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samedi 20 avril 2024

Une aptitude spécifique

Le monde est toujours en chaos. L'Iran a commencé à attaquer l'Israël, la Russie rit sous cape derrière cet événement. Est-ce qu'il est possible qu'un attentat soit concocté pour les Jeux olympiques ? Paris est déjà sous haute surveillance, comment des mesures plus sécuritaires sont prises ? Je souhaite que les Jeux olympiques finissent sans problème. 
 
Personnellement, il y avait un grand séisme à Taiwan le 3 avril, cela m'a très choqué. Je vois parfois des infos de l'agence météorologique de Japon sur Internet. Tous les jours, des petits tremblements terres arrivent au Japon. Comme des plaques tectoniques bougent, des distorsions se produisent, un méga séisme est en train de prendre une réalité. Ainsi, des fournitures de prévention des catastrophes sont maintenant très vendues. En général, ils sont stockés à la maison. Cependant, lorsqu'on reste à la maison, un séisme n'arrive pas forcément. Le Dieu sait seulement quand et où un mégaséisme arrive. 
 
Il y a quelques semaines, par hasard, j'ai lu un interview d'une autrice de bande dessinée sur Internet qui a eu lieu en 2022. L'autrice de bande dessinée Tatsuki Ryo a parfois eu des rêves prémonitoires, elle les a notés et dessinés comme un journal de rêves. Quand le titre de sa bande dessinée "L'avenir que j'ai vu" a été publié en 1999, elle a eu un rêve prémonitoire. Ce contenu était que des mots sont apparus comme sur l'écran d'un film: "une catastrophe en mars 2011." Elle a dessiné un peu la couverture de cette bande dessinée, elle a ajouté un petit caractère sur cette couverture: une catastrophe en mars 2011. Tatsuki Ryo est en retraite depuis la publication de cette bande dessinée. En réalité, le séisme de Tōhoku est arrivé le 11 mars 2011, des personnes ont découvert sa bande dessinée. Elle était déjà épuisée, son prix était temporairement 100,000 yen dans le marché de l'occasion. 

Et puis, l'usurpation d'identité de Tatsuki Ryo est apparue sur Internet. L'autrice de bande dessinée Tatsuki Ryo l'a entendu par sa parenté. Un jour, une maison de publication lui a demandé de revendre son œuvre "L'avenir que j'ai vu". Après avoir accepté, elle a eu un rêve important qui ressemblait à "une catastrophe en mars 2011". C'était "un grand désastre en juillet 2025". Tatsuki Ryo a ajouté cet épisode dans sa bande dessinée. Dans l'interview, elle raconte qu'elle n'est jamais prophète. Environ 10% de ses rêves sont prémonitoires, les autres sont simplement des rêves. Quant au rêve "un grand désastre en juillet 2025", Tatsuki Ryo n'a jamais l'intention d'inciter l'inquiétude des gens. Elle souhaite qu'il soit faux et que certaines gens fassent attention à ce message afin d'atténuer les dégâts. Quand j'écris maintenant cet article, il y a un tremblement de terre dans la préfecture d'Ehime, sa magnitude est 6.4. Le Japon est un pays de séisme. Dans un sens, c'est le destin. Est-ce que je vis encore en 2025 ? Le mécanisme du rêve n'est pas clarifié. Je pense que des images ramassées du cerveau se recomposent. Cela manque de cohérence. Il y a quelques gens qui ont une aptitude spécifique comme cette autrice de bande dessinée.

Lorsque j'étais mariée, je suis allée voir une voyante qu'une amie avait recommandée. Comme je ne croyais pas tellement à une telle divination, je n'ai pas eu l'intention de la taquiner, mais j'étais méfiante. Elle et moi avons bavardé. Tout à coup, elle m'a dit : "Excusez-moi, je vois une image des bâtiments antiques occidentaux. Je ne sais pas si cela vous rapporte." D'abord, je n'ai pas pensé pouvoir trouver ça quelque part dans ma tête. Peu de temps après, je me suis rappelée avoir feuilleté distraitement un guide sur la Grèce. Un jour, j'aimerais y aller. Je lui en ai parlé. De plus, je lui ai demandé: "Comment vous essayez de voir des images de clients ?" Sa réponse était :"Je le fais comme la syntonisation d'une station de radio." Il m'a semblé que sa réponse était étrange. Peut-être, elle aussi avait une aptitude spécifique.

samedi 30 avril 2022

Fleur de Pierre

Il y a trois semaines, je suis allée au Pôle emploi. De nombreux gens comme moi y sont venus. C'était bondé. Mais on dit que le taux de chômage est plus bas que celui d'autres pays. Je me suis demandée si c'était vrai ? Le temps d'attente était une heure. En étant assise, j'ai observé certains chômeurs et personnels. Un homme dans la trentaine consultait un employé. Son entreprise ne lui a pas donné des documents de licenciement. J'ai entendu cette histoire à la dérobée que son entreprise était méchante. Au Japon, la condition de travail est mauvaise et n'est pas tellement améliorée. Peu de temps après, un affichage dynamique a montré mon numéro. Une employée d'un guichet m'a accueilli, elle avait l'air gentil. J'ai déposé ma demande d'allocation chômage et me suis inscrite comme demandeuse de travail. Elle m'a remonté le moral.

Cette année, je ne peux pas voir beaucoup de films à cause de la lecture du "Monde diplomatique". Pourtant, comme j'ai malheureusement ou heureusement été licenciée, cette lecture avance pour l'instant. Depuis avril jusqu'à maintenant, j'ai vu "Columbus", "Good Vibrations", "Dieu existe, son nom est Petrunya", "JUNK HEAD", "Bacurau", "El Pepe, una vida suprema", "Così come sei", "La noia", "The Place", "Annette", "Nebraska", "Et les mistrals gagnants", "mid90s" et "Le Jour où la Terre s'arrêta". Je suis un peu folle.

Ajouter à cela, j'ai lu la bande dessinée "Fleur de Pierre"(en japonais) d'Hisashi Sakaguchi qu'une connaissance m'a recommandée. Cette bande dessinée décrit la Seconde Guerre mondiale en Yougoslavie à travers l'expérience de deux adolescents Krilo et Fi. Au début, un nouvel enseignant Humberwalding arrive dans un collège qui se trouve dans un village de la région slovaque. Certains élèves sont attirés par l'atmosphère de ce professeur et ce qu'il raconte. Un jour, lui et ses élèves visitent la grotte de Postojna. En voyant ce spectacle, Fi murmure: "C'est comme la fleur de pierre, elle se compose de pierre". Humberwalding dit que ce n'est pas la fleur de pierre, ce qui nous semble la fleur est notre regard. Et après, ils retournent au village, en chemin des avions allemands les attaquent. Krilo fuit désespérément dans une montagne. Fi est envoyée avec les villageois dans un camp de concentration. Dès lors Krilo participe à un groupe de guerilla. Son frère Ivan travaille en tant qu'agent double. L'armée allemande envahit graduellement la Yougoslavie. Fi mène une vie cruelle dans le camp de concentration. Une fois, un colonel SS sauve Fi, car il a perdu sa petite sœur. Fi ressemble à elle, ce colonel la fait habiter dans son manoir. Un oncle de Fi se glisse dans ce manoir pour voir Fi. En passant à Fi un sachet de poison, il lui dit qu'il faut tuer ce colonel pour protéger notre pays. Elle hésite avant d'effectuer cette demande, mais son entreprise est dévoilée. Elle est envoyée de nouveau dans le camp de concentration.

Finalement, Krilo et Fi aussi peuvent survivre, la Seconde Guerre mondiale finit. Non seulement ces deux personnes, mais aussi beaucoup de morts et de victimes ont été engendrés par la guerre. La République fédérale de Yougoslavie a été établie, pourtant elle a été démantelée en 1992 comme vous savez. La Guerre d'indépendance de la Slovénie a été déclenchée, et puis celle de la Croatie. Comme des avalanches, la guerre de Bosnie et celle du Kosovo sont survenues. L'insurrection albanaise de 2001 en Macédoine. Ces guerres se sont enfoncées dans la boue, mais des points chauds de conflits subsistent encore. 

À propos, des infos sur la Guerre en Ukraine sont diffusées chaque jour. La situation de l'Afghanistan n'est pas diffusée pour l'instant, elle est oubliée ? Quand la paix parfaite arrivera sur la terre ? 

mardi 28 septembre 2021

Ça a l'air morose

Je suis allée au théâtre de Nō à Nagoya le 4 septembre. Cette fois aussi, il a fallu écrire le nom et le numéro du téléphone portable à l'entrée du théâtre. Si un cluster est provoqué à cause de la présentation, l'organisateur contactera les spectateurs pour annoncer le cluster. Et puis, il n'y avait pas beaucoup de spectateurs ce jour-là. Car, le nombre de places vendues était la moitié. Le théâtre théatre a 630 places, et c'était 300 places vendues. Néanmoins, je pensais qu'il y avait environ 200 spectateurs en réalité. De nombreux spectateurs étaient vraiment des personnes âgées. J'ai vu quelques personnes âgées qui marchaient avec une canne. Un tiers ou un quart des spectateurs était moins âgé que ma génération. Cette situation était la même que lors de la présentation du 22 août à Kyoto. Vraiment, le Nō est moribond. Si je peux heureusement vivre encore plus de dix ans, le nombre de présentation diminuera à l'avenir ? En outre, le prix du billet de Nō augmentera. Les maîtres de Nō s'en préoccupent plus fortement que moi. "Fast movie" est actuellement à la mode, la majorité des jeunes voient ce "Fast movie". Je ne peux pas imaginer que de tels jeunes puissent supporter de voir une pièce de Nō pendant environ une heure. 

Cette année, une série télévisée japonaise sur la famille d'un maître Nō a été diffusée. C'est dommage que ce drame n'ait pas joué de rôle d'un détonateur afin d'inciter des jeunes à voir le Nō. Ils ne versent pas l'argent pour cela. Ce n'est pas facile d'assurer une croissance généralisée. Lorsque j'écrivais l'article "Ça passe ou ça casse", j'ai consulté "Tamakazura" sur Internet. Je me suis souvenue que la bande dessinée "Asaki yume mishi" qui est basé sur "Le Dit du Genji" avait été populaire à mes 16 ou 17 ans, je l'ai lu. J'ai oublié quelques parties de cette bande dessinée. Ensuite, je surfais sur Internet. Un article m'a sauté aux yeux. Ce contenu était qu'un visiteur s'était plaint du musée du Dit du Genji qui se trouve à Uji dans la préfecture de Kyoto. Parce que Minamoto no Yoshitsune ou Minamoto no Yoritomo ne sont pas des protagonistes dans "Le dit du Genji". Cette raison m'a ahuri. Est-ce que ce visiteur n'a pas appris l'histoire japonaise et la littérature japonaise au collège et au lycée ? Le héros dans le Dit du Genji est Hikaru Genji. Je m'interroge si l'éducation japonaise ne fonctionne pas tellement. Ça a l'air morose.

vendredi 27 mars 2020

La révolution du manga

L'exposition de la collection de Courtauld Gallery au musée préfectoral où j'ai eu l'intention d'aller pour voir "Un bar aux Folies Bergères" de Manet a été annulée à cause du Covid-19. En outre, bien que j'aie fini la lecture de "Où en sommes-nous ?" d'Emmanuel Todd, je ne peux pas lire son autre œuvre "L'origine des systèmes familiaux "(en japonais) que j'avais réservé à la bibliothèque municipale. Car, elle est aussi fermée. Je voulais voir le film "Les Misérables" de Ladj au cinéma. Mais, comme le cinéma est un espace fermé, c'est dangereux. J'y ai renoncé. Et alors, j'ai fait des dictées sur Internet ou écouté la radio à la maison. Une émission de France culture m'a attiré. Ce titre était "Tsuge Yoshiharu, la révolution du manga". Car, lorsque j'écrivais l'article "Pithecanthropus", je me suis souvenue de quelques chansons de TAMA qui sont influencées par lui. Une nouvelle dans cette émission m'a étonné. Tsuge Yoshiharu a reçu un Fauve d’honneur au Festival international de la bande dessinée d'Angoulême. Tous les Japonais connaissent le nom Tezuka Osamu, mais cet auteur de manga, Tsuge Yoshiharu, n'est pas tellement connu. Comme le monde de Tsuge Yoshiharu est inédit et original, certains gens s'engagent dans ce monde et soutiennent ses mangas. Je peux le comprendre.


Dans cette émission, Xavier Guilbert, commissaire d'expositions du festival, disait que Tsuge est à la bande dessinée, ce que Jean-Luc Godard est au cinéma français. Cette expression est correcte dans un sens. Il me semble que ce genre de manga fait partie de la culture souterraine dans l'ère Shōwa. Pour l'ensemble des œuvres de Tsuge Yoshiharu, son atmosphère est sombre et un peu obscène. Les années 60 et 70 où des ombres, socialement, restaient à l'arrière de la croissance économique. Je me demande si les Européens acceptent ses mangas. Est-ce que la rentabilité est espérée ? J'imagine que le traducteur français avait du mal à traduire ses mangas, en respectant le monde particulier de Tsuge. Cet auteur visitait souvent des villages de province au Japon, ses mangas s'inspirent de cette expérience. Ce n'est pas une sorte de littérature de voyage, l'auteur erre plutôt entre la réalité et l'illusion. On dit que c'est comme un voyage introverti. Cela entraîne les lecteurs.

Lorsque j'étais jeune, ses mangas "La vis", "L'homme sans talent" et "L'auberge de réalisme" etc. ont été tournés en film dans les années 90. Je crois que ces films ne sont pas sortis dans les pays étrangers. Comme il y a une attirance indicible dans les mangas de Tsuge, quelques cinéastes ont dû vouloir réaliser des images de ses mangas. La semaine dernière, j'ai demandé à ma mère si elle connaissait Tsuge Yoshiharu. Elle m'a répondu: "Oui, je connais seulement son nom. Mais, je n'ai jamais lu ses mangas." Je sais qu'elle n'aime pas tellement les mangas et qu'elle a un préjugé contre les mangas. Elle estime que ce sont les enfants qui lisent les mangas. Pour ma part, cela dépend de la qualité des mangas. Je pense que les mangas sont équivalents aux livres.

Il y a plus de cinq ans, j'ai lu le livre "Le carnet de voyage d'un pauvre". C'est un essai. Je voulais savoir comment cet auteur écrit des phrases. Son style d'écriture s'accompagnait de quelque chose de moite. Et pourtant, je pensais parfois à vouloir de tel voyage pendant cette lecture. Un chapitre "Le carnet de voyage d'une fugue" est très court. Le désir que l'on veut s'évader à l'insu de tout le monde compose une image de ce voyage. Bien que ce ne soit pas un manga, cela a fait un film. Les images du film sont bien réalisées.


À propos de l'intrigue du film, un auteur de manga tombe dans une impasse. Et alors, il voyage quelque part avec la table des horaires et le peu d'argent qu'il possède. Ce protagoniste est absolument l'alter ego de Tsuge. Il prend un train pour visiter son admiratrice qui lui a écrit une lettre. Il imagine qu'il se marie avec cette admiratrice, et que sa vie change. Dans le train, une jeune femme lui adresse la parole. "Est-ce que je peux vous guider dans mon village ?" Ici aussi, ce protagoniste se demande s'il vaut mieux se marier avec cette jeune femme. Des scènes avec un ton d'illusion continuent. Et après, il loge dans une auberge et voit son admiratrice. Tout de suite, il la demande en mariage. Comme elle est infirmière, elle est occupée. Elle lui répond: "Pourriez-vous attendre une semaine ?" Le protagoniste tue le temps et déambule. Il rencontre une personne âgée qui cherche une pierre pour sa tombe, un malade mental et une strip-teaseuse. Ces gens sont vraiment bizarres. Cette histoire s'enchevêtre à la fin. Franchement, je ne peux pas me rappeler la scène finale. Dans ce type de film, poursuivre l'intrigue est inutile. Il vaut mieux que les spectateurs flottent sur les images.

jeudi 21 décembre 2017

Une vie tumultueuse

Comme d'habitude, en lisant le livre "Le papier blanc / Salam", j'ai songé à des films iraniens. Dans l'histoire "Le papier blanc", l'arrière-plan social est la Guerre Iran-Irak. Un amour efféminé s'y déroule. Je n'ai pas pu m'empêcher de me rappeler le film d'animation "Persepolis", au fur et à mesure que je le lisais. Probablement, ce film est très connu dans les pays francophones. Le film décrit l'autobiographie de Marjane Satrapi. Lors de son enfance, la révolution iranienne se déclenche, le climat social est bouleversé. Marjane sait que ce qu'elle a appris à l'école est faux. Par exemple, le roi est choisi par Dieu. Ensuite, son pays s'engage dans la guerre Iran-Iraq. L'attitude de Marjane au collège est indisciplinée, ses parents sont convoqués par le directeur du collège. Alors, ils décident de l'envoyer à l'école française qui se trouve à Vienne.


Les enfants de la classe intellectuelle peuvent avoir l'occasion d'étudier dans des pays étrangers. Marjane aussi a  de la chance dans un sens. Et pourtant, elle ne s'habitue pas tellement à la vie en Europe. Parce qu'il y a une préoccupation omniprésente: comment les membres de sa famille vivent sous la guerre ? D'un autre côté, elle tombe amoureux d'un homme, mais ces jours joyeux ne durent pas longtemps, le chagrin d'amour la frappe. Alors, elle retourne dans sa patrie. Téhéran a été bombardé, son apparence est dévastée. Malgré qu'un ami d'enfance ait perdu une jambe, il rit. Marjane est très choquée. Il lui semble qu'elle est étrangère à Vienne et à Téhéran. Elle attrape une dépression. Un jour, dans son rêve, Dieu lui dit qu'il faut qu'elle agisse un peu elle-même jusqu'à la mort. Elle se rétablit, et elle commence à aller à l'université. Un soir, en boîte, elle rencontre un homme qu'elle a déja vu à l'université. La société arabe est stricte, ils ne peuvent pas se voir et sortir ensemble en public. Cela détermine à se marier. Un an après, elle divorce. Sa grand-mère lui conseille que l'Iran actuel n'est pas l'endroit où elle devrait demeurer. Finalement, elle part en France. Sans doute, Marjane a mené une vie tumultueuse à cause de la guerre. Non seulement elle, mais aussi le peuple iranien et iraquien devaient espérer une vie ordinaire.

Ici, il y a une petite histoire que je voudrais vous raconter. Lorsque j'allais à l'école linguistique en France, un Pakistanais est entré dans ma classe. Sa période de programme était seulement un mois. Il savait parler l'anglais, et il parlait déjà bien le français. Alors, un jour, chacun a fait un exposé sur son pays dans un cours. Ce Pakistanais a expliqué ardemment son pays pendant environ 30 minutes. Cela a pris trop de temps. Je faisais un peu la moue. Cependant la génération de son grand-père et de son père ont vécu dans la Guerre Inde-Pakistan qui a été constanté. Ajouté à cela, le conflit du Cachemire subsiste toujours. D'ailleurs, je me suis demandée objectivement si je pouvais expliquer le Japon comme lui ? Ou, est-ce qu'il y a des choses que je voudrais raconter aux étrangers. Je manque toujours d'introspection. Quelques jours après, je lui ai demandé: "Où est-ce que vous habitez au Pakistan ?", il m'a répondu: "Islamabad". C'est la capitale fameuse dans les infos que j'avais vues. Ensuite, je lui ai posé une autre question: "Tous les membres de votre famille vivent là-bas ?", il m'a répondu: "Oui, sauf une sœur, elle vit maintenant au Canada." J'ai imaginé que ses parents étaient éduqués. Quelque chose de lui a surgi, il m'a dit "À propos, il y a un restaurant japonais à Islamabad, mais un Chinois le tient", en souriant. Il était plus jeune que moi, mais il m'a semblé que son âge spirituel était plus mûr que le mien. Sa vie est aussi tumultueuse.

vendredi 1 juillet 2016

Au temps de Botchan

Cette année, c'est centième anniversaire de la mort de Natsume Soseki. Je l'ai récemment su. Comme par hasard, j'ai fini de lire la BD "Au temps de Botchan" (version française), cette fois est la troisième. Auparavant, j'ai lu cette BD en version japonaise, et puis je l'ai offerte à une amie il y a plus de dix ans. Mais pendant que j'étais en France, je voulais absolument la lire encore une fois, et alors j'ai racheté cette BD en version française. Dans la BD, le monde littéraire de l'ère de Meiji est décrit, ainsi que des souffrances injustes subies par certains militants japonais. La BD est composée de cinq volumes. Le premier et cinquième sont pour Natsume Soseki (écrivain). Le deuxième volume est pour Mori Ogai (écrivain), le troisième volume pour Ishikawa Takuboku (poète), et le quatrième pour Kotoku Shusui (journaliste socialiste, militant).

Cette BD me plaît tellement, elle m'attendrit toujours après lecture. Les Japonais de l'ère de Meiji se font du souci sur la vie, comme de nos jours. Les intellectuels se sont astreints à l'apprentisage de la culture occidentale par des mesures de l'État, afin que le Japon se développe rapidement. Et puis, certains intellectuels ont été envoyés dans les pays occidentaux comme Natsume Soseki (l'Angleterre) et Mori Ogai (l'Allemagne). Les valeurs ont été bouleversées carrément à cette époque. Le Japon était en retard dans le domaine industriel, et il s'est débarassé de la culture japonaise. Par exemple, c'est Haibutsu-Kisyaku (廃仏毀釈); de nombreux temples et statues de bouddha ont été détruits. Ernest Fenollosa a emporté des œuvres d'art japonais aux États-Unis pour protéger l'art japonais. Dorénavant, les Japonais sont imprégnés de l'idée que la culture occidentale est supérieure à la culture japonaise. Moi aussi, je trouve parfois que j'ai le complexe d'infériorité à l'égard des occidentaux. (Comme ma note d'anglais au lycée était médiocre, cela renforce ce complexe même maintenant). Avant que je lise cette BD, je supposais que ce complexe était causé par la défaite du Japon pendant la Seconde Guerre mondiale.

En fait, cela a été apporté par la restauration de Meiji. Dans le volume 1 de "Au temps de Botchan", Lafcadio Hearn est un peu présenté ; Hearn aimait le bruit des geta, et la voix des commerçants ambulants. C'est en découvrant le Japon traditionel, qui disparaissait peu à peu de Tokyo, qu'il connut enfin la sérénité. La culture japonaise s'est perdue au fur et à mesure que la civilisation occidentale se répandait, les vêtements (le kimono et les geta etc.) ont disparu progressivement, l'alimentation était en train de changer. Les pays développés colonisaient, le Japon a poursuivi cette politique, et il a provoqué la guerre (la guerre sino-japonaise et la guerre russo-japonaise). L'armée japonaise a gagné contre la Chine et a envahi l'île de Taïwan. Au contraire, quant à la guerre russo-japonaise, le Japon a gagné en apparence. Pourtant le traité de Portsmouth était inégale.

Par ici, un fossé a été creusé entre les peuples japonais et le gouvernement japonais. Le système hiérarchique à l'époque Edo (士農工商 shinoukousyou) a été aboli grâce à la restauration de Meiji, cependant un autre système hiérarchique avec le capitalisme est apparu  devant les Japonais. Les ouvriers étaient exploités par les employés (capitalistes) comme maintenant. L'idée de socialisme et de communisme a été importée. Mais le Japon de cette époque n'était pas mûr en tant que pays developpé, il ne pouvait pas comprendre ces deux notions (socialisme et communisme). Et puis, certains jeunes étaient influencés par ces idées, cela les a incité à la haute trahison pour changer le chemin de l'impérialisme que le Japon suivait. Quatres jeunes ont échoué à ce projet. L'État a considéré que de telles idées donnant l'occasion d'attaquer le pouvoir de l'État étaient un élément dangereux. Les quatre jeunes qui ont envisagé cette affaire et quelques jeunes qui leur étaient très proches, ils ont été attrapés d'emblée (au total 26 personnes). Ils ont été condamnés à la peine de mort et ont été exécutés.

Dans le volume 4, Ijuin Kageaki dit ; Je crois que d'ici trente à quarante ans, les États-Unis, en raison de leur immense ambition, nous feront la guerre pour conquérir le Pacifique. Les Blancs ne veulent en aucun cas de l'émergence d'un pouvoir jaune. Ces paroles sont intéressantes. C'est une prédiction, dans un sens, sa prédiction s'est réalisée. La majorité des intellectuels et des hauts bureaucrates devaient imaginer que le Japon perdrait la guerre contre les États-Unis. L'armée japonaise et l'État japonais faisaient de l'esbroufe, ils sombraient dans le militarisme. Les peuples ont été traités comme une pièce de jeu d'échec et ont été victimes de la guerre. Le mot "si" n'existe pas dans l'histoire, après la guerre russo-japonaise, si le gouvernement japonais avait cherché un autre chemin, il aurait pu prévenir le bombardement atomique d'Hirosima et de Nagasaki. Le présent consiste en le passé, c'est naturel. Le passé est le prologue. Mais nous l'oublions dans la vie quotidienne, car l'être humain est toujours idiot.