jeudi 25 janvier 2018

À la recherche de Vivian Maier

La dernière fois, j'ai écrit sur Instagram. Dans la vie quotidienne, je ne prends pas tellement de photos. Lorsqu'une amie est venue chez moi, elle a pris des photos des pizza que j'avais faites. Elle m'a dit: "Je ne peux pas mémoriser tous les repas, les photos sont simplement des registres. Je ne poste pas ces photos sur internet". Cela m'a un peu étonnée. La manière d'utiliser un appareil photo dépend des gens. Je ne peux pas bien prendre des photos. Et pourtant, cette fois, j'ai pris une photo de financiers que j'ai faits. Quand je visite quelques amies, je les apporte de temps en temps.

Il y a une petite histoire qui concernent les financiers. Dans ma vingtaine, je suivais des cours de français à l'Alliance française. Une élève de ma classe a offert un financier aux camarades. Elle n'était pas pâtissière, elle a dit qu'elle était allée dans une école de gâteaux pendant un an, comme elle aimait manger les gâteaux. Les camarades de ma classe ont dit que ce financier était très bon, en mangeant. Selon son explication, la fabrication des financiers n'est pas difficile. Car, ce n'est pas nécessaire de fouetter les blancs d'œuf. J'ai douté que la recette était vraiment facile comme elle avait dit.

Environ dix ans se sont écoulés, cette histoire a surgi à mon esprit. Brusquement, je voulais savourer un tel financier. Le goût est gravé dans ma mémoire. Alors, j'ai essayé de faire des financiers, après avoir acheté un moule à financier en silicone. Il est sûr que j'aie pu réussir sans problème. Elle avait raison. Cependant, le beurre noisette est toujours embêtant. À propos, des photos que j'avais postés dans ce blog sont celles d'un site de photos gratuites. Comme on peut copier-coller sur internet, de nos jours, le droit d'auteur est énervant. Alors, je pense que les photos de ce site sont sans danger.

Et pour en venir au fait, je vous présente le film documentaire d'une photographe inconnue. Il y a plusieurs années, ce film "À la recherche de Vivian Maier" est sorti au Japon. Une amie cinéphile m'a recommandé de le voir. Cette bande annonce m'a tenté. Mais je l'ai raté, compte tenu de mon budget mensuel. L'année dernière, j'ai vu ce film sur DVD. Pourquoi Vivian Maier n'a pas réussi en tant que photographe, malgré que ses photos soient fascinantes ? C'est un mystère.


Un jeune homme (John Maloof) a acheté un carton de films négatifs aux enchères à Chicago. Il développe plusieurs films négatifs. Ces photos lui plaisent, il les poste petit à petit dans son blog pour les présenter. Les photos entraînent beaucoup de réactions. Il veut savoir qui a pris ces photos, un jour, il obtient un indice. C'est Vivian Maier. Qui est Vivian Maier ? Il recherche cette personne, malheuresement elle est déjà morte. Quel était sa personnalité ? Comment elle a vécu ? De telles questions l'intéressent. Le mystère s'épaissit. 

John Maloof sait que Vivian Maier travaillait en tant que nourrice dans quelques familles. Il interviewe plusieurs membres de ces familles. Selon leurs témoignages, Vivian Maier était excentrique. Par exemple, Elle a pris et emporté beaucoup d'échantillons de gâteaux dans un magasin. Donc, elle a été interdite d'y entrer. En outre, elle avait la manie de collectionner des objets que l'on considère comme des déchets. Probablement, c'est l'accumulation compulsive. Dans sa chambre, beaucoup de journaux s'était accumulés. Elle a trié des articles des journaux qui l'avaient attiré, elle les a coupés et collés dans ses cahiers. 

Elle suspendait un appareil photo autour de son cou, lorsqu'elle se promenait avec les enfants de ces familles, elle prenait toujours des photos. Un jour, un enfant a eu un accident de voiture, sans qu'elle appelle une ambulance, elle a pris des photos sur place. Et après, elle a été licenciée par la famille. Il me semble que Vivian Maier était absorbée par les photos. À travers leurs témoignages, son mystère n'est pas tellement dévoilé. Les membres de ces familles n'ont pas pu comprendre son fond de pensée. Elle était célibataire et pauvre et jusqu'à sa mort elle a tout consacré à aux photos.

Dans le film, deux photographes (Joel Meyerowitz et Mary Ellen Mark) disent que Vivian Maier avait du talent sans doute, pourquoi ses photos restaient enterrées ? La mère de Vivian Maier est d'origine Française, Vivian a visité deux fois le village natal de sa mère en France. Là-bas, une petite exposition des photos de ce village a lieu. Les villageois bavardent, en regardant ses photos. Une personne âgée dit à son petit enfant: "Ah, c'est moi dans cette photo, j'étais jeune !!". Ce spectacle est attendrissant. La passion de John Maloof provoque des expositions des photos de Vivian Maier. C'est un miracle. Si elle était vivante, elle remercierait ce jeune homme ? Mais, sa vie privée a été fouillée, je me demande si cela la gêne.

samedi 20 janvier 2018

Un mot à la mode

Au Japon, des mots à la mode sont choisis par une maison d'édition chaque année. L'année dernière, c'était "インスタ映(ば)え"(qui veut dire "être photogénique dans Instagram"). Ce mot reflète la mœurs contemporaine. Je n'ai pas l'intention de critiquer Instagram. Comme l'image franchit toujours les mots, on peut partager des photos dans le monde entier grâce au hashtag en langue etrangère. C'est très bien. En outre, ceux qui utilisent Instagram en tant que journal intime notent n'importe quelle chose. Par exemple, chaque repas, la composition des vêtements, des endroits qu'ils ont visités etc. Les autres peuvent faire référence à ces choses, ces photos sont utiles pour quelqu'un. Primordialement, beaucoup de femmes soutiennent Instagram. Pourquoi ? J'ai essayé de réfléchir à plusieurs raisons.

Premièrement, la majorité des photos dans Instagram me paraissent être des pages de magazine de mode. Est-ce que Instagram comportait à l'origine un tel élément ou est naturellement devenu petit à petit comme des magazines de mode, grâce aux célébrités mondiales ? Le smartphone se propage, n'importe qui peut prendre une photo, n'importe quand. Ajouté à cela, on peut imiter facilement le style des magazines de mode, à part le niveau de techniques photographiques. Mais, sur le plan de la technique, ce niveau peut être compensé par des applications excellentes.

Deuxièmement, la vanité de certains gens est stimulée par des photos d'Instagram. Ils veulent se faire remarquer et rivalisent sur le nombre de leurs abonnés et de "Like" pour satisfaire leur désir d'approbation. Ceux qui se rendent fortement dépendants d'Instagram achètent parfois des produits de luxe après avoir été endettés. L'être humain veut toujours prendre une position plus supérieure que les autres. Il exhibe ses possessions aux autres. Est-ce que Instagram est un moyen rapide ?

De plus, il y avait un article étonnant sur internet l'année dernière. Selon l'article, deux filles ont pris des photos de deux glaces chez un glacier réputé pour Instagram. Et pourtant, elles n'en ont pas mangé, ces glaces ont été jetées dans la poubelle. Cet événement est arrivé au Japon. Dans un coin du monde, des gens sont moribonds à cause de la famine. Si on était sous la guerre, ces deux glaces seraient trop somptueuses. Le taux d'autosuffisance alimentaire est très bas au Japon, l'alimentation est précieuse. Ces filles sont stupides à tel point qu'elles ne peuvent pas imaginer de telles choses ? Le système scolaire japonais engendre ces filles, la société japonaise fait se multiplier ce type de gens ? C'est un signe du déclin de Japon ? Les Japonais sont-ils devenus prétentieux ?

jeudi 11 janvier 2018

Des nuages de poussière

J'ai manqué d'écrire sur des films iraniens l'année dernière, lors de l'article "Une vie tumultueuse". Parmi des cinéphiles, j'entends dire souvent que la qualité des films iraniens est très haute. Je peux énumérer facilement des réalisateurs iraniens. Abbas Kiarostami, Mohsen Makhmalbaf, Samira Makhmalbaf, Hana Makhmalbaf (filles de Mohsen Makhmalbaf), Abolzfaz Jalili, Bahman Ghobadi, Jafar Panahi, Majid Majidi, Amir Naderi, Asghar Farhadi.

Pourquoi l'Iran réussit à développer de tels réalisateurs renommés à l'échelle mondiale ? Ils sont influencés plus ou moins par la révolution iranienne. Jafar Panahi a soutenu un parti politique la réforme lors de l'élection présidentielle en 2009, il a été menotté. L'État l'a privé de filmer pendant 20 ans. Bahman Ghobad est Kurde Iranien. Sa fiancée qui est journaliste a été arrêtée en tant que suspect d'espionnage. Il a déclaré qu'elle était innocente. Et puis, il est exilé depuis 2009. En Iran, les films sont toujours censurés. En dépit de la censure stricte, ces cinéastes ne se résignent pas. D'où jaillit cette motivation ? Je les respecte. Des entreprises étrangères de distribution de films achètent leurs films, ils sortent. Ainsi, je peux les voir. Et pourtant, je crois que la majorité des gens ne les connaissent pas et ne les voient pas. C'est regrettable.

L'année dernière, je vous ai presenté le film "Persepolis" dans l'article "Une vie tumultueuse". L'histoire courte "Salam" m'a évoqué deux films iraniens. C'est le premier film "Hafez" d'Abolzfaz Jalili. Dans l'histoire courte "Salam", l'héroïne (Leila) récite une partie d'un poème de Hafez. L'interprète iranienne (protagoniste) éprouve de la nostalgie par cette récitation.

Auparavant, j'ai lu "Les Rubaïyat" d'Omar Khayyam, mais je ne lis pas des poèmes de Hafez. À propos du film "Hafez", il n'est pas l'autobiographie du poète. Il y a un autre sens du mot "Hafez". Ceux qui peuvent apprendre le coran par cœur reçoivent le titre "Hafez". Mais, le film est conçu sur l'existence du poète et de ses poèmes. L'intrigue est comme "Roméo et Juliette". Un jeune homme est devenu "Hafez", et après, un imam illustre l'invite afin d'enseigner le coran à sa fille. Au fur et à mesure que cette fille et lui le récitent, leurs regards se croisent. Et pourtant, la fille a déjà un fiancé que son père a décidé. L'imam découvre leur relation. Ce jeune homme est licencié et défroqué "Hafez". Enfin, il part en voyage pour oublier son chagrin d'amour. Bizarrement, une actrice japonaise joue la fille. Pourquoi le réalisateur l'a employée ? L'épouse modéle du imam est d'origine de l'Hui ? Je ne le sais pas.


À vrai dire, ce synopsis ne me plaît pas tellement. Néanmoins, chaque image de paysage dans le film m'envôute. L'air sec, le vent chaud ou tiède souffle, des nuages de poussière dansent de temps en temps. Je n'ai pas visité ce pays. De telles images sont toujours plantées dans ma tête. Personnellement, des films d'Abolzfaz Jalili "La gale", "Une histoire vrai" et "Det, une petite fille" sont meilleurs que ce film.

Ensuite, c'est le deuxième film "La pluie" de Majid Majidi. Dans l'histoire courte "Salam", Leila est Afghane, et rend visite à son oncle qui habite au Japon. Sous la Guerre civile en Afghanistan, elle dépose une demande d'asile au Japon. Le film "La pluie" décrit qu'une fille afghane est réfugiée en Iran et travaille dans un chantier, en se déguisant en garçon. Pourquoi ? Parce qu'elle travaille à la place de son père qui est tombé du premier étage de l'échafaudage et s'est blessé. Évidemment, c'est illégal. Cela arrive souvent dans n'importe quel pays. Car, le coût de la manœuvre est restreint, autant que possible par les employeurs. Un garçon collègue est mécontent de ce nouveau (la fille), il guette à faire une méchanceté auprès de ce nouveau. Un jour, il apprend son secret, que le nouveau est une fille. Dès lors, il change d'avis, il la protège. Des fonctionnaires viennent surveiller si des Afghanistans travaillent illégallement là-bas. Et puis, elle s'enfuit. Dorénavant, elle ne vient jamais travailler. Il trouve par hasard son épingle à cheveux qui était tombée par terre dans le chantier. Il s'efforce de chercher son adresse pour rendre cette épingle à cheveux à la fille, et réussit à visiter sa famille. Son père dit à ce garçon que sa famille retourne bientôt en Afghanistan. Avant son départ,  le garçon se cache derrière un arbre qui est près de la maison de la fille, il jette un regard doux envers cette fille. Elle porte un panier rempli de légumes, elle est en train de marcher vers une camionnette. Le panier est trop lourd, quelques légumes tombent. Le garçon aide à les ramasser. Elle les ramasse aussi. Leurs regards se croisent, mais des mots ne se sont pas croisés. Elle ne parle jamais dans le film. À l'instant, elle sourit un peu, en même temps elle couvre entièrement son visage dans un tchadri. Les membres de sa famille montent dans la camionnette, ils s'en vont.

J'ai l'impression que cette fille porte le fardeau d'être Afghane et d'être une femme musulmane. Dans la scène finale, il pleut. La pluie arrose le cœur de la fille désertique ou frappe cruellement son destin ? Sa fille s'appelle "Baran", "Baran" en persan signifie la pluie.

samedi 6 janvier 2018

Quatrième année

L'année 2018 commence déjà. Ce blog entre dans sa quatrième année, le temps passe vite comme le titre de ce blog.

Au 29 décembre en 2014, une amie cinéphile m'a invité chez elle. Elle est forte en cuisine, beaucoup de plats qu'elle avait cuisinés étaient étalés sur la table. En les prenant, nous avons parlé des films que nous avions vus cette année-là. Le sujet changeait successivement. Comme elle savait que j'apprenais toute seule l'italien, elle m'a demandé si je continuais. Je lui ai répondu: "J'ai eu l'intention d'arrêter l'italien. Plutôt, je voudrais tenir un blog en français. Mais, il n'y a personne qui corrige mes rédactions." Elle m'a dit: "Pourquoi tu ne l'entames pas tout de suite ? En le faisant, tu peux le modifier et l'améliorer, n'est-ce pas ? De plus, est-ce que tu as cherché des gens qui corrigent gratuitement des articles sur internet ?" Son conseil m'a incité à commencer ce blog. Si elle ne me l'avait pas donné, je ne ferais pas ce blog et j'hésiterais encore. Je la remercie beaucoup.

Alors, est-ce que mon niveau de français a progressé pendant trois ans ? Je ne le sais pas. Simplement, il me semble que je peux écrire en français tant soit peu. Récemment, j'ai lu la moitié du livre "Le Rayon vert" de Jules Verne. C'est difficile. Ce texte a été écrit il y a plus de 100 ans, j'ai consulté beaucoup de mots sur le dictionnaire comme d'habitude. Ça se passe comme ça.  Et pourtant, en m'amusant, je fais la lecture et écris en français. Par hasard, je rencontre quelques expressions que je veux utiliser, quand je lis le roman. Et après, en me référant aux expressions, j'écris en français un article. Cette action se répète inlassablement. Jusqu'à quand est-ce que je le fais ? Jusqu'à la mort ? On verra.

Combien de Japonais vivant au Japon écrivent en français ? Je ne le sais pas. Le développement des ordinateurs connecte au monde, il vaut mieux en profiter. Comme écrire en langue étrangère est très dur, la motivation continue ou pas. Je pense que c'est un problème. Quant à moi, le sujet est intarrisable pour l'instant. En écrivant un article, je veux écrire souvent autre chose. Mais, je l'oublie tout de suite.

Heureusement, j'écris maintenant un brouillon au bureau. Après le travail, je vérifie quelques mots sur le dictionnaire chez moi. Le lendemain, je tape ce brouillon au bureau. Est-ce que vous me demandez si je travaille au bureau ? Je néglige des tâches dans un sens, mon salaire n'augmente jamais de 10 centimes. Auparavant, j'ai déjà écrit que mon patron avait acheté une voiture rouge  Mercedes-Benz. Ajouté à cela, des colis que sa femme et sa fille ont achetés sur internet arrivent presque chaque jour au bureau. Vachement, c'est ridicule. C'est pas nécessaire que je travaille sérieusement. Au même moment que le téléphone sonne ou s'allume, je réponds au téléphone. Les dossiers sont toujours bien arrangés et classés. Je fais quoi d'autre au bureau ? Le temps n'est pas infini, il faut l'utiliser efficacement. Je n'ai aucun sentiment de culpabilité. De tels employés comme moi n'accroissent pas la productivité des entreprises. Comparé aux autres pays, elle est carrément faible au Japon. Pareillement, elle continue à baisser sans doute. Car, on ne peut pas prendre des congés, bien que le salaire n'augmente jamais. "Premium Friday" est complètement en train d'être oublié, pour quelle raison cela a-t-il été appliqué par le gouvernement japonais ?

Encore, le sujet est dévié, de plus quand  j'écris un exutoire, écrire en français devient encore plus difficile.