samedi 18 avril 2026
J'accepte mon âge actuel.
dimanche 12 avril 2026
Ma revanche
dimanche 28 septembre 2025
Izutsu
lundi 30 juin 2025
C'est une prévention de la maladie d'Alzheimer
vendredi 21 mars 2025
L'exposition Paul Klee
samedi 3 février 2024
La lumière instantanée
samedi 2 septembre 2023
Le seuil de rentabilité
samedi 18 mars 2023
La Pluie bleue
samedi 7 janvier 2023
Neuvième année
Cette année déjà commence. L'année dernière était une amertume. La lecture du Monde diplomatique n'avance pas encore. J'ai décidé de continuer à le lire lentement. Pour l'instant, je ne fais pas des heures supplémentaires, mais le temps me manque toujours. Je n'ai pas tellement pu voir des films, c'est seulement 41 films. La fatigue a émoussé un peu mon désir de voir des films.
Je me suis rendue compte que j'étais allée au musée une fois en 2022, c'était une exposition de Vincent Van Gogh de la collection du musée Kröller-Müller. Alors, à la fin de décembre, je suis allée à Toyota pour une exposition de Gerhard Richter. Avant que j'aille au musée, j'ai vu le film "L'Œuvre sans auteur" de Florian Henckel von Donnersmarck.
Dans ce film, le protagoniste Kurt est Gerhard Richter, une partie de sa vie est décrite. Lors de son enfance, sa sœur était un peu malade mentale à cause de sa sensibilité affûtée. Elle est admise dans l'asile psychiatrique sous la Seconde Guerre mondiale. Finalement, elle est envoyée dans un camp de concentration nazi, et puis elle est tuée en raison de l'opération de l'eugénisme. Pour Kurt, ce fait est un traumatisme. Ce diagnostic d'un médecin détermine la vie de la sœur de Kurt.
Environ dix ans s'écoulent, Kurt apprend la peinture dans l'École des beaux-arts de Dresde, il rencontre une étudiante Ellie. Ils tombent amoureux. Le père d'Ellie est le médecin nazi susmentionné, mais ce secret n'est pas révélé pour ce couple jusqu'à la fin du film. A cette époque, l'Allemagne de l'Est préconise le réalisme socialiste, l'art contemporain est réfuté. Cependant, lors d'un voyage en Allemagne de l'Ouest, l'expressionnisme abstrait le touche. Après Kurt et Ellie y émigrent. Il est chanceux, il réussit l'examen pour entrer dans l'académie publique des beaux-arts de Düsseldorf. Ellie et lui se marient. En faisant un petit boulot, il peint chaque jour dans son atelier attribué, ce sont des balbutiements pour établir sa propre originalité et style. Enfin, Kurt retourne à ses racines, il essaie de reproduire soigneusement avec un pinceau une photo de sa tante et lui sur la toile, ensuite il fait exprès de l'estomper. A cet instant, il trouve la technique de la photo-peinture. Son nom est ultérieurement connu dans le monde de l'art. J'ai découvert le processus de la photo-peinture grâce à ce film. J'ai déjà vu ce tableau "Tante Marianne" dans le cadre de l'exposition de la collection de la fondation Yageo, au musée municipal en 2014.
Ce que j'ai connu pour la première fois le nom de cet artiste Gerhard Richter, avec l'album de Sonic Youth "Daydream nation". La flamme vacillante d'une bougie dans la pénombre d'une chambre est peinte. Il m'a semblé qu'elle reflétait la musique de Sonic Youth. Elle exprime une chose éphémère et inquiète. Je ne sais pas si le tableau de cette couverture était une commande de Sonic Youth. Plusieurs années plus tard, j'ai vu ses œuvres de photo-peinture dans un magazine de l'art. Comment Gerhard Richter les a peintes ? Presque tous les artistes cherchent leur propre originalité. Établir l'originalité est difficile, ils sont submergés par des sentiments d'échec. Lorsque j'ai vu les tableaux "Tante Marianne", "Portrait Liz Kertelge" et "Mao", le flou artistique avec le pinceau de Gerhard Richter m'a interrogé si la photo était vraiment bien représentée. Est-ce qu'on la surestime ? Il m'a apparu que l'efficacité du flou était l'ambiguïté de quelques souvenirs qu'une photo accompagne. Notre mémoire est fragile, n'est-ce pas ?
Cette fois, on dit que "Birkenau" de peinture abstraite est le plus important dans l'exposition. Pour ma part, ce qui m'a plu le plus, c'était "8 Panneaux en verre" de l'installation, car bien que huit panneaux soient simplement pendus à deux tringles en acier, leur base soit fixé dans deux autres triangles, je pense qu'il y a un sens et une valeur quand on est debout devant eux.
J'ai été debout devant ces panneaux, j'ai pu me mirer dans le premier panneau. Quand je regardais distraitement mon apparence, un couple passait derrière ces huit panneaux. À ce mement-là, une affaire m'a semblé étrange, c'était que la silhouette en noir de ce couple bougeait, ce contour était flou. Je me suis demandée pourquoi cette silhouette n'avait pas de couleur et était trop flou. Est-ce que ma vision était trouble ? Alors quelques minutes plus tard, comme un jeune homme passait derrière eux, je l'ai regardé, concentrée à travers eux. C'était le même résultat que précédent. La silhouette que j'ai vue était comme un fantôme, c'était un effet des panneaux de verre spécial ? Je me suis déplacée, j'ai regardé cette œuvre de côté avec attention. L'angle de la disposition des huit panneaux était respectivement différente. Son arrangement provoque ce truc inédit ? Je n'ai pas pu le clarifier. L'acte de voir dépend toujours de l'écheveau de la notion fixe, de l'histoire, et de la coutume etc. Quelle image surgit de cette acte ? L'exposition m'a posé une telle question.
samedi 16 octobre 2021
Les circulations économiques
J'ai recommencé à suivre le cours de français depuis ce mois. Le taux de vaccination contre le coronavirus a atteint 60% au Japon. En Israel ou au Royaume-Uni le taux de vaccination a déjà atteint plus de 80% depuis trois mois. Il est évident que l'immunité collective n'est pas faite par la vaccination, et que la vaccination prévient seulement l'aggravation du corps des gens qui ont attrapé la covid-19. On dit que le délai du vaccin Pfizer est environ six mois. Est-ce que le pass sanitaire est efficace ou pas ? On ne sait pas. J'attends le vaccin Novavax. Ce vaccin est le type de protéine recombinante. Je suppose que l'effet secondaire est moindre que celui du vaccin à ARN messager. Je me demande si la quantité d'une piqûre de vaccin à ARN messager est trop pour la majorité des Japonais. Le poids et la taille de la majorité des Japonais sont en moyenne plus petits que ceux des Occidentaux. Le vaccin à ARN messager est un grand essai clinique à l'échelle mondiale. Mais une amie m'a dit que le médicament oral contre cette épidémie serait répandu l'année prochaine. Elle a raison. Comme je ne suis pas encore vaccinée, il faut continuer à faire attention au coronavirus. Parce qu'il y a beaucoup de patients asymptomatiques grâce au vaccin. La semaine dernière, après avoir visité le musée municipale pour l'exposition de François Pompon, j'ai vu des gens boire une bière dans un pub. Ils parlaient gaiement sans masque et riaient. Les circulations économiques sont nécessaires, pour l'instant on doit vivre avec le coronavirus. Tout le monde souhaite que ce virus s'atténue.
À propos de l'exposition de François Pompon, je suis allée au musée après le travail vendredi dernier. Ses œuvres sont presque toutes des sculptures d'animaux. Je suppose que des parents qui emmènent leur enfants visitent cette exposition. C'est gratuit pour les écoliers et les collégiens. Alors, j'ai évité d'y aller samedi et dimanche. Franchement, je ne connaissais pas tellement le nom de cet artiste et ses œuvres. Mais, lorsque j'ai vu une statue de "L’Ours blanc" dans la publicité de cette exposition à Kyoto, je me suis demandée si je l'avais vu auparavant quelque part. Ce jour-là, j'ai vu trois pièces de Nō à partir de 11 heures jusqu'à 17 heures, je n'ai pas pu aller à cette exposition. Le lendemain, comme cette statue de "L'Ours blanc" m'intéressait, je l'ai cherché sur Internet. Ma question a été immédiatement résolue. Cette statue est exposée au musée d'Orsay. Je l'ai vu là-bas. Peut-être, la forme de l'Ours blanc était un peu impressionnante, je trouvais ça mignon.
Cette fois, cette exposition a lieu aussi à Nagoya. La statue de Cosette des Misérables était exposée. En regardant le ciel, Cosette porte un seau. La statue exprime sa vaillance au cours de ses épreuves. François Pompon a été connue grâce à cette œuvre, sa vie est devenue stable. Cependant, il a perdu son propre style comme sculpteur. C'est mortel. L'originalité d'un artiste est toujours indispensable. François Pompon privilégie la sculpture d'animaux, ensuite il travaille dans l'atelier d'Auguste Rodin. Après la mort de Rodin, il est indépendant.
vendredi 28 août 2020
C'est moche ?
La semaine dernière, j'ai vu une émission d'art chez ma mère. L'exposition de l'artiste contemporain islandais danois Olafur Eliasson qui a lieu dans le musée d'art contemporain de Tokyo a été présentée. Elle a été annulée une fois en mars à cause du coronavirus. Plusieurs œuvres m'ont attirée.
En 2018, il avait installé "Ice watch" à Londres qui nous évoque le problème de l'environnement. Des masses de la banquise de mer étaient exposées. On pouvait les toucher, cet acte nous fait réfléchir à la vie quotidienne qui détruit la Terre, tandis que ces glaces fondent avec le temps. En 2015, lors de la COP21, cette installation avait déjà eu lieu à Paris. Mais cette installation n'est pas exposée à Tokyo.
En voyant cette installation d'Olafur Eliasson à la télé, je me suis rappelée la vidéo "Sometimes making something leads to nothing" de l'artiste belge Francis Alÿs. En poussant un bloc de glace, Francis Alÿs le déplace et parcourt le centre-ville de Mexico. Ce bloc devient petit et disparaît avec le temps. Qu'est-ce que sa performance signifie ? Est-ce que c'est de la démence ? Il m'a paru que cette glace est la vie de quelqu'un ou la mienne. La glace est frottée par la surface de la terre avec douleur. Le destin de cette glace est de fondre en quelques minutes. Ce temps de fonte est plus court que nous le pensons. Cette performance exprime vivre, il me semble que cet acte fou devient sublime.
Mais de telles œuvres contemporaines m'embarrassent toujours, car je ne sais pas d'où et comment je comprends. Est-ce qu'il vaut mieux sentir ces œuvres qu'y penser ? Quelque chose des œuvres nous incite parfois à effondrer le sens commun ou la morale sociale. En outre, elle nous pose des questions. C'est important. La possibilité de l'art est infini sans cesse. Cette fois, tous les musées sont frappés par l'épidémie.
À propos, lors de nos achats, les sacs plastiques ne sont plus gratuits depuis juillet au Japon. Dans le cadre des mesures contre les problèmes d'environnement, cela est appliqué. En particulier, la pollution microplastique des océans influence l'écosystème dans la mer. Le Japon ne s'engage pas activement à trouver des solutions à ces problèmes.
samedi 11 janvier 2020
C'est en rupture de stock
En 2018, après la mort de mon père, ma mère a complètement oublié mon anniversaire. Je ne le lui ai pas dit. J'ai pensé qu'elle était très fatiguée. Mais, quelques jours ont passé. Tout à coup, elle s'en est souvenue. Et puis, elle s'est excusée: "Je n'ai jamais oublié ton anniversaire jusqu'à maintenant. Est-ce que j'attrape une maladie d'alzheimer ?" C'était exagéré. Lors de la lecture de "Les chaussures italiennes", il y avait une scène où le protagoniste joue au puzzle de "La ronde de nuit" de Rembrandt chez lui. La partie noire est très grande dans ce tableau. Il a l'air difficile. Je voulais y jouer. Et puis, j'ai demandé à ma mère d'acheter le puzzle de "La ronde de nuit" en 2019. Elle a accepté. Ma mère s'est abonnée à Amazon Prime après la sortie de l'hôpital pour acheter des plats préparés dont la teneur en protéines est ajustée. Au début de décembre, ma mère m'a dit que ce puzzle était déjà en rupture de stock à cause de Noël chez Amazon. J'étais choquée. Je me suis demandée si le puzzle était populaire. J'avais l'intention de passer la fin de l'année à le faire. Et alors, j'ai emprunté sept DVD et plusieurs livres.À propos, vous avez vu le célèbre tableau "La ronde de nuit" de Rembrandt de vos propres yeux. Moi, "non", c'est dommage. À mes huit ans, mes parents ont emmené pour la première fois mon frère et moi au musée préfectoral. C'était l'exposition de Rembrandt dans la collection du musée de l'Ermitage, en 1982. Il y avait une foule devant chaque tableau, j'ai vu des tableaux à travers l'interstice des adultes. Ma mère m'a parfois demandé si je pouvais voir des tableaux. Lorsque je lui ai quelques fois répondu "Non", elle a tiré ma main et m'a fait pénétrer dans cette foule. Des peintures à huile luisaient dans la pénombre d'une salle. Je n'ai pas compris à quelle époque ces tableaux avaient été peints. Probablement, en lisant ses légendes, je crois que mes parents nous les ont simplement expliqué. Je ne peux plus me souvenir de ce contenu. Le nom du peintre hollandais Rembrandt et plusieurs de ses tableaux ont été gravés dans ma mémoire. Lorsque je vais au musée pour voir une exposition, un enfant qui est emmené par ses parents bouscule la foule pour voir un tableau. Ce spectacle me fait sourire, cet enfant est comme moi jadis.
Sachez que le capital culturel n'a jamais été élevé dans ma famille. Je pense que le capital culturel est considérablement influencé par les parents. Non seulement le pouvoir financier qui permet aux parents d'offrir beaucoup d'expériences à leurs enfants, mais aussi un haut niveau de culture est nécessaire. Comme Pierre Bourdieu, dans son livre "La Reproduction", le mentionne. Cela me semble évident. Quand ma mère était jeune, elle a essayé de participer à une classe de peinture. Comme ses dessins étaient mauvais, elle y a renoncé. Franchement, je dessine mal. Est-ce que c'est l'hérédité ? Mais, ma mère aime voir des peintures. Moi aussi. En voyant des tableaux, je me demande comment le peintre a peint ?
Il y a plus de dix ans, lors de mon déménagement, j'ai trouvé deux marques-pages dans un tiroir que mes parents m'avaient achetés à cette exposition. C'étaient "Portrait d'un savant à son bureau" et "Le Sacrifice d'Isaac". La fraise du costume dans "Portrait d'un savant à son bureau", cela m'a rappelé une chose. À mes huit ans, en voyant cette peinture, je me suis demandée qu'est-ce que c'était ces plis blancs bizarres. C'est un foulard ou un col ? À cette époque, je ne connaissais pas le mot "fraise". Même si un enfant ne peut pas comprendre le sujet, l'histoire et la technique d'une peinture, quelques tableaux deviendront indélébiles dans son cœur. Une telle expérience est importante et précieuse pour l'enfant. Justement, c'est le proverbe "il faut battre le fer pendant qu'il est chaud".
samedi 28 décembre 2019
Il est casse-cou ou génie ?
L'histoire de l'art occidental est compliquée pour moi, parce que j'ai du mal à mémoriser les noms des peintures et des peintres. Comme je ne suis pas expert dans ce domaine, en voyant des tableaux, je me suis demandée qui était Antiveduto Gramatica, Bartolomo Manfredi et Jusepe de Ribera etc. Jusepe de Ribera est José de Ribera, cela était écrit dans une légende. Je lisais les légendes, et alors, j'ai foncièrement compris que les connaissances basiques de l'art me manquaient. Avant cette exposition, ma mère m'a recommandé le livre "Caravaggio segreto" de Costantino D'Orazio, je l'ai lu. Ce livre m'a aidé à voir ces tableaux de Caravaggio dans cette exposition.
En particulier, ce qui était impressionnant, c'était le ventre de "Marie-Madeleine en extase". Pourquoi son ventre est gonflé ? Est-ce qu'elle est enceinte ? Ou elle attrape une ascite ? Son expression du visage est sûrement en extase. Mais, il m'a semblé qu'une tristesse et une résignation insondable se mélangeaient sur son visage. Je ne pense pas que la majorité des prostituées aiment cette profession. Que cela leur plaise ou pas, elles le font pour vivre. À cette époque, cette œuvre a désobei à l'Église catholique romaine, est-ce qu'il n'a pas provoqué une controverse ? Le cardinal Francesco del Monte était un mécène de Caravaggio, il ne s'est pas mis en colère ? Et à part ça, une petite partie dans le coin supérieur gauche dans le tableau est rouge claire. Quelle sorte de lumière ? Simplement, c'est une mise en scène ? Madeleine est prostituée. Une satisfaction immédiate la convainc, elle mène une vie dissolue. Est-ce que ce petit rouge clair signifie un frêle espoir ou son âme pure ? Puisque Madeleine éprouve ultérieurement des remords, un grain de larme dans le coin de l'œil est peint par Caravaggio. Il voulait apporter un espoir dans ce tableau ? C'est un mystère. De toute manière, je voulais voir aussi "Madeleine repentante" et les juxtaposer, si possible.Quant à "David avec la tête de Goliath", cette fois, il est ouvert au public pour la première fois au Japon. On dit que la tête de Goliath est celle de Caravaggio. Le sang de la tête decapitée s'égoutte, quelle épouvantable image ! Comme si David venait de le décapiter. Un gros projecteur est braqué sur David et la tête de Goliath. C'est une scène dramatique. Même si Caravaggio envisageait de bénéficier d'une amnistie en peignant ce tableau, est-ce qu'il pouvait prévoir sa mort ? En fait, il est mort plusieurs années après l'achèvement de cette œuvre. Selon le livre "Caravaggio segreto", ce peintre souhaitait fortement que les générations futures héritent de ses œuvres. Un tison de cette ambition brûlait chez lui sans cesse. Il a commis un meurtre à cause de sa nature, finalement il s'est échappé. Et pourtant, de nos jours, ses œuvres sont exposées dans le monde entier. Son vœu s'est réalisé.
Lorsque j'étais jeune, j'ai vu le film "Caravvagio" de Derek Jarman. Comme je ne connaissais pas tellement ses peintures et sa vie, je n'ai pas pu comprendre ce film. Et alors, j'ai lu un peu un livre qui concerne Caravvagio à la bibliothèque, Internet n'existait encore à cette époque-là. Je n'ai pas pu nier que ce réalisateur a surdramatisé. Et pourtant, en feuilletant des pages de ce livre, je me suis rendue compte que plusieurs scènes du film reproduisaient des peintures de Caravvagio et le chiaroscuro avec l'éclairage. Probablement, "Carravaggio" d"Angelo Longoni est bien plus près du fait historique. Mais, je ne l'ai pas vu.
lundi 11 février 2019
Un sanatorium
Ce jour-là, il faisait froid. Il y avait plus de visiteurs là-bas que j'avais imaginé. Dès que je suis entrée dans la salle d'exposition, un objet noir qui était installé à gauche m'a sauté aux yeux. Qu'est-ce que c'est ? C'est le chandelier en fer de l'église de Toivakka en Finlande, sa forme est comme un arbre. Cela m'a plu. De nombreux panneaux d'exposition étaient des photos de ses architectures. C'était dommage que l'on ne puisse pas faire l'expérience dans l'espace même de ses architectures. Cependant, une chambre pour les personnes atteintes de tuberculose dans le sanatorium de Paimio était présentée. La couleur verte claire était utilisée, et elle apportait un air apaisé. Un placard simple était équipé. D'abord, je ne savais pas exactement à quoi cette décoration servait. Comme si une planche arrondie en acier ou en fer était seulement collée, c'était le placard. Ces conceptions tiennent compte des patients. J'ai pensé que le paysage que l'on voit par la fenêtre et l'intérieur de la chambre s'harmonisent. Il n'y avait pas ce paysage dans cette exposition, mais, on a pu l'imaginer, en voyant des photos du sanatorium.Ensuite, quatre reliefs en bois étaient accrochés au mur, ils étaient chouettes. Des planches en bois accumulées sont traitées en arrondi, Alvar Aalto les a utilisées et a créé des motifs abstraits. En dépit des motifs abstraits, il m'a semblé qu'ils étaient tendres grâce au matériau de bois. Leur courbe est belle. Je voulais en acheter un, mais c'est trop cher. Tout à l'heure, j'ai trouvé ce relief chez The Conran shop sur Internet. Le prix est environ 1221 euros, c'es trois mois de mon loyer. Je ne peux absolument pas l'acheter.
Dans une autre salle d'exposition, ses créations de design (des tabourets, des chaises, des luminaires et des vases) étaient étalées. J'ai vu la présentation sur le processus de la fabrication du vase comme une amibe sur le projecteur. Selon la légende de ce vase, cette forme n'était pas une amibe, elle était le contour d'un lac en Finlande. Plusieurs maquettes d'architecture étaient exposées, c'était vraiment dommage que l'on ne puisse pas faire l'expérience de ces espaces.
Pendant mon retour, je me suis souvenue qu'une amie et moi avons passé la nuit dans un sanatorium, lors du voyage dans les pays nordiques. J'ai oublié le nom de ce sanatorium. Je crois qu'il se trouve à Helsinki ou Oslo. Basiquement, nous avions déjà réservé du Japon le logement dans des auberges de jeunesse. Et pourtant, il y avait seulement deux jours où nous n'avions pas réservé le logement dans notre itinéraire.
Nous étions optimistes, nous pourrions le chercher facilement à la capitale pour une nuit. Notre attente a été trompée. Comme beaucoup de touristes estivaux visitaient là-bas, nous n'avons trouvé aucun lit dans quelques hôtels. Le smartphone n'était pas encore apparu à cette époque. Alors, est-ce que nous avons dormi dehors ? Non, nons avons pu loger dans le sanatorium grâce à une dame hollandaise qui avait pris le même autocar que nous. Elle cherchait une chambre d'hôtel, elle avait l'air embarrassé. Nous lui avons demandé: "Vous avez réussi à trouver une chambre ?" Elle nous a répondu: "Non, vous non plus ? Je demande au réceptionniste s'il n'y a pas un établissement pour passer une nuit." Je pense qu'elle a jugé notre faible capacité de l'anglais, elle a négocié pour nous. Elle nous a dit que le réceptionniste m'a présenté un sanatorium, ensuite on est allé au sanatorium en taxi. Il m'a paru que cette dame avait une auréole à ce moment-là. Une autre fois, je vais vous raconter un autre jour où nous n'avons pas réservé lors de ce voyage.
samedi 13 octobre 2018
D'où vient mon idée ?
Après avoir vu le film "Silence" de Martin Scorsese, j'ai lu tout de suite le livre "Le cinéma et le christianisme" d'Okada Atsushi qui est professeur à l'Université de Kyoto en histoire de l'art occidental. À vrai dire, ce livre m'intéressait depuis l'année dernière. Car, j'ai lu son livre "Le cinéma est comme la peinture" il y a plusieurs années. Son analyse de films est basé sur un point de vue dans l'art, en citant beaucoup de tableaux. C'est très instructif, mon intérêt a été émerveillé. Je supposais que ce professeur était chrétien, mais il écrit parfois dans le livre qu'il n'est pas chrétien. Lorsque je vois un film occidental, quand une scène suggère implicitement le christianisme, je ne peux pas le remarquer. Probablement, les Occidentaux peuvent interpréter cette scène qui concerne le christianisme.Dans l'article "Le marécage", j'ai écrit que l'auteur du livre "Silence", Endō Shūsaku, était chrétien. Quand il était collégien, il a été baptisé. Au Japon, le christianisme est maintenant aussi minoritaire. L'auteur n'a pas été persécuté comme les personnages de son roman "Silence", je pense qu'Endō Shūsaku a pu bien comprendre les chrétiens cachés. Et pourtant, la parole de Ferreira,"Le Japon est un marécage, les plantes ne s'enracinent pas. Ici, Deus est 大日(dainichi), c'est le soleil.", est écrit par l'auteur. Bien qu'il soit chrétien, lui-même, est-ce qu'il faisait face au dilemme de l'imcompatibilité entre le christianisme et le bouddhisme ou le shintoïsme. Comme le bouddhisme et le shintoïsme se mélangent au Japon, c'est une sorte de panthéisme dans un sens large.
Ici, je vous raconte une petite anecdote intéressante. Il y a quelques années, un correspondant français et moi avons discuté de la réincarnation. Je ne sais pas vraiment si elle existe. Mais, après ma mort, il est possible que je me réincarne en animal, insecte, arbre, fleur ou nuage etc. Je lui ai écrit une telle chose, il était étonné. Sa définition de la réincarnation est seulement "Se réincarner en humain". Sa réponse m'a étonnée. Distinctivement, je ne peux pas affirmer que notre définition différente dépend de la religion. La religion influence plus ou moins cette définition.
Alors, d'où vient mon idée ? La réponse est qu'un mot japonais l'exprime. C'est "草木国土悉皆成仏(そうもくこくどしっかいじょうぶつ = Sōmoku kokudo shikkai jyōbutsu)". Franchement, je ne connaissais pas jusqu'à ce que je voie régulièrement le Nô. Le mot apparaît souvent dans des pièces de Nô (par exemple, "Kakitsubata(Iris d'eau japonais)", "Fuji(glycine)" et "Sesshō-seki(pierre assassine)" etc.). Expliquons-le simplement.
草木 (sōmoku) est l'herbe et l'arbre.
国土 (kokudo) est la terre.
悉皆 (shikkai) est toute chose.
成仏 (jyōbutsu) est repose en paix.
Les plantes et la terre n'ont pas d'âme, et cependant, ils reposent en paix. Cette idée concerne le bouddhisme, elle a été importée de Chine. Et après, l'école Tiantai l'a adoptée, "Sōmoku kokudo shikkai jyōbutsu" s'est diffusé dans le Japon. Pour quelle raison cette idée s'est enracinée ? Auparavant, j'ai commenté "huit millions de dieux (八百万の神=yaoyorozu no kami)" dans l'article "J'ai fini mille grues". "Huit millions de dieux" est dérivé du shintoïsme, les Japonais pensent naturellement que beaucoup de dieux existent. De plus, la nature est considérée comme un dieu. Comme je suis Japonaise, je pense qu'il n'y a pas de mérites relatifs au monothéisme (le judaïsme, le christianisme et l'islam). Je ne peux pas comprendre que l'on s'accroche au monothéisme.
samedi 1 septembre 2018
Deux peintres
Une autre chose me vient à l'esprit, c'est au sujet d'un peintre français, Henri Rivière. "Trente-six vues du mont Fuji" d'Hokusai l'a touché profondément ? Henri Rivière a fait "Trente-six vues de la Tour Eiffel". En 2014, je suis allée au musée pour voir l'exposition "Hokusai et Rivière -les deux de "Trente-six vues"-".
Les estampes d'Henri Rivière se basent sur le ton sépia. Leur ambiance est nostalgique. Ce qui m'a interéssée, c'est la tour Eiffel en travaux qui est dessinée. Parce que le mont Fuji est une créature de la nature, en revanche la tour Eiffel est artificielle. Les ouvriers l'ont construit chaque jour, en transpirant. Cette estampe d'Henri Rivière est aussi une preuve de l'histoire. On ne peut pas saisir l'expression du visage des ouvriers dans ce chantier, comme leurs visages sont couverts d'ombre. Non seulement les spectacles de Paris dans cette époque, mais aussi les citoyens qui ont vécu là-bas, cela compose les estampes. Plusieurs compositions picturales d'Henri Rivière étaient similaires à celles d'Hokusai. J'ai pensé qu'il n'avait pas intentionnellement imité, probablement il avait rendu hommage à Hokusai. Les deux "Trente-six vues" représentent quelque chose comme une respiration de l'époque, et cette chose nous est transmise. L'exposition était précieuse pour moi, c'était la bonne occasion pour comparer ces deux séries.
dimanche 1 juillet 2018
Cloche du soir à Mii
Une autre cloche est aussi célèbre, et elle est déposée sur un socle dans un petit bâtiment. On dit que Benkei l'a traînée. On ne sait pas si la saga est vraie ou pas. Utagawa Kuniyoshi a peint une estampe sur la saga. La composition de l'estampe est principalement la cloche, Benkei qui est très musculaire la traîne à droite dans le cadre. Cela produit une mise en relief. Auparavant, j'ai vu cette estampe de mes propres yeux au musée. Elle était dynamique. Cependant, comme la taille d'une estampe n'est pas tellement grande, cela m'étonne toujours.
Quant à une autre chose, bien qu'il y ait beaucoup de statues de bouddha, nous avons pu seulement voir quelques statues. C'était dommage. Il a fallu visiter le temple pendant l'exposition spéciale. Finalement, nous avons essayé de visiter la tombe d'Ernest Fenollosa et demandé à la réception de la porte principale combien de minutes il faut pour aller à cette tombe à pied. Sa réponse était; "C'est loin, il vaut mieux y aller en voiture". Ma mère a conudisait sa voiture, nous avons essayé d'y aller. À l'ère Meiji, l'État japonais a respecté trop la culture occidentale et abandonné l'art japonais. Ernest Fenollosa a estimé l'art japonais et secouru des œuvres de l'art japonais. Ces œuvres d'art sont exposées au musée des beaux-arts de Boston. Son travail a contribué à la protection d'art japonais. Finalement, nous n'avons pas trouvé l'entrée de cette tombe dans les bois. Notre voiture l'a passé probablement. À contrecœur, nous sommes retournées.
samedi 23 septembre 2017
L'Arche russe
Catherine II a collectionné beaucoup de peintures. Jadis, le peuple n'a pas pu les voir, il travaillait comme des rameurs de la galère pour cette collection. De nos jours, ironiquement tout le monde paie un peu d'argent, on peut les voir. Cependant, le budget des musées renommés dans le monde entier est serré pour l'entretien et la réparation des bâtiments et des peintures.
Quant à l'exposition, on a pu voir au total 85 tableaux. Tiziano, Frans Hals, Rubens, Murillo, Watteau, Cranach etc... En lisant un panneau d'explication sur le musée de l'Ermitage, je ne savais pas que Catherine II était issue de la noblesse allemande. À cette époque, les jeunes de la noblesse anglaise font le grand tour par l'Italie et la France. L'Allemagne n'était pas encore développée, c'était la campagne dans un sens. Catherine II a dû ressentir un complexe d'infériorité. Elle s'est mariée avec Piotr III, je crois qu'elle était probablement pleine d'ambition. Cette ambition a fait qu'elle s'est acharnée à fonder le grand empire russe. De telles peintures anciennes de portrait sont regardées par beaucoup de gens. Par contre, il me semble que ces portraits me regardent comme des miroirs. Je sais qu'ils n'ont pas de vie et de conscience, qu'est-ce qu'ils pensent ? Je ne suis pas en délire. C'est simplement mon illusion. Comme ces tableaux ont passé quelques siècles, ils ont une existence forte.Tristement, l'attentat a frappé le métro de Saint-Pétersbourg en avril cette année. Non seulement le métro, mais aussi des musées renommés risquent d'être attaqués par un attentat. J'ai pensé que nous n'étions en sécurité nulle part, en regardant ces tableaux.
jeudi 17 août 2017
Los Olvidados
Buñuel a tourné beaucoup de films, la qualité de chaque film est très différente. J'aime son film "L'Ange exterminateur", des gens de la bourgeoisie ne peuvent pas sortir d'un manoir à cause d'une puissance invisible. Si la maison était hantée, le film serait banal et fade. L'expression du surréalisme comme dans des scènes du film "Un chien andalou" n'est pas tellement vue dans le film "Los Olvidados", ce réalisateur confronte directement un sujet social pour créer ce film. Aussi quand j'ai vu le film "Rocco et ses frères", j'ai été étonnée que Visconti avait tourné un tel film. Car, mon image de Visconti était le film "Le Guépard" à ce moment là. Le film "Los Olvidados" et "Rocco et ses frères" ont des facteurs surprises chez ces deux cinéastes.
vendredi 4 août 2017
Qui est Benno von Archimboldi ?
Venons-en au fait. Qui est Benno von Archimboldi ? Si vous savez qu'il est un personnage imaginaire, vous allez lire absolument le roman "2666" de Roberto Bolaño. Je l'ai lu il y a deux mois. Lorsque ce roman est sorti au Japon, j'ai connu pour la première fois Roberto Bolaño. Après avoir lu une présentation du livre "2666" dans un journal, j'ai voulu le lire. Cependant, j'ai hésité. Car, le livre est environ 850 pages, en page sur deux colonnes (en japonais).
En 2016, j'ai vu le film "La Bataille du Chili". Ce film m'a rappelé le livre "2666", Roberto Bolaño est Chilien. Ensuite, le film "Il postino" d'édition intégrale en Blue-Ray est vendu au Japon. Cette nouvelle m'a fait tiré vaguement ce synopsis dans mon cerveau désuet. Un écrivain chilien a quitté le pays et vécu en Italie, lui et un facteur communiquent. Est-ce que cet écrivain est Roberto Bolaño ? C'est complètement faux. Ma mémoire a faibli. C'est Pablo Neruda. Il est plutôt connu en tant que poète. Je ne sais pas si le film "Neruda" de Pablo Larraín qui a tourné le film "No" est sorti au Japon.
À propos du livre "2666", ce roman consiste en cinq parties ("La partie des critiques", "La partie d'Amalfitano", "La partie de Fate", "La partie des crimes" et "La partie d'Archimboldi"). Dans "La partie des critiques", trois hommes et une femme sont professeurs de littérature à l'université. Ils recherchent des œuvres de Benno von Archimboldi. L'écrivain allemand n'apparaît jamais en public. Ils suivent ses traces. Dès que j'ai commencé à lire cette partie, je me suis demandée si l'écrivain allemand "Archimboldi" concernait le peintre "Giuseppe Arcimboldo". Ce mystère est démontré dans la dernière partie. La scène du roman change coup sur coup, l'Europe, le Mexique, les États-Unis, encore le Mexique, et l'Allemagne.
En particulier, "La partie de crimes" est trop longue, des spectacles sanglants sont décrits. Cette histoire est conçue par des meurtres réels dans la guerre de la mafia. Santa Teresa se trouve au Mexique, mais cette ville est imaginaire, et elle ressemble à Ciudad Juárez. Quelques personnages de policier dans cette partie m'évoquent un policier qui apparaît dans le film documentaire "Narco Cultura". Presque tous les jours, les policiers travaillent pour des affaires de meurtres, ils sont paralysés. En outre, ils ne peuvent pas arrêter des criminels à cause du pouvoir irrésistible de la mafia. La fonction de commissariat n'est pas remplie. En réalité, plusieurs de leurs collègues ont été assasinés. Ce n'est pas de la fiction.Dans le film, un genre musical "Narco Corrido" devient populaire, comme autrefois le style d'Hip hop. Étrangement, il me semble que le rythme de Narco Corrido est bucolique et joyeux, et qu'il s'éloigne de l'élément agressif. Parce que je ne peux pas comprendre les paroles en espagnol. Ces paroles violentes sont comme celle de l'Hip hop. Le déséquilibre entre le rythme et les paroles peut être attirant.
Dernièrement, dans "la partie d'Archimboldi", on peut savoir comment cet écrivain mystérieux a vécu jusqu'à maintenant. Quand il était jeune, il a été appelé sous les drapeaux pendant la Seconde Guerre mondiale. Aussi, ce jeune soldat se fait le complice de l'Holocauste. C'est le destin inéluctable. Je ne peux pas bine résumer ce livre. Ce roman est un drame actuel, dans un sens, il est une offrande d'élégie pour ceux qui ont été tués et oubliés. Les temps modernes ont fait engendrer cet œuvre à Roberto Bolaño.






