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samedi 18 avril 2026

J'accepte mon âge actuel.

L'autre jour, ma mère m'a invité à visiter le musée préfectoral, parce que l'exposition de Vincent van Gogh avait lieu. Alors, nous y sommes allées. Ce jour-là était le dernier jour, il y avait beaucoup de monde. Je n'ai pas pu contempler chaque tableau. Cette affluence m'a évoqué l'exposition de Rembrandt où je suis allée à mes huit ou neuf ans. De nouveau, j'ai pensé que les peintres renommés dans le monde pouvaient toujours attirer de nombreux visiteurs. Cette fois, le titre de l'exposition était "La maison de Van Gogh: Musée Van-Gogh - La légende du peintre, la collection de la famille, l'histoire en cours". Quelques tableaux de plusieurs peintres qui ont été influencés par Vincent van Gogh étaient exposés. Il y avait un tableau de Vlaminck dans ces tableaux. C'est sûr que le coup de pinceau est similaire à celui de Vincent van Gogh.

Le frère de Vincent, Théo a soutenu Vincent. Après la mort de Vincent, Théo, sa femme Johanna et leur fils ont gardé des collections de Vincent et ont fondé un musée pour cela. Cette fois, Johanna a vendu des tableaux, elle les a écirits sur un grand livre comptable, ce livre a été exposé dans cette exposition. Un tableau a été vendu à la Galerie nationale de Londre, cette chose a été noté par Johanna. Les frères ont collectionné cinq estampes japonaises. Cette fois, ces estampes japonaises ont été exposées. Principalement, la majorité des tableaux exposés de Vincent est la collection du Musée Van-Gogh d'Amsterdam. Une section immersive était équipée dans l'exposition. Elle peut donner une occasion plus haute de connaître des tableaux de Vincent van Gogh. C'est une partie de l'art numérique. Personnellement, je peux comprendre cette intention, en revanche, je me demande si c'est excessif.

Après avoir vu l'exposition, ma mère m'a dit que la marée humaine l'avait fatiguée. Ensuite, elle m'a dit: "J'ai faim." Elle m'a proposé de manger de l'anguille. Je lui ai dit que c'était cher. Elle a dit : "Ça faisait longtemps que je vais au centre, alors je ne suis pas allée manger d'anguille !" Nous sommes allées à un restaurant de l'anguille. En inclinant la tête, ma mère m'a demandé si tout le monde était riche. Le coût de la vie s'impose à nous sans aucun doute à cause de la guerre en Iran. Je lui ai répondu que c'était exact. Pendant que je mangeais de l'anguille, je me suis demandée si cette fois était la dernière fois de manger de l'anguille.

Après le déjeuner, ma mère et moi avons pris le métro, un jeune homme était assis devant nous, il a vu ma mère, en se levant, il lui ai dit: "Asseyez-vous s'il vous plaît." Il lui a cédé sa place. Ce spectacle ordinaire m'a rappelé un évènement. L'année dernière, moi aussi, j'ai reçu la place d'un jeune homme. À ce moment-là, en me tenant à la poignée, je fouillais dans mon sac à dos pour trouver mon smartphone. Malgré sa gentillesse, j'ai refusé. J'ai remarqué que je l'avais perdu, j'étais complètement bouleversée. Ce jeune homme a vu mes cheveux blancs, je pense maintenant qu'il avait jugé de mon âge. Est-ce que c'est choquant ? Non, j'accepte mon âge actuel.

dimanche 12 avril 2026

Ma revanche

Récemment, des infos sur l'Iran sont diffusées chaque jour. Cela me déprime. Bien que je puisse travailler en santé dans un bureau, je dis des gros mots dans mon cœur. C'est une totale insignifiance. Chaque fois que je vois des habitants pleurer ou crier à Téhéran, cela m'évoque le livre "La troisième guerre mondiale commence déjà" d'Emmanuel Todd. Ce livre est sorti en 2022 au Japon. En voyant des infos sur l'attaque des Etats-Unis envers l'Iran ou la guerre entre la Russie et l'Ukraine, ma mère et moi disions: "Les délégués de ces pays viennent au Japon, ils négocient sous des cerisiers fleurissant, ils sentent que la nature est grandiose, cela leur pose une question: "la guerre détruit la nature tranquille ?". Alors, nous aimerions que la guerre se termine. Cette histoire est un espoir. Jusqu'à quand cette situation continue ? Nous avons poussé un profond soupir.

De telles informations me dépriment, comme j'ai écrit la représentation de nō à Nishinomiya dans l'article dernier, je note plusieurs impressions. L'heure de cette représentation commence à partir de 14 heures, je suis allée au musée municipal avant elle. Simplement, c'était pour tuer le temps, le musée n'est pas grand, plutôt c'était sombre. Lorsqu'on est à l'entrée du musée, un spectacle d'un jardin par la fenêtre attire les yeux des visiteurs. À propos de l'exposition de ce jour-là, des tableaux que ce musée avait récemment achetés étaient exposés. Personnellement, un paravant en or de Kawanabe Kyosai avait beaucoup d'impact, des montagnes sont peintes de façon dynamique à l'encre, cela m'a étonnée.

Après avoir fini de voir cette exposition, je me suis déplacée en train pour déjeuner, j'ai mangé un sandwich dans un Starbucks. Ma ventre était contente. Ensuite environ 15 minutes à pied, je suis arrivée au théâtre de nō. Auparavant, j'ai vu ce théâtre de nō sur Internet, je voulais y aller. Le théâtre de nō n'était pas grand. Il avait environ 60 places. La scène était proche de la place des spectateurs, on pouvait bien voir la scène. Ici, on devait ôter ses chaussures. Pourtant, c'était dommage que la chaise soit en tube d'acier. La pièce de cette représentation était "雲林院(Unrinin)", j'ai déjà vu cette pièce et écrit sur cela en 2024. Cette représentation m'a fait parfois dodeliner. Cette fois était ma revenche dans un sens. 

Auparavant, comme j'ai écrit l'intrigue, je l'omets cette fois. Dans la pièce, le héros Kinmitsu habite à Ashiya qui est près de Nishinomiya. Pour cette raison, la pièce "雲林院(Unrinin)" est de temps en temps représentée dans la région de Kansai. Selon l'explication d'un maître de nō, en général des héroïnes des pièces dansent seulement "序の舞(jyonomai)". Le héros (le fantôme d’Ariwara no Narihira) de "雲林院(Unrinin)" et de "小塩(Oshio)" danse 序の舞. C'est rare. On dit que Zeami a créé la pièce "雲林院(Unrinin)", la pièce actuelle "Unrinin" est différente de celle de Zeami. La première moitié des deux est presque la même. Dans la deuxième moitié de Zeami, le fantôme n'est pas Ariwara Narihira, il est Mototsune comme mauvais fantôme, ce masque est celui d'un ogre. Cette explication était instructive.

À l'issue de l'explication, la représentation a commencé. Les paroles était projetées sur le mur de droite et gauche. Cela m'a surprise. Probablement, ce service est que les spectateurs peuvent comprendre plus profondément l'histoire dans la pièce. J'ai lu parfois ces paroles projetées. À mon avis, c'était pratique, mais je me suis demandée si je voyais négligemment le mouvement de shite et le waki. J'étais coincée dans un dilemme. Des spectateurs qui étaient devant moi lisaient les paroles projetées. Quand je vois des films étrangers, je lis leurs sous-titres sans problème. L'endroit ou la position des paroles projetées n'était pas approprié ? Je me suis demandée comment je devais faire ? Dans l'avenir, n'importe qui pourra lire les sous-titres ou de telles paroles avec des lunettes ou un nouvel appareil ? Je me demande si le nō sera resté ? Le maître de nō a expliqué que dans la deuxième partie, Narihira raconte son histoire d'amour, ce n'est pas nécessaire que les spectateurs pensent profondément. En se souvent de ce sentiment, il vaut mieux s'imprégner de la danse de shite et des paroles. À ce jour-là, je n'ai pas dodeliné. Cependant, il est douteux que j'aie pu savourer cette pièce.

dimanche 28 septembre 2025

Izutsu

La semaine dernière, je suis allée à Kyoto pour voir une représentation de nō. Comme j'ai utilisé le shinkansen pour économiser le temps, j'ai visité le Musée d'art moderne de Kyoto. L'exposition "Le secret du kimono" m'a tenté. Quelques conceptions de kimono sont présentées, le motif classique de kimono à la fin de l'ère d'Edo était rénové par plusieurs peintures japonaise dans l'ère de Meiji à Kyoto. Environ 15 kimonos sont exposés, l'air de la climatisation était froid pour les kimonos. En voyant lentement cette exposition, le temps qu'il fallait quitter est arrivé.

Quant à la représentation, elle se compose de deux pièces de nō "井筒(Izutsu)""錦木(Nishikigi)" et d'une pièce de kyōgen."惣八(Souhachi)". Premièrement, "井筒(Izutsu)" est toujours représenté en automne. Ce jour-là, la température de Kyoto était 33 degrés. J'ai pu sentir l'atmosphère de l'automne grâce à cette pièce. J'avais l'ai vu il y a longtemps. J'ai eu l'impression que "井筒(Izutsu)" invitait au sommeil. Cette fois, cette impression sera-t-elle renversée ?

À propos de l'intrigue, un jour automnal, un moine visite le temple Ariwara. Jadis, Ariwara no Narihira et son épouse qui est une fille de Kino Aritsune habitaient près de ce temple. Le moine prie pour ce couple. Après un certain temps, une villageoise offre des fleurs à un tombeau, elle explique au moine que ce tombeau est pour Ariwara no Narihira et son épouse. Ils se sont mariés, mais Ariwara no Narihira a fréquenté une autre femme. Comme son épouse était gentille, elle s'inquiète pour lui, parce qu'il va à la maison de cette femme dans la nuit. Et après, cette villageoise déclare qu'elle est épouse de Narihira. Elle disparaît devant le moine. De plus le moine écoute qu'un autre villageois relate ce couple. Il souhaite la revoir encore une fois, il dort. Ensuite, le fantôm de l'épouse apparaît, il porte le kimono et le chapeau de Narihira. Elle danse tranquillement, elle regarde sa propre apparence dans l'eau d'un puits. Elle se souvient de Narihira. Le jour se lève. Le moine s'éveille d'un rêve. C'est la fin.

Je n'ai pas dodeliné, le mouvement du protagoniste principal de la villageoise et du fantôme est peu, la danse du fantôme est lente. En relisant le texte de cette pièce, je pense qu'il est excellent, je veux chantonner plusieurs paroles, la résonnance du japonais est agréable. En particulier, la dernière parole des choristes m'a intéressée. Elle décrit que le fantôme et son mari Narihira s'intègrent en une seule personne. C'est la beauté d'une illusion qui a laissé une trace dans mon cœur.

lundi 30 juin 2025

C'est une prévention de la maladie d'Alzheimer

Je suis allée au musée préfectoral pour l'exposition "Cent spectacles des animaux "après le cours de français. Ce jour était l'avant-dernier le jour de l'exposition. La publicité de l'exposition utilisé un ukiyoe dans lequel il y a un chat. J'ai imaginé que beaucoup d'ukiyoe (estampes japonaises) sont exposés. La réalité était différente.

Cette exposition présentait un livre d'un zoologiste américain Edward Sylvester Morse dans l'ère de Meiji (environ 1870). Selon ce livre, il  a vu que de nombreux japonais ne brident pas des animaux, lorsqu'ils appellent un chat, ils ont ajouté "さん(san)". "さん(san)" en japonais est pour respecter. De plus, il a vu une vache qui porte des charges, cette vache était en sandales de paille. Cela a surpris Edward. Je pense que c'est exagéré. De nos jours, de temps en temps j'entends お馬さん(Ouma san =cheval) etc. J'ai écrit sur le film "Le pays de cerf" le mois dernier, l'indulgence des chasseurs ou des gens qui mangent la viande de cerf et de sanglier existe. La majorité des japonais respectent la nature, la nature inclut les animaux. Selon la présentation des images, toutes les familles n'avaient pas de chien, un quartier des gens soignent des chiens errants dans la ville d'Edo(Tokyo). Je me suis demandée s'il n'y avait pas de la rage. En regardant chaque piece de l'exposition, j'ai lu sa légende. Un papillon ou une libellule est minutieusement gravé sur un étui à cigarettes ou sur une boîte à sceau ou médicament. La différenciation de tels articles antiquites dans l'ère d'Edo a été développée. Un objet a attiré mes yeux. C'était un bougeoir en forme de rat. Pourquoi le rat est utilisé ? J'ai pensé que non seulement l'exposition d'ukiyoe, mais aussi des autres pièces étaient intéressantes.

Maintenant, j'écris cet article. Cette semaine, la canicule est arrivée, 37℃. En général, on est dans la saison des pluies. Récemment, en écrivant des rédactions en français, si j'ordonne à chat GPT une rédaction en français sur un thème, je pense que chat GPT pourra facilement l'écrire. Est-ce qu'il y a une signification que j'écris en français ? Par exemple, un collègue qui est à côté de moi a eu besoin d'un dossier sur des mesures contre l'insolation. Il a utilisé chat GPT, un contenu de ce dossier a été fait en gros en quelques minutes. Et après ce collège m'a demandé de me baser sur ce contenu et de faire deux feuilles de A4 en Word ou Excel. Tout de suite, je l'ai accompli. Après avoir imprimé ce dossier, j'ai attentivement lu les paroles et le contenu des phrases contre l'insolation. cela m'a surprise. Les temps changent à mon insu. Je pense que le développement de la technologie est la nième puissance de nos jours. L'armée de guerre aussi. Par exemple les drones sont actuellement utilisés dans la guerre, mais il est possible qu'ils soient périmés dans quelques années. La propagation du smartphone est plus rapide que celle du téléphone portable. Mais le smartphone sera probablement obsolète un jour. Une amie a dit auparavant: "Quelle nouvelle chose se produit à la place du smartphone ? " Bien que je ne puisse pas me souvenir toujours des mots français, j'écris en français comme ça, en consultant le dictionnaire ou internet. C'est une prévention de la maladie d'Alzheimer.

vendredi 21 mars 2025

L'exposition Paul Klee

Il y a deux semaines, ma mère m'a demandé si j'allais à l'exposition de Paul Klee. Je lui ai demandé pourquoi. Elle m'a dit qu'elle avait vu une information sur cette exposition à la télé, de plus elle voulait aller au centre pour respirer l'air de la ville et voir le changement de la ville. J'ai reçu une publicité de cette exposition au musée. Une exposition Paul Klee a eu lieu en 1995 à Nagoya, il y a 30 ans. cela a été noté sur la publicité. A cette époque, j'ai visité cette exposition avec une amie. Elle m'a invité à aller au musée pour cela. J'avais imaginé que Paul Klee a été professeur de Bauhaus et ses plusieurs peintures abstraites. Son moyen d'expression dans les tableaux est très varié. Cette fois, c'est normal que les œuvres de cette exposition en 2025 soient différentes de celles en 1995. Un quart des œuvres installées étaient peintes par d'autres artistes. Personnellement, ces deux œuvres m'ont interressé, "Un crépuscule à la plage" de Lyonel Feinninger et "Une maison claire" d'August Macke. En regardant lentement chaque tableau, je marchais. Quand un visiteur a pris une photo, une personnelle de l'exposition l'a averti. Il ne s'est pas aperçu qu'il ne fallait pas prendre la photo de cette œuvre. Dans cette exposition, on pouvait prendre des photos, ça dépend des œuvres. Ma mère m'a demandé depuis quand on pouvait tellement prendre une photo des œuvres. Je lui ai répondu: "Durant ces quelques années, la photo des œuvres que quelques visiteurs ont prises joue un rôle important comme une publicité sur les réseaux sociaux. Ainsi, il est permis de prendre une photo des tableaux, sculptures, et installations etc. dans des expositions. Les musées publics se préoccupent de la statistique du nombre de visiteurs. De nombreux impôts sont utilisés dans les musées publics. Certains visiteurs postent une information sur des expositions des musées, c'est une reconnaissance dans un sens pour eux." Je me suis demandée s'il vallait mieux faire agrandir un peu le pictogramme "Interdit de prendre une photo".


samedi 3 février 2024

La lumière instantanée

Enfin, j'ai fini la lecture du monde diplomatique (décembre, 2022), c'était long. Maintenant, j'ai entrepris de lire le roman "Seiobo est descendue sur terre" de László Krasznahorkai. Mon prof l'a acheté en France, parce que je lui ai demandé de l'acheter. Il a écrit le roman "Satantango" et "La mélancolie de la résistance", de plus il a écrit des scénarios pour des films de Tarr Béla. Le titre "Seiobo est descendue sur terre" m'a tenté, car "Seiobo(西王母)" est une pièce de nō. Seiobo est une nymphe chinoise qui habite dans la montagne légendaire de l'ouest. On dit qu'elle a un pêche, un arbre qui mûrit une fois tous les trois mille ans. Si on en mange le fruit, on pourrait obtenir la longévité. Seiobo est parfois un motif dans des tableaux orientaux. Les polices de caractères dans le roman sont petites. En outre, il y a environ 450 pages, et la première phrase est deux pages et demi. De nombreux ", (virgule)" ": (deux-points)" me perturbent. Des phrases longues m'abattent, je suis submergée par un sentiment d'échec. Personnellement, j'estime que cette lecture est plus difficile que celle de "Où en sommes-nous ? :Une esquisse de l'histoire humaine" d'Emmanuel Todd. Comme je ne peux pas comprendre la grammaire dans une phrase je reste sous un ciel nébuleux. Et alors, je me demande maintenant si un laisser-aller est nécessaire pour lire ce roman, il vaut mieux lire des phrases sans penser profondément. C'est dommage que ce roman ne soit pas encore traduit en japonais.

La lecture est importante, et cependant je voulais aller au musée, je suis allée à Osaka pour l'exposition "Light: works from Tate collection". L'année dernière, j'ai vu que cette exposition avait lieu à Tokyo dans une émission sur l'art, j'ai su qu'elle avait lieu à Osaka deux mois plus tard. À ce moment là, je ne savais pas si ma mère pourrait être guérie. J'ai renoncé à y aller. Comme la durée de l'exposition était deux mois et demi, et que ma mère était guérie avant, Osaka était plus proche que Tate, j'ai visite le Musée des Beaux-Arts de Nakanoshima. Le thème de l'exposition était la lumière, environ 90 tableaux et objets se composent d'œuvres de William Turner, de l'impressionnisme, et d'art contemporain.

Cette fois, ce qui m'a étonnée, c'était que William Blake avait peint. Je ne savais pas qu'il n'était pas que poète, il possède des multi talents. Je l'envie. En voyant son œuvre "Dieu jugeant Adam", je me demande: "Où est-ce que la lumière ? Après avoir regardé attentivement, je me suis aperçue qu'une auréole derrière le dieu était répandue. Adam baisse la tête. Il m'est apparu que les coups de pinceau de William Blake étaient robustes. En décembre, j'ai vu le film "First Cow" de Kelly Reichardt. Au début de la scène, une citation de William Blake a subitement apparu sur l'écran : "à l'oiseau le nid, à l'araignée la toile, à l'homme l'amitié" La citation reflète le contenu du film. Probablement, j'avais cette image pour William Blake, j'ai pensé qu'il y avait un décalage entre l'image de ses tableaux et la mienne.


Quant au tableau "The British Channel Seen from the Dorsetshire Cliffs" de John Brett qui a été utilisé dans la publicité de cette exposition, une lumière tombe sur la mer, c'est à la fois simple et suprême. Je ne connaissais pas ce peintre. Je pense que la majorité des gens l'ont vu jusqu'à maintenant comme la lumière du soleil dans l'œuvre. Lorsque j'étais étudiante, j'avais parfois vu une lumière instantanée parmi des nuages gris sur le terrain de sport pendant le cours. Comme si des démonstrations admirables venaient, j'ai considéré que le dieu invisible de la nature descendait. J'adore un tel spectacle depuis mon enfance. Ainsi ce tableau a été utilisé dans la publicité de l'exposition, c'est naturel.

À travers l'exposition, j'ai pu voir des tableaux de la collection de Tate, cette vie quotidienne est précieuse. Je suis très reconnaissante. Il m'a semblé que les autres visiteurs du musée aussi ont regardé et savouré des tableaux après le séisme du Nouvel an, comme moi.

samedi 2 septembre 2023

Le seuil de rentabilité

Il y a deux semaines, je suis allée voir l'exposition de Marie Laurencin après le cours de français. À vrai dire, je ne connaissais pas tellement ses œuvres. Un poster avec cadre "La Mère et l'enfant" est accroché sur le mur dans l'entrée de ma maison depuis mon enfance. Quelqu'un l'a offert à mes parents ? Je ne savais pas. Ce tableau du poster a l'air tendre. Je me demande si lorsque les membres de ma famille sortent et rentrent à la maison, ce tableau les protègent. Je le vois presque chaque jour, il demeure naturellement. Et à part ça, lorsque j'étais étudiante, je travaillais dans le rayon de chaussures d'un grand magasin. Vers 15h, une annonce de recommandation des cafés était diffusée. Il y avait un de ces cafés qui s'appelait Marie Laurencin dans l'annonce. En travaillant dans le rayon de chaussures, j'ai parfois imaginé que quelques tableaux ou posters de Marie Laurencin étaient accrochés sur le mur dans ce café. Cette fois, je m'en suis souvenue, j'ai essayé de visiter le café. C'est dommage qu'il ait disparu dans ce magasin où j'avais travaillé. Le temps s'écoule. 


Quant à l'exposition de Marie Laurencin, elle est intitulée "Marie Laurencin et la mode". Des vêtements de CHANEL et LANVIN qui étaient actives à la même époque que Marie Laurencin étaient exposés. Pour cela, il m'a semblé qu'il y avait plus de femmes que d'hommes des visiteurs féminins étaient plus que masculins. Ce qui m'a intéressé, c'était que "Portrait de Mademoiselle Chanel"  avait l'air calme et tendre. Selon une explication de ce tableau, Chanel s'est plainte: "Ce portrait n'est pas mon image", elle ne l'a pas finalement reçu. Il m'apparaît que l'esprit fort et moderne réside chez elle à travers des photos de Chanel. Son portrait était loin de l'image de Chanel. Cependant, est ce qu'il est possible que Marie Laurencin ait une telle image de Chanel ?

Une poésie en japonais "Marie Laurenci"n de Jean Cocteau était présentée.

Entre les fauves et les cubistes
Prise au piège, petite biche

Une pelouse, des anémies
Pâlissent le nez des amies

France, jeune fille nombreuse

Clara d'Ellébeuse
Sophie Fichini

Bientôt la guerre sera finie
Pour que se cabre un doux bétail
Aux volets de votre éventail

Vive la France!

En le lisant, cela m'a convaincu. Ses tableaux du début sont influencés par le cubisme et le fauvisme. Probablement, elle se débattait entre les deux. Elle a dû trouver sa propre originalité. Cette fois, "Le Pont Mirabeau" d'Apollinaire n'était pas presenté, ni la peinture "La Muse inspirant le poète" d'Henri Rousseau. Et alors, lorsque j'ai vu des tableaux de Marie Laurencin, le titre de la peiture "La fille d'Apollinaire" a attiré mes yeux. Je me suis demandée si Marie Laurencin avait accouché un enfant d'Appollinaire. D'après une explication de ce tableau, en réalité elle n'a pas eu d'enfant d'Appollinaire, cette fille est imaginaire. Son brillant souvenir avec lui n'a pas fané jusqu'à sa mort et ne s'est pas détaché dans la vie quotidienne.

Marie Laurencin aussi, continuait le ballet russe comme Chanel, elle a dessiné l'art de la scène. À cette époque, l'ambiance d'accueillir des cultures étrangères est animée ? Une représentation de "Les Biches" et "Le train Bleu" de ballet était diffusée, il m'a semblé que "Le train Bleu" était innovant dans un sens, car les danseurs de ballet portant un maillot de bain de Chanel dansaient sur la scène.

Cette exposition m'a donné l'occasion de connaître des tableaux de Marie Laurencin. Ces dernières années, chaque fois que je vais au musée, je pense qu'il y a beaucoup d'œuvres que l'on peut prendre en photo. Le musée veut mobiliser un grand nombre de visiteurs. Les réseaux sociaux le déclenchent parfois. Le musée public aussi estime la rentabilité de chaque exposition qui est versée aux impôts.

samedi 18 mars 2023

La Pluie bleue

Je suis allée à Kanazawa qui se trouve dans la préfecture d'Ishikawa pour une exposition de Yves Klein. À vrai dire, après avoir visité l'exposition de Gerhard Richter l'année dernière, ma mère m'a enseigné qu'une émission de NHK traitait d'une exposition de Yves Klein qui avait lieu à ce moment-là au musée d'art contemporain du XXIe siècle.

Tout de suite, j'ai vérifié la durée de cette exposition sur Internet. La date dernière était le 5 mars 2023. En voyant des données météorologiques dans les cinq dernières années, j'ai renoncé à y aller en janvier ou février à cause de la neige. Automatiquement, il fallait décider le 4 ou 5 mars. Comme ce musée limitait le nombre de visiteurs par heure, j'ai dû acheter un billet en ligne. Ce jour-là, il faisait beau jusqu'à midi. Je suis arrivée à ce musée avant l'heure d'ouverture, mais il y avait une queue. Je me suis demandée si Yves Klein était populaire. Est-ce que l'effet de l'émission a apporté beaucoup de visiteurs ?


À mes 29 ans, lorsque je suis allée au musée d’art moderne et d’art contemporain de Nice et au centre Pompidou, j'ai vu des œuvres de Yves Klein. Cette fois, la majorité des œuvres de Yves Klein que quelques musées du Japon avaient collectionnés ou de collection privée étaient exposées. Ce que je voulais le plus voir absolument, c'était une installation qui se compose de "Pluie bleue" et "Pigment pur bleu". "Pluie bleue" est 12 bâtons en bleu irrégulièrement pendus avec un fil transparent. Dessous, il y avait comme un tapis en pigment pur bleu. Je l'ai regardé, j'ai pensé de nouveau que le bleu de Klein était unique. Il m'a semblé qu'une brise fraîche soufllait dans mon cerveau, comme si cette couleur m'aspirait graduellement et m'engloutissait finalement. C'était mon illusion. 

Juste à ce moment-là, une famille est venue devant cette installation. Le père a dit à son épouse et ses deux enfants: "Je ne comprends pas." J'ai marmonné dans mon cœur: "Moi non plus." De nombreuses œuvres de l'art contemporain sont conceptualisées. Bien que je lise la légende qui est à côté d'une œuvre, je ne comprends pas tellement souvent. En fait, des œuvres de l'art contemporain que je ne peux pas comprendre me plaisent parfois. Avant de lire la légende, je vois cette œuvre, et puis j'imagine sa conception. En fait, ce que je ne peux pas comprendre, je m'en amuse. À mon avis, comme le degré de liberté de l'interprétation dans une œuvre de l'art contemporain est élevé, il est possible que l'œuvre emancipe du joug de toute notion sociale.

Auparavant, lorsque j'ai vu pour la première fois la photo "Le Saut dans le vide" de Yves Klein, je me suis demandée si cet homme était fou. Ce titre n'est pas "Le Saut dans le ciel", pourquoi "Le Saut dans le vide" ? J'ai trouvé que "Dans le vide" était à la fois ésotérique et orientaliste. Dès lors, la biographie de Yves Klein m'a convaincu. Cet artiste avait tendance à être attiré par la Rose-Croix. Il apprenait le judo et édudiait le japonais à l'Inalco. Dans cette exposition, un papier sur lequel il avait pratiqué des caractères chinois a été exposé. Ses œuvres reflètent sans aucun doute ces choses. 

Dans cette exposition, j'ai pu voir des œuvres de plusieurs artistes contemporains (Lucio Fontana, Alberto Burri, et Günther Uecker etc.) à l'époque où Yves Klein a vécue. L'exposition donnait un sous titre: "L'incertitude et la chose immatérielle". C'est difficile de l'exprimer avec l'art. En tâtonnant, de tels artistes trouvent leur propre manière d'expression tantôt inédite, tantôt provocante. Ils essaient de concrétiser le sujet qu'ils veulent exprimer. Ce point m'intéresse.

À propos, je suis passée au magasin du musée après l'exposition, il n'y avait pas l'encrier bleu de Klein. Pourquoi il n'est pas fabriqué et vendu ? Cette question subsiste depuis longtemps. Je souhaite que Herbin fabrique cet encrier et l'encre.

samedi 7 janvier 2023

Neuvième année

Cette année déjà commence. L'année dernière était une amertume. La lecture du Monde diplomatique n'avance pas encore. J'ai décidé de continuer à le lire lentement. Pour l'instant, je ne fais pas des heures supplémentaires, mais le temps me manque toujours. Je n'ai pas tellement pu voir des films, c'est seulement 41 films. La fatigue a émoussé un peu mon désir de voir des films.

Je me suis rendue compte que j'étais allée au musée une fois en 2022, c'était une exposition de Vincent Van Gogh de la collection du musée Kröller-Müller. Alors, à la fin de décembre, je suis allée à Toyota pour une exposition de Gerhard Richter. Avant que j'aille au musée, j'ai vu le film "L'Œuvre sans auteur" de Florian Henckel von Donnersmarck.

Dans ce film, le protagoniste Kurt est Gerhard Richter, une partie de sa vie est décrite. Lors de son enfance, sa sœur était un peu malade mentale à cause de sa sensibilité affûtée. Elle est admise dans l'asile psychiatrique sous la Seconde Guerre mondiale. Finalement, elle est envoyée dans un camp de concentration nazi, et puis elle est tuée en raison de l'opération de l'eugénisme. Pour Kurt, ce fait est un traumatisme. Ce diagnostic d'un médecin détermine la vie de la sœur de Kurt. 

Environ dix ans s'écoulent, Kurt apprend la peinture dans l'École des beaux-arts de Dresde, il rencontre une étudiante Ellie. Ils tombent amoureux. Le père d'Ellie est le médecin nazi susmentionné, mais ce secret n'est pas révélé pour ce couple jusqu'à la fin du film. A cette époque, l'Allemagne de l'Est préconise le réalisme socialiste, l'art contemporain est réfuté. Cependant, lors d'un voyage en Allemagne de l'Ouest, l'expressionnisme abstrait le touche. Après Kurt et Ellie y émigrent. Il est chanceux, il réussit l'examen pour entrer dans l'académie publique des beaux-arts de Düsseldorf. Ellie et lui se marient. En faisant un petit boulot, il peint chaque jour dans son atelier attribué, ce sont des balbutiements pour établir sa propre originalité et style. Enfin, Kurt retourne à ses racines, il essaie de reproduire soigneusement avec un pinceau une photo de sa tante et lui sur la toile, ensuite il fait exprès de l'estomper. A cet instant, il trouve la technique de la photo-peinture. Son nom est ultérieurement connu dans le monde de l'art. J'ai découvert le processus de la photo-peinture grâce à ce film. J'ai déjà vu ce tableau "Tante Marianne" dans le cadre de l'exposition de la collection de la fondation Yageo, au musée municipal en 2014. 

Ce que j'ai connu pour la première fois le nom de cet artiste Gerhard Richter, avec l'album de Sonic Youth "Daydream nation". La flamme vacillante d'une bougie dans la pénombre d'une chambre est peinte. Il m'a semblé qu'elle reflétait la musique de Sonic Youth. Elle exprime une chose éphémère et inquiète. Je ne sais pas si le tableau de cette couverture était une commande de Sonic Youth. Plusieurs années plus tard, j'ai vu ses œuvres de photo-peinture dans un magazine de l'art. Comment Gerhard Richter les a peintes ? Presque tous les artistes cherchent leur propre originalité. Établir l'originalité est difficile, ils sont submergés par des sentiments d'échec. Lorsque j'ai vu les tableaux "Tante Marianne", "Portrait Liz Kertelge" et "Mao", le flou artistique avec le pinceau de Gerhard Richter m'a interrogé si la photo était vraiment bien représentée. Est-ce qu'on la surestime ? Il m'a apparu que l'efficacité du flou était l'ambiguïté de quelques souvenirs qu'une photo accompagne. Notre mémoire est fragile, n'est-ce pas ?

Cette fois, on dit que "Birkenau" de peinture abstraite est le plus important dans l'exposition. Pour ma part, ce qui m'a plu le plus, c'était "8 Panneaux en verre" de l'installation, car bien que huit panneaux soient simplement pendus à deux tringles en acier, leur base soit fixé dans deux autres triangles, je pense qu'il y a un sens et une valeur quand on est debout devant eux.

J'ai été debout devant ces panneaux, j'ai pu me mirer dans le premier panneau. Quand je regardais distraitement mon apparence, un couple passait derrière ces huit panneaux. À ce mement-là, une affaire m'a semblé étrange, c'était que la silhouette en noir de ce couple bougeait, ce contour était flou. Je me suis demandée pourquoi cette silhouette n'avait pas de couleur et était trop flou. Est-ce que ma vision était trouble ? Alors quelques minutes plus tard, comme un jeune homme passait derrière eux, je l'ai regardé, concentrée à travers eux. C'était le même résultat que précédent. La silhouette que j'ai vue était comme un fantôme, c'était un effet des panneaux de verre spécial ? Je me suis déplacée, j'ai regardé cette œuvre de côté avec attention. L'angle de la disposition des huit panneaux était respectivement différente. Son arrangement provoque ce truc inédit ? Je n'ai pas pu le clarifier. L'acte de voir dépend toujours de l'écheveau de la notion fixe, de l'histoire, et de la coutume etc. Quelle image surgit de cette acte ? L'exposition m'a posé une telle question.

samedi 16 octobre 2021

Les circulations économiques

J'ai recommencé à suivre le cours de français depuis ce mois. Le taux de vaccination contre le coronavirus a atteint 60% au Japon. En Israel ou au Royaume-Uni le taux de vaccination a déjà atteint plus de 80% depuis trois mois. Il est évident que l'immunité collective n'est pas faite par la vaccination, et que la vaccination prévient seulement l'aggravation du corps des gens qui ont attrapé la covid-19. On dit que le délai du vaccin Pfizer est environ six mois. Est-ce que le pass sanitaire est efficace ou pas ? On ne sait pas. J'attends le vaccin Novavax. Ce vaccin est le type de protéine recombinante. Je suppose que l'effet secondaire est moindre que celui du vaccin à ARN messager. Je me demande si la quantité d'une piqûre de vaccin à ARN messager est trop pour la majorité des Japonais. Le poids et la taille de la majorité des Japonais sont en moyenne plus petits que ceux des Occidentaux. Le vaccin à ARN messager est un grand essai clinique à l'échelle mondiale. Mais une amie m'a dit que le médicament oral contre cette épidémie serait répandu l'année prochaine. Elle a raison. Comme je ne suis pas encore vaccinée, il faut continuer à faire attention au coronavirus. Parce qu'il y a beaucoup de patients asymptomatiques grâce au vaccin. La semaine dernière, après avoir visité le musée municipale pour l'exposition de François Pompon, j'ai vu des gens boire une bière dans un pub. Ils parlaient gaiement sans masque et riaient. Les circulations économiques sont nécessaires, pour l'instant on doit vivre avec le coronavirus. Tout le monde souhaite que ce virus s'atténue.

À propos de l'exposition de François Pompon, je suis allée au musée après le travail vendredi dernier. Ses œuvres sont presque toutes des sculptures d'animaux. Je suppose que des parents qui emmènent leur enfants visitent cette exposition. C'est gratuit pour les écoliers et les collégiens. Alors, j'ai évité d'y aller samedi et dimanche. Franchement, je ne connaissais pas tellement le nom de cet artiste et ses œuvres. Mais, lorsque j'ai vu une statue de "L’Ours blanc" dans la publicité de cette exposition à Kyoto, je me suis demandée si je l'avais vu auparavant quelque part. Ce jour-là, j'ai vu trois pièces de Nō à partir de 11 heures jusqu'à 17 heures, je n'ai pas pu aller à cette exposition. Le lendemain, comme cette statue de "L'Ours blanc" m'intéressait, je l'ai cherché sur Internet. Ma question a été immédiatement résolue. Cette statue est exposée au musée d'Orsay. Je l'ai vu là-bas. Peut-être, la forme de l'Ours blanc était un peu impressionnante, je trouvais ça mignon. 

Cette fois, cette exposition a lieu aussi à Nagoya. La statue de Cosette des Misérables était exposée. En regardant le ciel, Cosette porte un seau. La statue exprime sa vaillance au cours de ses épreuves. François Pompon a été connue grâce à cette œuvre, sa vie est devenue stable. Cependant, il a perdu son propre style comme sculpteur. C'est mortel. L'originalité d'un artiste est toujours indispensable. François Pompon privilégie la sculpture d'animaux, ensuite il travaille dans l'atelier d'Auguste Rodin. Après la mort de Rodin, il est indépendant.

L'explication de la sculpture de "Faisan doré" m'a étonnée, cette sculpture est juxtaposée à une photo de "Oiseau dans l'espace" de Constantin Brâncuşi. C'est sûrement similaire, mais "Oiseau dans l'espace" est plus abstrait, raffiné et moderne que "Faisan doré" de François Pompon. Cette chose était instructive. Après avoir vu toutes les œuvres de cette exposition, j'ai vérifié la liste des œuvres sur Internet. Il n'y avait pas tellement d'œuvres de François Pompon que cette exposition a emprunté à quelques musées de France. C'était dommage.

vendredi 28 août 2020

C'est moche ?

La semaine dernière, j'ai vu une émission d'art chez ma mère. L'exposition de l'artiste contemporain islandais danois Olafur Eliasson qui a lieu dans le musée d'art contemporain de Tokyo a été présentée. Elle a été annulée une fois en mars à cause du coronavirus. Plusieurs œuvres m'ont attirée. 

En 2018, il avait installé "Ice watch" à Londres qui nous évoque le problème de l'environnement. Des masses de la banquise de mer étaient exposées. On pouvait les toucher, cet acte nous fait réfléchir à la vie quotidienne qui détruit la Terre, tandis que ces glaces fondent avec le temps. En 2015, lors de la COP21, cette installation avait déjà eu lieu à Paris. Mais cette installation n'est pas exposée à Tokyo.

En voyant cette installation d'Olafur Eliasson à la télé, je me suis rappelée la vidéo "Sometimes making something leads to nothing" de l'artiste belge Francis Alÿs. En poussant un bloc de glace, Francis Alÿs le déplace et parcourt le centre-ville de Mexico. Ce bloc devient petit et disparaît avec le temps. Qu'est-ce que sa performance signifie ? Est-ce que c'est de la démence ? Il m'a paru que cette glace est la vie de quelqu'un ou la mienne. La glace est frottée par la surface de la terre avec douleur. Le destin de cette glace est de fondre en quelques minutes. Ce temps de fonte est plus court que nous le pensons. Cette performance exprime vivre, il me semble que cet acte fou devient sublime. 

Mais de telles œuvres contemporaines m'embarrassent toujours, car je ne sais pas d'où et comment je comprends. Est-ce qu'il vaut mieux sentir ces œuvres qu'y penser ? Quelque chose des œuvres nous incite parfois à effondrer le sens commun ou la morale sociale. En outre, elle nous pose des questions. C'est important. La possibilité de l'art est infini sans cesse. Cette fois, tous les musées sont frappés par l'épidémie.


À propos, lors de nos achats, les sacs plastiques ne sont plus gratuits depuis juillet au Japon. Dans le cadre des mesures contre les problèmes d'environnement, cela est appliqué. En particulier, la pollution microplastique des océans influence l'écosystème dans la mer. Le Japon ne s'engage pas activement à trouver des solutions à ces problèmes.

Lorsque j'étais lycéenne, j'ai enveloppé mes vêtements de gymnastique avec 風呂敷(Furoshiki) et les ai emportés. Furoshiki est simplement un tissu carré, sa taille est à partir de 45 cm jusqu'à 238 cm. Mes amies ont vu cet emballage et m'ont dit que c'était moche. En riant, je leur ai répondu: "Ah, bon ? Je pense que Furoshiki est pratique, ainsi je l'utilise." Quand ma mère a mis de l'ordre dans une armoire à cette époque, en montrant plusieurs Furoshikis, elle m'a dit qu'il y avait peu de gens qui utilisent Furoshiki de nos jours. Et alors, j'en ai essayé. Est-ce que j'ai avancé une idée pour l'écologie ? Non, Furoshiki est un élément de la culture traditionnelle japonaise. On dit que son origine remonte à l'époque de Nara (710-794). La sagesse de nos ancêtres est grande. Il est facile de dire: "Furoshiki est moche", mais il est bien de respecter parfois la sagesse de nos ancêtres. Cependant, j'ai seulement utilisé Furoshiki pendant plusieurs mois à cette époque, car le cours de sport en été à l'école est la natation. Furoshiki ne peut pas envelopper un maillot de bain mouillé.

samedi 11 janvier 2020

C'est en rupture de stock

En 2018, après la mort de mon père, ma mère a complètement oublié mon anniversaire. Je ne le lui ai pas dit. J'ai pensé qu'elle était très fatiguée. Mais, quelques jours ont passé. Tout à coup, elle s'en est souvenue. Et puis, elle s'est excusée: "Je n'ai jamais oublié ton anniversaire jusqu'à maintenant. Est-ce que j'attrape une maladie d'alzheimer ?" C'était exagéré. Lors de la lecture de "Les chaussures italiennes", il y avait une scène où le protagoniste joue au puzzle de "La ronde de nuit" de Rembrandt chez lui. La partie noire est très grande dans ce tableau. Il a l'air difficile. Je voulais y jouer. Et puis, j'ai demandé à ma mère d'acheter le puzzle de "La ronde de nuit" en 2019. Elle a accepté. Ma mère s'est abonnée à Amazon Prime après la sortie de l'hôpital pour acheter des plats préparés dont la teneur en protéines est ajustée. Au début de décembre, ma mère m'a dit que ce puzzle était déjà en rupture de stock à cause de Noël chez Amazon. J'étais choquée. Je me suis demandée si le puzzle était populaire. J'avais l'intention de passer la fin de l'année à le faire. Et alors, j'ai emprunté sept DVD et plusieurs livres.

À propos, vous avez vu le célèbre tableau "La ronde de nuit" de Rembrandt de vos propres yeux. Moi, "non", c'est dommage. À mes huit ans, mes parents ont emmené pour la première fois mon frère et moi au musée préfectoral. C'était l'exposition de Rembrandt dans la collection du musée de l'Ermitage, en 1982. Il y avait une foule devant chaque tableau, j'ai vu des tableaux à travers l'interstice des adultes. Ma mère m'a parfois demandé si je pouvais voir des tableaux. Lorsque je lui ai quelques fois répondu "Non", elle a tiré ma main et m'a fait pénétrer dans cette foule. Des peintures à huile luisaient dans la pénombre d'une salle. Je n'ai pas compris à quelle époque ces tableaux avaient été peints. Probablement, en lisant ses légendes, je crois que mes parents nous les ont simplement expliqué. Je ne peux plus me souvenir de ce contenu. Le nom du peintre hollandais Rembrandt et plusieurs de ses tableaux ont été gravés dans ma mémoire. Lorsque je vais au musée pour voir une exposition, un enfant qui est emmené par ses parents bouscule la foule pour voir un tableau. Ce spectacle me fait sourire, cet enfant est comme moi jadis.

Sachez que le capital culturel n'a jamais été élevé dans ma famille. Je pense que le capital culturel est considérablement influencé par les parents. Non seulement le pouvoir financier qui permet aux parents d'offrir beaucoup d'expériences à leurs enfants, mais aussi un haut niveau de culture est nécessaire. Comme Pierre Bourdieu, dans son livre "La Reproduction", le mentionne. Cela me semble évident. Quand ma mère était jeune, elle a essayé de participer à une classe de peinture. Comme ses dessins étaient mauvais, elle y a renoncé. Franchement, je dessine mal. Est-ce que c'est l'hérédité ? Mais, ma mère aime voir des peintures. Moi aussi. En voyant des tableaux, je me demande comment le peintre a peint ?

Il y a plus de dix ans, lors de mon déménagement, j'ai trouvé deux marques-pages dans un tiroir que mes parents m'avaient achetés à cette exposition. C'étaient "Portrait d'un savant à son bureau" et "Le Sacrifice d'Isaac". La fraise du costume dans "Portrait d'un savant à son bureau", cela m'a rappelé une chose. À mes huit ans, en voyant cette peinture, je me suis demandée qu'est-ce que c'était ces plis blancs bizarres. C'est un foulard ou un col ? À cette époque, je ne connaissais pas le mot "fraise". Même si un enfant ne peut pas comprendre le sujet, l'histoire et la technique d'une peinture, quelques tableaux deviendront indélébiles dans son cœur. Une telle expérience est importante et précieuse pour l'enfant. Justement, c'est le proverbe "il faut battre le fer pendant qu'il est chaud". 

samedi 28 décembre 2019

Il est casse-cou ou génie ?

J'ai attendu avec impatience l'exposition de Caravaggio, j'y suis allée après mon travail en novembre. Ce jour-là, on était vendredi, il y avait quelques hommes salariés qui portaient des costumes. Il m'a paru que la majorité des femmes avaient fini leur travail comme moi. Lorsque je lisais en janvier le roman "Les chaussures italiennes" d'Henning Mankell, je me suis souvenue de l'exposition de Caravaggio qui a eu lieu à Tokyo en 2016. Je n'y suis pas allée, c'était dommage. Les bonnes expositions ont toujours lieu à Tokyo. C'est la vie.

Et alors, cette exposition de Caravvagio était inattendue, j'ai pu voir "David avec la tête de Goliath" à Nagoya. Quelle chance !! L'exposition se composait de neuf tableaux de Caravaggio et des tableaux d'autres peintres qui ont vécu à la même époque que Caravaggio.

L'histoire de l'art occidental est compliquée pour moi, parce que j'ai du mal à mémoriser les noms des peintures et des peintres. Comme je ne suis pas expert dans ce domaine, en voyant des tableaux, je me suis demandée qui était Antiveduto Gramatica, Bartolomo Manfredi et Jusepe de Ribera etc. Jusepe de Ribera est José de Ribera, cela était écrit dans une légende. Je lisais les légendes, et alors, j'ai foncièrement compris que les connaissances basiques de l'art me manquaient. Avant cette exposition, ma mère m'a recommandé le livre "Caravaggio segreto" de Costantino D'Orazio, je l'ai lu. Ce livre m'a aidé à voir ces tableaux de Caravaggio dans cette exposition.

En particulier, ce qui était impressionnant, c'était le ventre de "Marie-Madeleine en extase". Pourquoi son ventre est gonflé ? Est-ce qu'elle est enceinte ? Ou elle attrape une ascite ? Son expression du visage est sûrement en extase. Mais, il m'a semblé qu'une tristesse et une résignation insondable se mélangeaient sur son visage. Je ne pense pas que la majorité des prostituées aiment cette profession. Que cela leur plaise ou pas, elles le font pour vivre. À cette époque, cette œuvre a désobei à l'Église catholique romaine, est-ce qu'il n'a pas provoqué une controverse ? Le cardinal Francesco del Monte était un mécène de Caravaggio, il ne s'est pas mis en colère ? Et à part ça, une petite partie dans le coin supérieur gauche dans le tableau est rouge claire. Quelle sorte de lumière ? Simplement, c'est une mise en scène ? Madeleine est prostituée. Une satisfaction immédiate la convainc, elle mène une vie dissolue. Est-ce que ce petit rouge clair signifie un frêle espoir ou son âme pure ? Puisque Madeleine éprouve ultérieurement des remords, un grain de larme dans le coin de l'œil est peint par Caravaggio. Il voulait apporter un espoir dans ce tableau ? C'est un mystère. De toute manière, je voulais voir aussi "Madeleine repentante" et les juxtaposer, si possible.

Quant à "David avec la tête de Goliath", cette fois, il est ouvert au public pour la première fois au Japon. On dit que la tête de Goliath est celle de Caravaggio. Le sang de la tête decapitée s'égoutte, quelle épouvantable image ! Comme si David venait de le décapiter. Un gros projecteur est braqué sur David et la tête de Goliath. C'est une scène dramatique. Même si Caravaggio envisageait de bénéficier d'une amnistie en peignant ce tableau, est-ce qu'il pouvait prévoir sa mort ? En fait, il est mort plusieurs années après l'achèvement de cette œuvre. Selon le livre "Caravaggio segreto", ce peintre souhaitait fortement que les générations futures héritent de ses œuvres. Un tison de cette ambition brûlait chez lui sans cesse. Il a commis un meurtre à cause de sa nature, finalement il s'est échappé. Et pourtant, de nos jours, ses œuvres sont exposées dans le monde entier. Son vœu s'est réalisé.

Lorsque j'étais jeune, j'ai vu le film "Caravvagio" de Derek Jarman. Comme je ne connaissais pas tellement ses peintures et sa vie, je n'ai pas pu comprendre ce film. Et alors, j'ai lu un peu un livre qui concerne Caravvagio à la bibliothèque, Internet n'existait encore à cette époque-là. Je n'ai pas pu nier que ce réalisateur a surdramatisé. Et pourtant, en feuilletant des pages de ce livre, je me suis rendue compte que plusieurs scènes du film reproduisaient des peintures de Caravvagio et le chiaroscuro avec l'éclairage. Probablement, "Carravaggio" d"Angelo Longoni est bien plus près du fait historique. Mais, je ne l'ai pas vu.

lundi 11 février 2019

Un sanatorium

Après la mort de mon père, je retourne et loge chez ma mère chaque week-end. Je me suis habituée à vivre toute seule, ma mère ne s'y habitue pas encore. Elle va bien apparemment, je me demande si elle cache sa tristesse. Comme je n'ai pas de télé chez moi, je vois régulièrement plusieurs émissions chez ma mère.

Tout les dimanches matin, l'émission de l'art "日曜美術館 (Nichiyō bijyutukan)" est diffusée. L'exposition d'Alvar Aalto était présentée dans cette émission en décembre. Qui est Alvar Aalto ? Un vase qu'il avait conçu était projeté sur l'écran au début de l'émission. Ce vase est très connu à l'échelle mondiale, je l'ai quand même vu quelques fois dans des magasins de décoration d'intérieur. Cette forme est comme une amibe. Je trouve que c'est ludique. D'après l'explication de cette émission, le talent d'Alvar Aalto est multiple. Il est aussi architecte. Des églises, des bibliothèques et un sanatorium etc. ont été construits par lui. À la fin de l'émission, j'ai su que cette exposition avait lieu au musée municipal à Nagoya. Alors, j'y suis allée il y a deux semaines, après le cours de français.

Ce jour-là, il faisait froid. Il y avait plus de visiteurs là-bas que j'avais imaginé. Dès que je suis entrée dans la salle d'exposition, un objet noir qui était installé à gauche m'a sauté aux yeux. Qu'est-ce que c'est ? C'est le chandelier en fer de l'église de Toivakka en Finlande, sa forme est comme un arbre. Cela m'a plu. De nombreux panneaux d'exposition étaient des photos de ses architectures. C'était dommage que l'on ne puisse pas faire l'expérience dans l'espace même de ses architectures. Cependant, une chambre pour les personnes atteintes de tuberculose dans le sanatorium de Paimio était présentée. La couleur verte claire était utilisée, et elle apportait un air apaisé. Un placard simple était équipé. D'abord, je ne savais pas exactement à quoi cette décoration servait. Comme si une planche arrondie en acier ou en fer était seulement collée, c'était le placard. Ces conceptions tiennent compte des patients. J'ai pensé que le paysage que l'on voit par la fenêtre et l'intérieur de la chambre s'harmonisent. Il n'y avait pas ce paysage dans cette exposition, mais, on a pu l'imaginer, en voyant des photos du sanatorium.

Ensuite, quatre reliefs en bois étaient accrochés au mur, ils étaient chouettes. Des planches en bois accumulées sont traitées en arrondi, Alvar Aalto les a utilisées et a créé des motifs abstraits. En dépit des motifs abstraits, il m'a semblé qu'ils étaient tendres grâce au matériau de bois. Leur courbe est belle. Je voulais en acheter un, mais c'est trop cher. Tout à l'heure, j'ai trouvé ce relief chez The Conran shop sur Internet. Le prix est environ 1221 euros, c'es trois mois de mon loyer. Je ne peux absolument pas l'acheter.

Dans une autre salle d'exposition, ses créations de design (des tabourets, des chaises, des luminaires et des vases) étaient étalées. J'ai vu la présentation sur le processus de la fabrication du vase comme une amibe sur le projecteur. Selon la légende de ce vase, cette forme n'était pas une amibe, elle était le contour d'un lac en Finlande. Plusieurs maquettes d'architecture étaient exposées, c'était vraiment dommage que l'on ne puisse pas faire l'expérience de ces espaces.

Pendant mon retour, je me suis souvenue qu'une amie et moi avons passé la nuit dans un sanatorium, lors du voyage dans les pays nordiques. J'ai oublié le nom de ce sanatorium. Je crois qu'il se trouve à Helsinki ou Oslo. Basiquement, nous avions déjà réservé du Japon le logement dans des auberges de jeunesse. Et pourtant, il y avait seulement deux jours où nous n'avions pas réservé le logement dans notre itinéraire.

Nous étions optimistes, nous pourrions le chercher facilement à la capitale pour une nuit. Notre attente a été trompée. Comme beaucoup de touristes estivaux visitaient là-bas, nous n'avons trouvé aucun lit dans quelques hôtels. Le smartphone n'était pas encore apparu à cette époque. Alors, est-ce que nous avons dormi dehors ? Non, nons avons pu loger dans le sanatorium grâce à une dame hollandaise qui avait pris le même autocar que nous. Elle cherchait une chambre d'hôtel, elle avait l'air embarrassé. Nous lui avons demandé: "Vous avez réussi à trouver une chambre ?" Elle nous a répondu: "Non, vous non plus ? Je demande au réceptionniste s'il n'y a pas un établissement pour passer une nuit." Je pense qu'elle a jugé notre faible capacité de l'anglais, elle a négocié pour nous. Elle nous a dit que le réceptionniste m'a présenté un sanatorium, ensuite on est allé au sanatorium en taxi. Il m'a paru que cette dame avait une auréole à ce moment-là. Une autre fois, je vais vous raconter un autre jour où nous n'avons pas réservé lors de ce voyage.

samedi 13 octobre 2018

D'où vient mon idée ?

Après avoir vu le film "Silence" de Martin Scorsese, j'ai lu tout de suite le livre "Le cinéma et le christianisme" d'Okada Atsushi qui est professeur à l'Université de Kyoto en histoire de l'art occidental. À vrai dire, ce livre m'intéressait depuis l'année dernière. Car, j'ai lu son livre "Le cinéma est comme la peinture" il y a plusieurs années. Son analyse de films est basé sur un point de vue dans l'art, en citant beaucoup de tableaux. C'est très instructif, mon intérêt a été émerveillé. Je supposais que ce professeur était chrétien, mais il écrit parfois dans le livre qu'il n'est pas chrétien. Lorsque je vois un film occidental, quand une scène suggère implicitement le christianisme, je ne peux pas le remarquer. Probablement, les Occidentaux peuvent interpréter cette scène qui concerne le christianisme.

Dans l'article "Le marécage", j'ai écrit que l'auteur du livre "Silence", Endō Shūsaku, était chrétien. Quand il était collégien, il a été baptisé. Au Japon, le christianisme est maintenant aussi minoritaire. L'auteur n'a pas été persécuté comme les personnages de son roman "Silence", je pense qu'Endō Shūsaku a pu bien comprendre les chrétiens cachés. Et pourtant, la parole de Ferreira,"Le Japon est un marécage, les plantes ne s'enracinent pas. Ici, Deus est 大日(dainichi),  c'est le soleil.", est écrit par l'auteur. Bien qu'il soit chrétien, lui-même, est-ce qu'il faisait face au dilemme de l'imcompatibilité entre le christianisme et le bouddhisme ou le shintoïsme. Comme le bouddhisme et le shintoïsme se mélangent au Japon, c'est une sorte de panthéisme dans un sens large.

Ici, je vous raconte une petite anecdote intéressante. Il y a quelques années, un correspondant français et moi avons discuté de la réincarnation. Je ne sais pas vraiment si elle existe. Mais, après ma mort, il est possible que je me réincarne en animal, insecte, arbre, fleur ou nuage etc. Je lui ai écrit une telle chose, il était étonné. Sa définition de la réincarnation est seulement "Se réincarner en humain". Sa réponse m'a étonnée. Distinctivement, je ne peux pas affirmer que notre définition différente dépend de la religion. La religion influence plus ou moins cette définition.

Alors, d'où vient mon idée ? La réponse est qu'un mot japonais l'exprime. C'est "草木国土悉皆成仏(そうもくこくどしっかいじょうぶつ = Sōmoku kokudo shikkai jyōbutsu)". Franchement, je ne connaissais pas jusqu'à ce que je voie régulièrement le Nô. Le mot apparaît souvent dans des pièces de Nô (par exemple, "Kakitsubata(Iris d'eau japonais)", "Fuji(glycine)" et "Sesshō-seki(pierre assassine)" etc.). Expliquons-le simplement.

草木 (sōmoku) est l'herbe et l'arbre.
国土 (kokudo) est la terre.
悉皆 (shikkai) est toute chose.
成仏 (jyōbutsu) est repose en paix.

Les plantes et la terre n'ont pas d'âme, et cependant, ils reposent en paix. Cette idée concerne le bouddhisme, elle a été importée de Chine. Et après, l'école Tiantai l'a adoptée, "Sōmoku kokudo shikkai jyōbutsu" s'est diffusé dans le Japon. Pour quelle raison cette idée s'est enracinée ? Auparavant, j'ai commenté "huit millions de dieux (八百万の神=yaoyorozu no kami)" dans l'article "J'ai fini mille grues". "Huit millions de dieux" est dérivé du shintoïsme, les Japonais pensent naturellement que beaucoup de dieux existent. De plus, la nature est considérée comme un dieu. Comme je suis Japonaise, je pense qu'il n'y a pas de mérites relatifs au monothéisme (le judaïsme, le christianisme et l'islam). Je ne peux pas comprendre que l'on s'accroche au monothéisme.

Après la mort de mon père, une correspondante française m'a écrit que l'exposition d'Itō Jakuchū avait lieu au Petit Palais (jusqu'au 14 octobre). Son œuvre "動植綵絵 (Dōsyoku saie)" a appartenu à la famille royale à l'ère Meiji. Cette œuvre consiste en trente tableaux. Beaucoup de plantes et d'animaux sont peints, on dit qu'Itō Jakuchū exprime bien l'idee "Sōmoku kokudo shikkai jyōbutsu" dans cette œuvre. La couleur de quelques tableaux m'évoque le paradis. Cependant, je n'ai pas encore vu cette œuvre de mes propres yeux. C'est dommage.

samedi 1 septembre 2018

Deux peintres

Lorsque j'écrivais l'article "Le singe tombe" le mois dernier, je voulais ajouter deux choses. Mais, j'y ai renoncé. Toujours, chaque fois que j'écris, cela m'évoque autre chose, c'est comme un fil de grains de chapelet. Dans l'article "Le singe tombe", j'ai présenté le film "Miss Hokusai". Les estampes japonaises ont influencé des peintres renommés. Lorsque je suis allée au jardin de Claude Monet à Giverny il y a longtemps, beaucoup d'estampes que Monet avait collectionnées étaient accrochées au mur dans la salle à manger et d'autres pièces. Je les ai contemplées. Il m'est apparu qu'il y avait une sensation d'étrangeté. Simplement, cette raison était la couleur pastel du mur à l'intérieur. J'ai pensé que cette couleur ne s'harmonisait pas avec les estampes. Je me suis demandée si les occidentaux qui viennent ici n'éprouvaient pas cette sensation d'étrangeté, en regardant les estampes.

Une autre chose me vient à l'esprit, c'est au sujet d'un peintre français, Henri Rivière. "Trente-six vues du mont Fuji" d'Hokusai l'a touché profondément ? Henri Rivière a fait "Trente-six vues de la Tour Eiffel". En 2014, je suis allée au musée pour voir l'exposition "Hokusai et Rivière -les deux de "Trente-six vues"-".

Les estampes d'Henri Rivière se basent sur le ton sépia. Leur ambiance est nostalgique. Ce qui m'a interéssée, c'est la tour Eiffel en travaux qui est dessinée. Parce que le mont Fuji est une créature de la nature, en revanche la tour Eiffel est artificielle. Les ouvriers l'ont construit chaque jour, en transpirant. Cette estampe d'Henri Rivière est aussi une preuve de l'histoire. On ne peut pas saisir l'expression du visage des ouvriers dans ce chantier, comme leurs visages sont couverts d'ombre. Non seulement les spectacles de Paris dans cette époque, mais aussi les citoyens qui ont vécu là-bas, cela compose les estampes. Plusieurs compositions picturales d'Henri Rivière étaient similaires à celles d'Hokusai. J'ai pensé qu'il n'avait pas intentionnellement imité, probablement il avait rendu hommage à Hokusai. Les deux "Trente-six vues" représentent quelque chose comme une respiration de l'époque, et cette chose nous est transmise. L'exposition était précieuse pour moi, c'était la bonne occasion pour comparer ces deux séries.

dimanche 1 juillet 2018

Cloche du soir à Mii

J'ai présenté la pièce de Nô "Sumidagawa" la dernière fois. Son histoire est triste. Il y a des autres pièces du même type. C'est "Hyakuman", "Mii-dera" et "Sakuragawa". La mère, folle, cherche son enfant qui a été kidnappé ou a fugué. La fin de ces autres pièces est que la mère parvient à revoir son enfant, cela nous attendrit.

Cette fois, je vous présente le Mii-dera (三井寺). Ce temple se trouve dans la préfecture de Shiga. Je l'ai visité avec ma mère il y a quelques années. La surface de ce terrain est très grande. Sauf pendant la période de floraison des cerisiers et des feuilles d'automne, il y a peu de visiteurs. Alors, ma mère et moi avons pu parcourir lentement le temple. En particulier, la cloche du soir à Mii est très connue comme une des huit vues d'Omi. En 2017, j'ai écrit un peu sur les huit vues d'Omi dans l'article "Piétine de colère à Shimane".

Dans la pièce de Nô "Mii-dera", une mère venant de Kyoto, affolée, cherche son fils, elle arrive à Mii-dera. Et puis, elle sonne la cloche de Mii-dera. La plupart des pièces de Nô traitent des sites célèbres. Probablement, ce n'est pas facile de voyager au Japon à cette époque-là. En imaginant les sites célèbres, on devait savourer les pièces. Pourquoi cette cloche de Mii est très connue ? Car, on dit que le son de la cloche résonne splendidement. C'est vrai ? En fait, nous l'avons sonnée. Mais, il faut 300 yen pour une fois, en plus du tarif d'entrée du temple. La dernière fois que j'ai sonné une cloche dans un autre temple, c'était à mes 17 ou 18 ans. Lorsque l'on sonne une cloche, il y a un truc. Il vaut mieux bouger le poignet avec souplesse. J'ai réussi à sonner bien la cloche. Quant à ma mère, le son était faible. Peut-être, la force lui a manqué, elle n'a pas bien bougé le poignet. Mais nous en étions contentes. Je ne savais pas si le son était beau ou pas. Je n'ai pas attentivement comparé avec les autres cloches.


Une autre cloche est aussi célèbre, et elle est déposée sur un socle dans un petit bâtiment. On dit que Benkei l'a traînée. On ne sait pas si la saga est vraie ou pas. Utagawa Kuniyoshi a peint une estampe sur la saga. La composition de l'estampe est principalement la cloche, Benkei qui est très musculaire la traîne à droite dans le cadre. Cela produit une mise en relief. Auparavant, j'ai vu cette estampe de mes propres yeux au musée. Elle était dynamique. Cependant, comme la taille d'une estampe n'est pas tellement grande, cela m'étonne toujours.

Quant à une autre chose, bien qu'il y ait beaucoup de statues de bouddha, nous avons pu seulement voir quelques statues. C'était dommage. Il a fallu visiter le temple pendant l'exposition spéciale. Finalement, nous avons essayé de visiter la tombe d'Ernest Fenollosa et demandé à la réception de la porte principale combien de minutes il faut pour aller à cette tombe à pied. Sa réponse était; "C'est loin, il vaut mieux y aller en voiture". Ma mère a conudisait sa voiture, nous avons essayé d'y aller. À l'ère Meiji, l'État japonais a respecté trop la culture occidentale et abandonné l'art japonais. Ernest Fenollosa a estimé l'art japonais et secouru des œuvres de l'art japonais. Ces œuvres d'art sont exposées au musée des beaux-arts de Boston. Son travail a contribué à la protection d'art japonais. Finalement, nous n'avons pas trouvé l'entrée de cette tombe dans les bois. Notre voiture l'a passé probablement. À contrecœur, nous sommes retournées.

samedi 23 septembre 2017

L'Arche russe

Je suis allée voir une exposition "Vieux Maître du musée de l'Ermitage" au musée préfectoral la semaine dernière. Je vourdrais visiter le musée de l'Ermitage à Saint-Pétersbourg, l'argent et le temps me manquent. En 2003, j'ai vu le film "L'Arche russe" d'Alexandre Sokourov avec une amie. Le film a été tourné au musée de l'Ermitage en un seul plan-séquence d'environ 90 minutes. C'est comme un rouleau peint d'histoire russe. Exceptionnellement, un grand bal a lieu, cette scène est à la hauteur de celle du film "Le Guépard". Avant que l'époque entre dans la révolution russe, la scène du grand bal est à la fois somptueuse et mélancolique. Le temps est irréversible. Je pense toujours que les édifices anciens comportent la mémoire de ceux qui ont vécu dans une époque. 


Après avoir vu ce film, cette amie et moi avons discuté: "Il faut passer le film dans la salle de multiplexe, cette petite salle de cinéma ne peut pas faire briller suffisamment ce film. C'est dommage. Mais, comme il n'y avait que six spectateurs à part nous, le multiplexe pourrait ne pas être rentable, il ne parie jamais. C'est un business."

Catherine II a collectionné beaucoup de peintures. Jadis, le peuple n'a pas pu les voir, il travaillait comme des rameurs de la galère pour cette collection. De nos jours, ironiquement tout le monde paie un peu d'argent, on peut les voir. Cependant, le budget des musées renommés dans le monde entier est serré pour l'entretien et la réparation des bâtiments et des peintures.

Quant à l'exposition, on a pu voir au total 85 tableaux. Tiziano, Frans Hals, Rubens, Murillo, Watteau, Cranach etc... En lisant un panneau d'explication sur le musée de l'Ermitage, je ne savais pas que Catherine II était issue de la noblesse allemande. À cette époque, les jeunes de la noblesse anglaise font le grand tour par l'Italie et la France. L'Allemagne n'était pas encore développée,  c'était la campagne dans un sens. Catherine II a dû ressentir un complexe d'infériorité. Elle s'est mariée avec Piotr III, je crois qu'elle était probablement pleine d'ambition. Cette ambition a fait qu'elle s'est acharnée à fonder le grand empire russe. De telles peintures anciennes de portrait sont regardées par beaucoup de gens.  Par contre, il me semble que ces portraits me regardent comme des miroirs. Je sais qu'ils n'ont pas de vie et de conscience,  qu'est-ce qu'ils pensent ? Je ne suis pas en délire. C'est simplement mon illusion. Comme ces tableaux ont passé quelques siècles, ils ont une existence forte.

Tristement, l'attentat a frappé le métro de Saint-Pétersbourg en avril cette année. Non seulement le métro, mais aussi des musées renommés risquent d'être attaqués par un attentat. J'ai pensé que nous n'étions en sécurité nulle part, en regardant ces tableaux.

jeudi 17 août 2017

Los Olvidados

Lorsque j'écrivais l'article "Qui est Benno von Archimboldi ?", j'ai voulu ajouter deux choses. Environ la moitié du roman "2666" se passe au Mexique. La famille de Roberto Bolaño a déménagé au Mexique lors de son enfance. Il est retourné au Chili pour soutenir le régime d'Allende. Après le coup d'état de Pinochet, il a été arrêté.

J'ai écrit "Ce roman est un drame actuel, dans un sens, il est une offrande d'élégie pour ceux qui ont été tués et oubliés" dans cet article. Donald Trump a crié le mot clé "The forgotten people" dans ses discours de la campagne électorale. Mais, je n'ai pas l'intention d'imiter cela. Son mot "The forgotten people" est restreint, il concerne seulement les ouvriers américains blancs. Les immigrants et les clandestins sont ignorés. De nombreux immigrants ont dû vouloir rester dans leur patrie, ils étaient forcés de quitter le pays pour s'échapper de la pauvreté. De tels gens ne sont pas inclus dans son mot "The forgotten people". Selon moi, des gens ont été tués dans la guerre de la mafia à Ciudad Juárez, les ouvriers américains blancs, les travailleurs japonais font des heures supplémentaires etc, donc, presque tout le monde est oublié sauf la classe riche. Cette idée m'a été suggérée, aussi vaguement quand j'ai vu des photos de Manuel Álvarez Bravo au musée municipal l'année dernière. Ma mère m'a invité d'aller à l'exposition de Manuel Álvarez Bravo. Je ne connaissais pas ce photographe mexicain. J'ai contemplé des photos de cette publicité que ma mère m'a donnée.

À cette exposition, des habitants mexicains dans les années 1930 deviennent des sujets photographiques. J'habite ici en 2017, à l'autre bout du monde. Des moments de leur vie ont été pris en photo, il me semble que le photographe braque le projecteur sur les habitants mexicains, sans savoir que des Japonais regarderont ces photos un jour. Et puis, on se rend compte que chaque vie est inoubliable et on imagine leur vie travers ces photos. Les photos de Manuel Álvarez Bravo évéillent notre imagination. Non seulement des photos du peuple mexicain, mais aussi des photos d'objets. Par exemple, dans la photo "El ensueño, 1931", une fille s'accoude au parapet d'une palissade, son regard fixe le bas hors de la photo. Qu'est-ce qu'elle regarde ? La photo "Peregrino en las cosas desta vida, 1942" m'a plu. Deux fûts métalliques sont posés dans un coin de rue, un homme marche derrière un fût métallique fumant. Il m'apparait que la fumée avale cet homme et l'emporte dans une dimension différente. C'est comme une rêverie.

Il y a une autre raison pour laquelle je suis allée à cette exposition. L'atmosphère du film "Les Olvidados" de Luis Buñuel ressemble à celle des photos de Manuel Álvarez Bravo. L'intrigue est qu'un garçon (Jaibo) qui est le boss d'un groupe de voyous est sorti de la maison de redressement, il pense que son ami (Julián) a "cafté" à la police. Il envisage de se venger, il le cherche. Il fait toujours des délinquances juvéniles. Jaibo bat à mort Julián, un membre de ce groupe s'appelle Pedro est sur place, il voit son crime. Il est maltraité par sa mère, mais il s'occupe de son petit frère et de sa petite sœur. Et après, Pedro est arrêté par la police. La scène finale est désespérée.


Est-ce que ce film est une sorte de néoréalisme ? Je pense que le film répond à l'interprétation du néoréalisme à la façon de Buñuel. Probablement, ceux qui sont oubliés travaillent beaucoup et commettent des crimes pour survivre dans un bidonville. Ceci continue jusqu'à maintenant dans n'importe quel pays. Le cercle vicieux subsiste, il ne disparaît jamais. On le sait bien. Je souhaite qu'un tel film succèéde à la génération suivante.

Buñuel a tourné beaucoup de films, la qualité de chaque film est très différente. J'aime son film "L'Ange exterminateur", des gens de la bourgeoisie ne peuvent pas sortir d'un manoir à cause d'une puissance invisible. Si la maison était hantée, le film serait banal et fade. L'expression du surréalisme comme dans des scènes du film "Un chien andalou" n'est pas tellement vue dans le film "Los Olvidados", ce réalisateur confronte directement un sujet social pour créer ce film. Aussi quand j'ai vu le film "Rocco et ses frères", j'ai été étonnée que Visconti avait tourné un tel film. Car, mon image de Visconti était le film "Le Guépard" à ce moment là. Le film "Los Olvidados" et "Rocco et ses frères" ont des facteurs surprises chez ces deux cinéastes.

vendredi 4 août 2017

Qui est Benno von Archimboldi ?

Naguère, ma nièce et l'épouse de mon petit frère sont venues chez mes parents, après qu'elles sont descendues chez sa petite sœur à Tokyo. On a dîné ensemble et bavardé. L'épouse de mon petite frère a dit: "Nous sommes allées au musée national de l'art occidental (qui se trouve dans le parc d'Ueno), l'exposition d'Arcimboldo est très amusante et intéressante". Il y a quelques années, j'ai vu son tableau "Il bibliotecario" au musée municipal dans ma ville. Ses portraits sont composés par beaucoup d'objets (des fruits, des légumes, des fleurs, des livres, des animaux etc.). C'est à la fois étrange et ludique.

Venons-en au fait. Qui est Benno von Archimboldi ? Si vous savez qu'il est un personnage imaginaire, vous allez lire absolument le roman "2666" de Roberto Bolaño. Je l'ai lu il y a deux mois. Lorsque ce roman est sorti au Japon, j'ai connu pour la première fois Roberto Bolaño. Après avoir lu une présentation du livre "2666" dans un journal, j'ai voulu le lire. Cependant, j'ai hésité. Car, le livre est environ 850 pages, en page sur deux colonnes  (en japonais).

En 2016, j'ai vu le film "La Bataille du Chili". Ce film m'a rappelé le livre "2666", Roberto Bolaño est Chilien. Ensuite, le film "Il postino" d'édition intégrale en Blue-Ray est vendu au Japon. Cette nouvelle m'a fait tiré vaguement ce synopsis dans mon cerveau désuet. Un écrivain chilien a quitté le pays et vécu en Italie, lui et un facteur communiquent. Est-ce que cet écrivain est Roberto Bolaño ? C'est complètement faux. Ma mémoire a faibli. C'est Pablo Neruda. Il est plutôt connu en tant que poète. Je ne sais pas si le film "Neruda" de Pablo Larraín qui a tourné le film "No" est sorti au Japon.

À propos du livre "2666", ce roman consiste en cinq parties ("La partie des critiques", "La partie d'Amalfitano", "La partie de Fate", "La partie des crimes" et "La partie d'Archimboldi"). Dans "La partie des critiques", trois hommes et une femme sont professeurs de littérature à l'université. Ils recherchent des œuvres de Benno von Archimboldi. L'écrivain allemand n'apparaît jamais en public. Ils suivent ses traces. Dès que j'ai commencé à lire cette partie, je me suis demandée si l'écrivain allemand "Archimboldi" concernait le peintre "Giuseppe Arcimboldo". Ce mystère est démontré dans la dernière partie. La scène du roman change coup sur coup, l'Europe, le Mexique, les États-Unis, encore le Mexique, et l'Allemagne.

En particulier, "La partie de crimes" est trop longue, des spectacles sanglants sont décrits. Cette histoire est conçue par des meurtres réels dans la guerre de la mafia. Santa Teresa se trouve au Mexique, mais cette ville est imaginaire, et elle ressemble à Ciudad Juárez. Quelques personnages de policier dans cette partie m'évoquent un policier qui apparaît dans le film documentaire "Narco Cultura". Presque tous les jours, les policiers travaillent pour des affaires de meurtres, ils sont paralysés. En outre, ils ne peuvent pas arrêter des criminels à cause du pouvoir irrésistible de la mafia. La fonction de commissariat n'est pas remplie. En réalité, plusieurs de leurs collègues ont été assasinés. Ce n'est pas de la fiction.


Dans le film, un genre musical "Narco Corrido" devient populaire,  comme autrefois le style d'Hip hop.  Étrangement, il me semble que le rythme de Narco Corrido est bucolique et joyeux, et qu'il s'éloigne de l'élément agressif. Parce que je ne peux pas comprendre les paroles en espagnol. Ces paroles violentes sont comme celle de l'Hip hop. Le déséquilibre entre le rythme et les paroles peut être attirant.

Dernièrement, dans "la partie d'Archimboldi", on peut savoir comment cet écrivain mystérieux a vécu jusqu'à maintenant. Quand il était jeune, il a été appelé sous les drapeaux pendant la Seconde Guerre mondiale. Aussi, ce jeune soldat se fait le complice de l'Holocauste. C'est le destin inéluctable. Je ne peux pas bine résumer ce livre. Ce roman est un drame actuel, dans un sens, il est une offrande d'élégie pour ceux qui ont été tués et oubliés. Les temps modernes ont fait engendrer cet œuvre à Roberto Bolaño.