un grand nettoyage d'un lieu extrêmement sale. Cette expression dérive de la mythologie grecque, Hercule a nettoyé les écuries d'Augias. J'ai su la première fois "les douze travaux d'Hercule" sur Internet grâce à cette expression. J'ai lu ce contenu. Mais le tableau "Le combat d'Hercule avec le lion de Némée" de Rubens est présenté avec cette explication des "douze travaux d'Hercule". Probablement, j'ai dû lire "les douze travaux d'Hercule" quelque part. Dans mon cerveau, je n'ai pas pu tirer ce contenu, je me suis trouvée idiote. Je fais comme ça, le temps passe avec impuissance.
Deuxièmement, c'est "passer sous les fourches caudines". Qu'est-ce que c'est "fourches caudines" ? C'est difficile pour moi. Selon le dictionnaire, cela veut dire être vaincu, être contraint d'accepter des conditions humiliantes. L'armée romaine a perdu la bataille avec les Samnites en 321 avant J.C. Je ne l'ai pas tellement compris, je l'ai cherché en japonais sur Internet. Les fourches caudines sont des défilés de montagne, en réalité il n'y a pas eu de bataille. L'armée romaine a été entourée par les Samnites. Les soldats romains ont dû enlever leur vêtements, et ont été pendus sous le joug. Alors, l'armée romaine a été obligée d'accepter des conditions humiliantes. Cet épisode attire ma curiosité. Je fais souvent un détour par des mots.
lundi 7 juin 2021
Un service en vaut un autre
Malgré l'état urgence, mon frère est venu chez ma mère il y a deux semaines. Car, il n'a pas pu participer à la cérémonie pour inhumer le vase funéraire de mon père l'année dernière. Au fait, j'ai proposé à ma mère et mon frère de visiter une statuette Jizô qui se trouve près de la maison de grand-mère.
Ici, la statuette Jizô m'a évoqué un ancien conte que j'ai appris dans le manuel scolaire. C'est "Kasa Jizô". Quant au synopsis, jadis, un couple âgé habitait dans un village. Au réveillon du nouvel an, le mari va pour vendre des bûches au centre, et après il a l'intention d'acheter des mochis pour accueillir le nouvel an. Cependant, ses bûches ne se sont pas vendues. Un homme qui vend des casquettes tissées en paille lui adresse la parole: "Vous avez vendu vos bûches ? Ces casquettes ne se sont pas tellement vendues. Si vous voulez, troquons ces casquettes contre vos bûches ?" Le mari accepte, et il retourne chez lui. En route, la neige tombe. Le mari passe devant six statuettes Jizô. La neige s'accumule sur leur tête. Et alors, il enlève la neige et met ses casquettes aux statuettes Jizô. Mais, comme une casquette manque, il met la serviette qu'il porte sur la tête à la dernière statuette. Après être retourné chez lui, le mari raconte ce fait à sa femme. Elle lui dit qu'il a bien fait. Ensuite, ils vont au lit. Peu de temps après, ils entendent des bruits bizarres dehors. Puis, ils ouvrent la porte. Il y a des mochis et des légumes. Cela surprend ce couple. Ils voient six statuettes Jizô marcher au loin. Ils les remercient. C'est la fin.
Ce contenu est très pédagogique. Lorsque j'étais écolière, j'ai lu cette histoire, c'était impressionnant. Même si les statuettes Jizô n'ont pas de vie, c'est important qu'on ait une tendre sollicitude. Autrement dit, c'est "Un service en vaut un autre". Ce proverbe est comme un proverbe japonais "情けは人の為ならず(Nasake wa hito no tame narazu)". On le traduit littéralement en français, cela veut dire que "On montre à un autre de la compassion, ce n'est pas bien pour cet autre". C'est franchement faux. Environ 50 % des Japonais se trompent sur le sens. Qu'est-ce que c'est le sens correct ? C'est que "On montre à un autre de la compassion, c'est bien pour cet autre. Cette conduite sera rendu à soi-même un jour". Je pense que ce proverbe est un peu moralisant. La réalité est toujours contradictoire.
Et à part cela, "ならず(narazu)" est la négation dans la langue japonaise contemporaine. En l'occurence le sens correct, "ならず(narazu)" , "なら(nara)" vient de "なり(nari)", c'est l'affirmation. "ず(zu)" est la négation. Cet usage est la langue japonaise classique. Par conséquent, 人の為ならず(hito no tame narazu) veut dire que "c'est bien pour cet autre". Lorsque j'avais dix ans, un instituteur a expliqué ces deux usages grammaticaux dans le cours de japonais. Il a fortement dit aux élèves qu'il ne fallait pas les confondre. Auparavant, ma mère a fait exprès de demander à mon frère ce que ce proverbe voulait dire. Sa réponse était le sens faux. Elle s'est lamentée.
samedi 29 juin 2019
Fait bouillir de l'eau chaude !
Dans l'introduction, France Dhorne est linguiste, elle a principalement écrit ce livre, en comparant le français et le japonais. Son mari est professeur de philo. Il a traduit en japonais le texte que son épouse avait écrit. Ce couple a discuté sur des sujets du livre. Les Francophones qui apprennent le japonais cognent contre des murs linguistiques, France Dhorne les explique et les analyse soigneusement au moyen de la philologie. En d'autre termes, ce sont les mêmes murs contre lesquels les Japonais qui apprennent le français cognent. En particulier, deux chapitres m'ont intéressé.
Premièrement, c'est une expression japonaise "お湯を沸かして(Oyu wo wakashite)". Cela veut dire que "Fait bouillir de l'eau". Mais, essayons littéralement en français cette phrase. "お湯を沸かして(Oyu wo wakashite)" est "Fait bouillir de l'eau chaude". Absolument, c'est bizarre pour les Francophones. Pourquoi les Japonais ne disent pas "熱い水 (atsui mizu = l'eau chaude)" ? De plus, pourquoi le mot "お湯 (oyu= l'eau chaude)" existe ? Si vous posez de telles questions aux Japonais, ils ne pourront pas répondre. Moi non plus. Selon l'explication du dictionnaire japonais, "お湯(oyu)" est l'eau bouillie. Et alors, l'auteur pense que cette expression japonaise "お湯を沸かして(Oyu wo wakashite)" est contradictoire. Parce que ce signifie qu'on fait bouillir à nouveau de l'eau bouillie, bien que l'eau ait été déjà bouillie.L'auteur observe deux verbes japonais "沸く(waku)=bouillir" et "沸かす(wakasu)=faire bouillir", et indique que le verbe "沸かす(wakasu)" comporte déjà le verbe "させる(saseru)=faire". Donc, "沸く(waku)=bouillir" et "させる(saseru)=faire" se sont unifiés, c'est le verbe transitif "沸かす(wakasu)="faire bouillir". En français, "bouillir" est le verbe intransitif, pour qu'on le transforme en verbe transitif, il faut utiliser le verbe causatif "faire". Inversement, on transforme un verbe transitif en verbe intransitif, ce sont les verbes pronominaux. Comme ils n'existent pas dans le japonais, lorsque j'ai commencé à apprendre le français, c'était embarrassant.
L'auteur continue d'expliquer un problème qui reste jusqu'à la fin. C'est l'idée de "お湯が沸く(Oyu ga waku = l'eau chaude bout)." Pour le japonais, seulement, "お湯 (oyu= l'eau chaude)" a la nature de "沸く(waku)=bouillir". L'image centrale de "沸く(waku)=bouillir" est basiquement jaillir d'en dessous. Alors, il y a un autre "湧く(waku)",
水が湧く(mizu ga waku)= l'eau jaillit
蛆が湧く(uzi ga waku)= des asticots apparaissent.
"湧く(waku)=jaillir et apparaître" a la même image centrale de "沸く(waku)=bouillir". Mais, ces deux phrases sont utilisées pour un phénomène naturel. "沸く(waku)=bouillir" implique qu'il y a l'action humaine de faire bouillir de l'eau. En conséquence, l'auteur déduit qu'on peut dire en jaoponais "お湯を沸かして"(Oyu wo wakashite) = "Fait bouillir de l'eau chaude".
Quant au verbe japonais "治る(naoru)=guérir", son sens originel veut dire "se redresser et reconstruire". Il y a une autre "直る(naoru)" qui a la même prononciation. Dans quelle situation ce verbe japonais "直る(naoru)" est utilisé ? Par exemble, タイヤが直った。(Taiya ga naotta = Le pneu est réparé). Dans le cas de ce verbe "直る(naoru)", le sujet est toujours un objet. Le sujet de "治る(naoru)" est une personne ou une maladie. Par exemple, 山田さん治った?(Yamada san naotta) ? = Monsieur Yamada est guéri ? En fait, le sens de cette phrase japonaise est que la maladie de Yamada a guéri. Sa maladie est omise dans cette phrase japonaise. Lorsque les Japonais parlent, ils ne distinguent pas particulièrement ces deux verbes "治る(naoru)" et "直る(naoru)". Mais, il faut radicalement faire l'exercice d'homonyme dans les caractères chinois à l'école au Japon. Par exemple,
厚い本 (atsui hon) = livre épais
暑い夏 (atsui natsu) = l'été chaud
熱いお茶 (atsui ocha) = le thé chaud
Je pense qu'il y a beaucoup d'homonymes dans le japonais. Il y a quelques années, dans l'interview de Stefan Kaiser qui est professeur en japonais sur internet, il raconte que les caractères chinois sont un luxe dans la langue japonaise et sont un élément de jeu. Ajouté à cela, la quantité de caractères chinois que l'on connait devient une sorte de baromètre de l'intelligence au Japon. Cependant, l'apprentissage de caractères chinois est un gaspillage comme ce prof le dit. Tant de temps ont été dépensés pour cela à l'école primaire et au collège. Si les Japonais n'utilisent pas le caractères chinois, d'abord ils auront du mal à lire le texte qui est écrit seulement en Hiragana. Il leur semble que c'est fade, parce que ce texte manque de modulation.
L'orientation de cet article a dévié. Finalement, le livre "日本語の森を歩いて(On marche dans la forêt du japonais)" m'a donné des nouveaux points de vue entre le français et le japonais. Je souhaite que ce livre soit traduit en français. C'est bénéfique pour les francophones qui apprennent le japonais.
samedi 22 juin 2019
Un jeu de mots
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| (Ogre) |
1) よろしく (Yoroshiku)
Cela veut dire "Salue bien". Comment on change le sens de ce mot avec des caractères chinois ? よろしく devient 夜露死苦. Expliquons ces quatres caractères chinois.
夜 = la nuit
露 = la rosée
死 = la mort
苦 = douloureux, pénible, dur etc.
C'est la pagaille. 夜露死苦 s'écarte du sens de よろしく (Salue bien). Mais 夜露死苦 peut se lire "Yoroshiku".
愛 = l'amour
死 = la mort
天 = le ciel
流 = couler, s'écouler, courir, passer etc.
Ce "愛死天流" est aussi à la fois nul et marrant. Sûrement, "愛死天流" peut se lire "Aishiteru". Je souhaite que les étrangers qui apprennent le japonais n'utilisent pas de tels caractères chinois.
À propos, est-ce que les bandes de motards existent encore de nos jours ? Cette réponse est "non", de telles bandes sont une sorte d'espèces menacées. Parce que ses membres ont vieilli, ils ont leur ménage. Il y a un film documentaire japonais qui concerne une grande bande de motards "Black Emperor". Le titre du film est "God Speed You ! Black Emperor". Je ne sais pas si ce film est sorti dans les pays francophones.
Je considère que ce film est une archive qui témoigne de l'atmosphère d'une époque. C'est précieux sur le plan sociologique. En se focalisant sur ces gens en marge, une ombre de la croissance économique au Japon est montrée. Après la guerre, le Japon a poursuivi avec acharnement l'aisance matérielle. La majorité des pères étaient absorbés par leur emploi, au point de négliger leur famille. Ils pensaient que c'était le meilleur. Certaines mères travaillaient à temps partiel, les autres étaient femmes au foyer. La conversation familiale ne fonctionnait pas suffisamment. Cela a détruit parfois la famille.
samedi 20 janvier 2018
Un mot à la mode
Premièrement, la majorité des photos dans Instagram me paraissent être des pages de magazine de mode. Est-ce que Instagram comportait à l'origine un tel élément ou est naturellement devenu petit à petit comme des magazines de mode, grâce aux célébrités mondiales ? Le smartphone se propage, n'importe qui peut prendre une photo, n'importe quand. Ajouté à cela, on peut imiter facilement le style des magazines de mode, à part le niveau de techniques photographiques. Mais, sur le plan de la technique, ce niveau peut être compensé par des applications excellentes.
Deuxièmement, la vanit
De plus, il y avait un article étonnant sur internet l'année dernière. Selon l'article, deux filles ont pris des photos de deux glaces chez un glacier réputé pour Instagram. Et pourtant, elles n'en ont pas mangé, ces glaces ont été jetées dans la poubelle. Cet événement est arrivé au Japon. Dans un coin du monde, des gens sont moribonds à cause de la famine. Si on était sous la guerre, ces deux glaces seraient trop somptueuses. Le taux d'autosuffisance alimentaire est très bas au Japon, l'alimentation est précieuse. Ces filles sont stupides à tel point qu'elles ne peuvent pas imaginer de telles choses ? Le système scolaire japonais engendre ces filles, la société japonaise fait se multiplier ce type de gens ? C'est un signe du déclin de Japon ? Les Japonais sont-ils devenus prétentieux ?samedi 16 décembre 2017
Le papier blanc / Salam
Je tire mon chapeau à ces deux histoires courtes ("Le papier blanc" et "Salam"). Elles ne sont pas sorties dans des pays francophones. Car, Shirin Nezamnafi (Iranienne) les a écrites en japonais. En 1999, cet écrivain est entrée à l'université de Kobe. Six ans après, elle a écrit l'histoire "Salam" et gagné un prix de littérature pour les étudiants étrangers. Est-ce que le niveau de japonais augmente jusqu'à ce niveau pendant cinq ou six ans ? Par hasard, j'ai trouvé son article "Apprendre le Japonais" du site Nippon. com. Sa façon d'étudier est présentée. Elle regardait souvent des émissions de variétés, elle a pu apprendre des caractères chinois et des mots japonais grâce aux sous-titres en japonais. C'est efficace. Lorsque j'étais en France, il n'y avait pas de sous-titres en français, j'avais du mal à comprendre. Pourquoi les émissions japonaises ajoutent toujours des sous-titres en japonais. C'est pour insister ? Ou, les Japonais sont-ils presque idiots, les sous-titres en japonais sont de la générosité ?Quant à l'intrigue du "Papier blanc", une lycéenne a déménagé dans un petit village pour le travail de son père (médecin). Sa famille a quitté la capitale Téhéran. En Iran, les classes se séparent en sexe jusqu'au lycée. L'héroïne éprouve de l'affection pour un lycéen intelligent. Dans la société islamique, la façon de communiquer entre ces deux jeunes est très difficile. Heureusement, ce lycéen emmène sa mère malade chez l'héroïne pour un diagnostic. Le père de l'héroïne est régulièrement envoyé au champ de guerre, il retourne plusieurs fois par semaine chez lui. Alors, les jeunes construisent petit à petit une relation d'une sorte d'amour. Ce lycéen passe l'examen d'entrée à l'université de Téhéran pour devenir médecin. Mais, son père est parti à la Guerre Iran-Irak en tant que soldat. L'armée irakienne attaque durement, beaucoup de soldats iraniens s'enfuient. Son père aussi a fui, et il a disparu, malgré qu'il soit considéré comme un soldat brave dans ce village. Il a spontanément participé à cette guerre. Le lycéen et sa mère étaient fiers de lui jusqu'à cet événement. Dorénavant, le ycéen hésite à entrer à l'université, il réfléchit à devenir soldat comme son père pour essuyer ses insultes. Moi, j'ai grandi dans un pays paisible, leur situation est inimaginable. Je prends le métro, et je vois qu'un lycéen et une lycéenne sont habillés en uniforme scolaire qui papotent. C'est simplement un spectacle de la vie quotidienne au Japon.
À propos de "Salam", cette histoire est très triste. Leila a rendu visite à son oncle qui habite au Japon, lors de la Guerre civile en Afghanistan. Sa mère a été tuée par des talibans. Son père est obligé de combattre contre les talibans pour protéger son pays en tant que commandant. Elle dépose une demande d'asile à l'aide d'un avocat japonais (Monsieur Tanaka) et d'une organisation pour les réfugiés. L'avocat ne comprend pas et ne parle pas le persan, et puis une interprète iranienne (protagoniste) est employée par lui. Ils interrogent Leila sur la situation de sa famille. Au début des visites, elle ne parle pas tellement. Avec le temps, Leila ouvre son cœur grâce au zèle de l'avocat. Ironiquement, les attentats du 11 septembre arrivent. En dépit de cette circonstance désespérée, cet avocat ramasse des preuves sur la famille de Leila pour la demande d'asile, il ne se résigne jamais. Finalement, sa demande d'asile est refusée.
Selon la statistique de l'année dernière par le ministère de la Justice au Japon, le nombre de demandes d'asile était 10,901 personnes. Seulement 28 personnes ont été autorisées, le taux d'autorisation est moins de 1 %. Le Japon est critiqué parfois par les autres pays. Le statu-quo au Japon émerge à travers le regard de cet écrivain. Son style d'écriture en japonais est simple, elle ne peut seulement qu'écrire sur ces sujets. Je pense qu'il vaut mieux que les Japonais les lisent. Cette histoire de "Salam" symbolise justement un mur de frontière. L'interprète permet d'entrer dans le monde arabe et dans le Japon. Cela m'intéresse. La scène finale de "Salam" vous frapperait sans doute.
jeudi 3 novembre 2016
Le jujubier
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| la gelée d'amande |
Alors, je me suis demandée comment on compte des objets en coréen. J'ai posé cette question à ma collègue qui avait appris le coréen en tant que deuxième langue à l'université. Elle m'a brièvement expliqué. L'unité en coréen existe comme en japonais. Cependant, il y a deux types de nombres (les nombres sino-coréens et ceux d'origine coréenne). Qu'est-ce que c'est ? Elle a continué de les expliquer. Par exemple, la date, le temps (minute et seconde), la monnaie, le numéro d'adresse etc. utilisent les nombres sino-coréens. L'âge, le temps (heure) et la fois etc. utilisent les nombres d'origines coréennes. C'est trop difficile pour moi. En apprenant le coréen, on doit s'habituer à ces deux types de nombres. C'est vraiment les mystères des langues.
vendredi 21 octobre 2016
Théâtre national du nô
| (J'ai collé cette photo de wikipedia japon.) |
En outre, les cours de japonais diminuent à l'école primaire et au collège dans le curriculum scolaire que le Ministère de l'éducation a déterminé. Selon la direction du gouvernement japonais, on parle le japonais dans la vie quotidienne, ce n'est pas nécessaire d'augmenter les cours de japonais, les élèves sont obligés d'apprendre l'anglais dans la concurrence sur le marché mondial. Le pays dédaigne sa langue maternelle, est-ce que sa culture sera protégée dans l'avenir ? Et par qui ? Les Japonais ne comprennent pas la culture traditionnelle par la langue maternelle, comment la présentent-ils aux étrangers ? C'est contradictoire ?jeudi 13 octobre 2016
C'est radical ?
Est-ce que vous connaissez Hideo Levy ? Il y a plus de dix ans, après avoir lu son livre d'essais "Ma chambre d'écriture le japonais (日本語を書く部屋)", j'ai éprouvé un vertige léger. Hideo Levy est Américain, et il a passé son enfance à Taiwan (son père était diplomate). Presque tous les Japonais ne peuvent pas écrire le japonais que cet auteur écrit, avec le style à facettes, en utilisant habilement les mots anciens de Yamato. On dit que la différence entre l'anglais et le japonais est trop frappante. Comme Hideo Levy était professeur de l'Université aux Etats-unis, il a disséqué le Man'yōshū (万葉集, recueil de dix mille feuilles). Je veux déplore parfois mon niveau de français, mais son livre m'en interdit.
Cet été, j'ai lu son autre livre "Mon japonais (我的日本語)". Il affirme qu'écrire en japonais est radical pour lui. Il indique que "I" n'est que "I" en anglais, mais il y a des variations de "I" en japonais. Je n'y avais jamais pensé. C'est trop naturel pour moi. Combien de "I (Je)" en japonais ? "私","僕","俺","我","吾","余", et "拙者" etc., tous ces caractères chinois sont traduits par "Je". En outre, cet auteur dit que l'on peut écrire "私" en Hiragana et en Katakana, donc "わたし" (Hiragana) et "ワタシ" (Katakana). Cette distinction apporte certainement une nuance. Par exemple, un garçon donne une réplique dans une BD ou un roman, "ぼく" et "ボク" sont utilisés souvent, ils comportent un élément enfantin plus que "僕" (caractère chinois). Hideo Levy utilise et écrit un tel japonais, c'est un excitation bilingue.Paradoxalement, j'écris en français cet article, est-ce radical ? Lorsque j'écris en français, je dois utiliser trop de "Je", je me sens mal à l'aise à cause de cela. Dans la conversation en japonais, je n'utilise pas tellement "Je". Ce n'est pas nécessaire, l'utilisation de "Je" est plutôt pour insister sur mon être. Ici, je me souviens du livre "Vers l'extérieur du japonais" (日本語の外へ) de Kataoka Yoshio (écrivain et traducteur). Dans ce livre, la relation entre le locuteur (je) et l'interlocuteur (tu, vous) change et dépend de chaque situation, les mots qui signifient le locuteur et l'interlocuteur existent à l'infini, de telles choses sont écrites. En somme, la relation humaine (la hiérarchie) reflète la variation du sujet (私, 僕, 俺 etc.) C'est embêtant.
À propos, Hideo Levy a visité Taiwan, ça fait 52 ans, ce voyage a été tourné en tant que film documentaire. C'est dommage que je l'aie raté. J'aimerais le voir, il n'y a pas ce DVD à la bibliothèque municipale. J'ai vu cette bande annonce plusieurs fois. Et puis, je ne sais pas pourquoi, j'aimerais voir encore une fois le film "Un temps pour vivre, un temps pour mourir" de Hou Hsiao-hsien.
mercredi 5 octobre 2016
L'unité
J'ai essayé de traduire ces paroles en français. Mais, ce n'est pas intéressant. Car, c'est un problème de son du japonais. Le premier son de l'objet présente le chiffre suivant.
★
1(いち) いっぽんでも ニ(2)ンジン
Même s'il y a une carrote, c'est la carrote.
2(に) にそくでも サン(3)ダル
Même s'il y a deux sandales, c'est la sandale.
3(さん) さんそうでも ヨ(4)ット
Même s'il y a trois yachts, c'est le yacht.
4(よん) よつぶでも ゴ(5)マシオ
Même s'il y a quatre sésames, c'est le sésame.
5(ご) ごだいでも ロケ(6)ット
Même s'il y a cinq roquettes, c'est la roquette.
6(ろく) ろくわでも シチ(7)メンチョウ
Même s'il y a six dindes, c'est la dinde.
7(しち) しちひきでも ハチ(8)
Même s'il y a sept abeilles, c'est l'abeille.
8(はち) はっとうでも ク(9)ジラ
Même s'il y a huit baleines, c'est la baleine.
9(きゅう) きゅうはいでも ジュ(10)ース
Mêmes'il y a neuf verres de jus, c'est le jus.
10(じゅう) じゅっこでも イチ(1)ゴ
Même s'il y a dix fraises, c'est la fraise.
イチゴ (fraise) ニンジン (carrot) サンダル (sandale)
ヨット (yacht) ゴマシオ (sésame) ロケット (roquette)
シチメンチョウ (dinde) ハチ (abeille)
クジラ (baleine) ジュース (jus)
★ une répétition
いっぽん (un carrot) にそく (deux sandales) さんそう (trois yachts)
よつぶ (quatre sésames) ごだい (cinq roquettes) ろくわ (six dindes)
しちひき (sept abeilles) はっとう (huit baleines)
きゅうはい (neuf verres de jus) じゅっこ (dix fraises)







