lundi 29 octobre 2018

Cafardeux

Lorsque j'ai rencontré de nouveau le mot "cafardeux" dans mon cahier de l'année dernière, j'ai pensé que ce mot était ridicule. "Cafard" + "fardeau" ou "deux" = "cafardeux" ?, une telle idée me fait mémoriser facilement le mot. Mon statu quo s'approprie ce mot. Pour l'instant, je suis cafardeuse. Il me semble que les funérailles du bouddhisme sont embêtantes au Japon. Pour qui ces funérailles ont lieu ? Pendant cette cérémonie, la famille du défunt n'a pas le temps d'être triste. Et après, il faut qu'elle fasse les diverses procédures.

En outre, le moine vient pour entonner le sutra tous les sept jours après la mort. Cet événement se répètent sept fois. Les 49 jours sont la période de deuil. On dit que l'âme du défunt demeure là jusqu'au 49ème jour après sa mort, et qu'il part dans l'au-delà, le 50ème jour. Je ne sais pas si c'est vrai ou pas. Lors du 49ème jour, les membres de la famille du défunt et ses proches se réunissent pour prier afin que l'âme puisse partir au paradis, le moine entonne le sutra. Après la prière, ils déjeunent ensemble. Cet événement est une ponctuation du deuil. En général, il faut choisir et acheter un autel familial pendant cette période (les 49 jours). S'il y a déjà un autel familial, ce n'est pas nécessaire d'en acheter. Mais l'autel familial n'est pas obligatoire. Qui a fait ces coutumes ? Je pense qu'elles sont là pour gagner de l'argent. Cela manque de sacré ?

Lors du conseil de famille, mon frère a demandé à ma mère et moi si on n'avait pas besoin de l'autel familial. Comme mes parents ont déjà décidé depuis longtemps de ne pas construire une tombe, ma mère a pensé qu'il vaut mieux acheter un autel familial. Ajouté à cela, sur le plan pédagogique, c'est important que ses petits-enfants apprennent la prière devant l'autel familial, elle l'a dit. Pour ma part, cela m'était égal. Alors, ma mère et moi sommes allées dans un magasin d'autel familial. Dans ma vie, cette expérience était précieuse.

Mon image de l'autel familial était classique comme cette publicité que j'avais vue à la télé. Celui de la maison de ma mère est doré et classique, celui de la maison de mon père est chic, en ébène.


De nos jours, la variété d'autel familial m'a étonné, c'est très moderne et raffiné. Au fur et à mesure que le mode de vie s'occidentalise, le changement d'autel familial est inévitable. La taille d'autel familial est à partir de grand jusqu'à petit.

Ce jour-là, la majorité des autels familiaux étaient en solde. Probablement, ce magasin veut faire la liquidation de son stock et se procurer des nouveaux modèles d'autels familiaux. Un vendeur nous a demandé quelle est la confession. Après notre réponse, il nous a présenté quelques autels familiaux. Ma mère les voyait sérieusement. Comme je comprends bien son goût, j'ai facilement pu prévoir quel autel familial elle allait choisir. Elle n'aime pas la somptuosité. Un autel compact familial lui a plu. C'était très modeste.

Le vendeur nous a expliqué les objets bouddhiques (la tablette ancestrale, le rouleau suspendu, l'encensoir, le bougeoir, le bol chantant, le vase, les assiettes du Bouddha etc.). De plus, il nous a recommandé des objets bouddhiques qui étaient bien assortis avec l'autel compact familial, en tenant compte de la demande de la famille du défunt. Chacun des objets bouddhiques ont été montrés par ses mains avec des gants blancs. Ma mère et moi n'avons pas pu imaginer leurs prix. Franchement, nous étions obligées de les lui demander. Toutes les marchandises sont à partir du haut jusqu'au bas de gamme. Ensuite, il nous a expliqué la matière et la couleur de ces objets.

Le vendeur était professionnel, sa manière de parler n'était pas appuyée. Il nous a proposé de respecter le défunt. Ma mère a choisi une tablette ancestrale, un encensoir, un bougeoir, un vase, des assiettes du Bouddha de la couleur du jade vert foncé. Un bol chantant m'a plu, j'ai dit à ma mère: "On achète ça". Ce baton pour frapper le bol est debout dans le bol, sa forme est lotus. Finalement, ma mère a acheté cet autel compact familial et cet ensemble d'objets. Samedi dernier, l'autel familial a été livré chez ma mère. Ce n'est pas la fin. L'inauguration de l'autel familial a lieu. Le moine vient entonner le sutra à la maison. Je n'ai pas pu assister à l'inauguration à cause du travail.

mercredi 24 octobre 2018

Chronique

La mort inattendue arrive n'importe où et n'importe quand. Bien que nous le sachions, nous croyons toujours au lendemain. Cette fois, la mort de mon père me rappelle la vidéo de promotion de la chanson "I could be the one" d'Avicii et Nicky Romero et le film "Chronic" de Michel Franco. 

Avicii et Nicky Romero sont des représentants d'EDM (Electronic Dance Music). Cette année, Avicii s'est suicidé. Il a obtenu une renommée mondiale, il me semble qu'il n'avait aucun souci. Je pense que l'histoire de cette vidéo de promotion préconise une vie sans attaches ni contraintes. Nous savons que la vie est éphémère. Dans la vidéo, une femme un peu obèse rêve toujours qu'elle voyage dans un pays étranger, qu'elle rencontre des beaux hommes et fait l'amour avec eux. Elle veut en finir avec la vie prosaïque et obéir sincèrement à son propre désir. Comme il y a des entraves, une telle manière de vivre est difficile en réalité. Cette femme décide d'agir et elle sort de son bureau. À cet instant, un camion l'écrase. Est-ce que c'est un sermon dans un sens ? Donc, cela veut dire que le retard d'une décision engendre un regret.


Le thème du film "Chronic" de Michel Franco est grave, car des problèmes éthiques sont décrits. Le héros David, (Tim Roth), est soignant et travaille avec dévouement pour le soin des patients en fin de vie. Au début du film, j'ai eu l'impression que le héros avait un passé indicible. Il travaille sérieusement et assidûment, il va régulièrement à la gym. En le voyant, je me suis demandée si David n'avait pas de loisir. Son caractère est stoïque  ?

David soigne une patiente qui s'appelle Sarah comme si il était son mari. Cependant, elle rend le dernier soupir. Il assiste à ses funérailles. Son patient suivant, John, est architecte, il a divorcé il y a 25 ans. Ses proches le soignent. David est envoyé chez lui. Il achète des livres qui concernent l'architecture dans une librairie. En outre, il visite une maison que John a jadis construite. Il ment à l'occupant de cette maison: "Mon frère a construit cette maison. Je voudrais la voir." L'occupant l'accepte, David voit l'intérieur. Pourquoi veut-il autant connaitre la vie de son patient ?


Un jour, un autre soignant vient  le remplacer pour le roulement du service de nuit. Ensuite il regarde des films avec John jusqu'au matin. Auparavant, il semble que John était homosexuel. Quand David prend John dans ses bras pour le déplacer, John a une érection. Cet événement est un malentendu, mais les proches de John accusent David de harcèlement sexuel. Néanmoins, David s'inquiète de son état santé, il visite de nouveau sa maison. Il déclare aux proches de John que c'est une fausse accusation, mais en vain.

David revoit sa fille Nadia qui est étudiante en médecine. Ici, son passé est dévoilé. Il a divorcé, et il est maintenant célibataire. Son fils Dan est tombé malade, David a fait de son mieux pour le soigner mais comme sa maladie était grave, Dan a finalement été euthanasié par David.

Quelques jours plas tard, David soigne Martha. Elle l'observe déjà, elle sait que David est accusé de harcèlement sexuel, et que son fils a été euthanasié par lui. Il la sogine comme si il était un membre de sa famile. Il présente Nadia à Martha, ils prennent un repas ensemble. Martha déteste la chimiothérapie, et elle pleure pedant la nuit. Alors, elle sollicite David: "Laissez-moi être euthanasiée". D'abord il refuse catégoriquement sa demande. Finalement, en voyant à quel point Mrtha souffre de cette thérapie, il change d'avis et l'euthanasie.

Ensuite il soigne un garçon qui est en fauteuil roulant. Un jour qu'il court dans la rue comme d'habitude, il a un accident de la route. Est-ce que c'est une forme de suicide ou bien un accident dû au hasard ? On ne le sait pas.

Le titre de ce film "Chronic" veut dire que la mort se répète toujours. Mais, pour David, il ne s'agit pas de la mort ordinaire. La souffrece causée par le sentiment de perte avec l'euthanasie continue perpétuellement jusqu'a sa propre mort. La musique émotionnelle n'est pas utilisée dans le film, j'ai eu plutôt l'impression que le réalisateur Michel France n'avait pas voulu traiter la mort comme un drame, et que le film n'essayait pas d'émouvoir le spectateur. S'il le faisait, cela pourrait être sans valeur. Après avoir vu ce film, j'ai ressenti une douleur physique dans la cage thoracique. Personne ne peut éviter sa propre mort.

jeudi 18 octobre 2018

Combien de fois encore ?

J'ai acheté un nouvel aspirateur en août dernier. Cela m'a coûté environ 150 euros. J'avais eu l'intention d'en acheter un l'année prochaine. Mais, quand je passais l'aspirateur, il faisait un bruit bizarre. Je me suis demandée si l'aspirateur avait avalé un petit objet. Et alors, j'ai ouvert la poubelle de la machine. Mais, il n'y avait pas de problème. J'ai de nouveau passé l'aspirateur, il a fait encore le bruit bizarre. J'ai vérifié la tête de l'aspirateur, une pièce de la machine était détruite. Cette fois, j'étais obligée d'acheter l'aspirateur par un site d'e-commerce. Il est arrivé très vite, cela m'a étonnée.

À vrai dire, j'ai acheté une nouvelle machine à laver l'année dernière. Car, le joint du drainage était dégradé. Lorsque j'ai déménagé, j'ai acheté tous les produits électroménagers. Presque douze ans ont déjà passé. Il faut acheter à nouveau. C'est normal. Franchement, je voulais un nouveau frigo.

Après que ma mère est sortie de l'hôpital l'année dernière, elle est venue chez moi à la fin d'août. De temps à autre, mon frigo a fait un bruit bizarre. Elle m'a conseillé: "Il vaut mieux acheter un nouveau frigo l'année prochaine. On ne sait pas quand le frigo va s'arrêter tout à coup".

Je ne touche pas de prime, parce que je suis intérimaire. La dépense de produit électroménager est pénible. Ces dernières années, chaque fois que j'achète quelque chose, je me demande: "Combien de temps encore je vais l'utiliser ?". Une telle question est omniprésente. À cause de cela, je réfléchis longtemps avant d'acheter quelque chose et j'hésite beaucoup. Après avoir acheté un nouveau frigo, il est possible que je meure tout de suite. Simplement, c'est à la fois une histoire risible et une possibilité.

À propos, quand j'ai acheté une nouvelle machine à laver l'année dernière, c'était un dimanche, au soir. Comme il n'y avait pas tellement de clients à cette heure, une vendeuse m'a soigneusement expliqué plusieurs modèles de machine qu'elle voulait me vendre. Je lui ai dit que je vivais seule, et que j'ai déjà cherché le modèle de machine que je voulais sur Internet. Le lendemain, j'ai écrit cette anecdote à un correspondant français. Il m'a demandé: "Les magasins sont ouverts le dimanche ?". J'ai complètement oublié que les magasins étaient fermés le dimanche en France. En tant que consommateur, l'ouverture de magasin le dimanche est commode. En revanche, en tant qu'employée, comment est cette situation ? Sous la tutelle des lois, est-ce que l'employé est protégé au Japon ? La pénurie de main-d'œuvre est remarquable, certains employés sont forcés de travailler chaque jour sans aucun congé. Le gouvernement japonais réforme les conditions de travail, mais la réalité ne change pas concrètement. Où  est-ce que "Premium Friday" est allé ? Pour ma part, je néglige mon travail, et j'écris cet article comme ça. C'est uniquement ma petite résistance.

samedi 13 octobre 2018

D'où vient mon idée ?

Après avoir vu le film "Silence" de Martin Scorsese, j'ai lu tout de suite le livre "Le cinéma et le christianisme" d'Okada Atsushi qui est professeur à l'Université de Kyoto en histoire de l'art occidental. À vrai dire, ce livre m'intéressait depuis l'année dernière. Car, j'ai lu son livre "Le cinéma est comme la peinture" il y a plusieurs années. Son analyse de films est basé sur un point de vue dans l'art, en citant beaucoup de tableaux. C'est très instructif, mon intérêt a été émerveillé. Je supposais que ce professeur était chrétien, mais il écrit parfois dans le livre qu'il n'est pas chrétien. Lorsque je vois un film occidental, quand une scène suggère implicitement le christianisme, je ne peux pas le remarquer. Probablement, les Occidentaux peuvent interpréter cette scène qui concerne le christianisme.

Dans l'article "Le marécage", j'ai écrit que l'auteur du livre "Silence", Endō Shūsaku, était chrétien. Quand il était collégien, il a été baptisé. Au Japon, le christianisme est maintenant aussi minoritaire. L'auteur n'a pas été persécuté comme les personnages de son roman "Silence", je pense qu'Endō Shūsaku a pu bien comprendre les chrétiens cachés. Et pourtant, la parole de Ferreira,"Le Japon est un marécage, les plantes ne s'enracinent pas. Ici, Deus est 大日(dainichi),  c'est le soleil.", est écrit par l'auteur. Bien qu'il soit chrétien, lui-même, est-ce qu'il faisait face au dilemme de l'imcompatibilité entre le christianisme et le bouddhisme ou le shintoïsme. Comme le bouddhisme et le shintoïsme se mélangent au Japon, c'est une sorte de panthéisme dans un sens large.

Ici, je vous raconte une petite anecdote intéressante. Il y a quelques années, un correspondant français et moi avons discuté de la réincarnation. Je ne sais pas vraiment si elle existe. Mais, après ma mort, il est possible que je me réincarne en animal, insecte, arbre, fleur ou nuage etc. Je lui ai écrit une telle chose, il était étonné. Sa définition de la réincarnation est seulement "Se réincarner en humain". Sa réponse m'a étonnée. Distinctivement, je ne peux pas affirmer que notre définition différente dépend de la religion. La religion influence plus ou moins cette définition.

Alors, d'où vient mon idée ? La réponse est qu'un mot japonais l'exprime. C'est "草木国土悉皆成仏(そうもくこくどしっかいじょうぶつ = Sōmoku kokudo shikkai jyōbutsu)". Franchement, je ne connaissais pas jusqu'à ce que je voie régulièrement le Nô. Le mot apparaît souvent dans des pièces de Nô (par exemple, "Kakitsubata(Iris d'eau japonais)", "Fuji(glycine)" et "Sesshō-seki(pierre assassine)" etc.). Expliquons-le simplement.

草木 (sōmoku) est l'herbe et l'arbre.
国土 (kokudo) est la terre.
悉皆 (shikkai) est toute chose.
成仏 (jyōbutsu) est repose en paix.

Les plantes et la terre n'ont pas d'âme, et cependant, ils reposent en paix. Cette idée concerne le bouddhisme, elle a été importée de Chine. Et après, l'école Tiantai l'a adoptée, "Sōmoku kokudo shikkai jyōbutsu" s'est diffusé dans le Japon. Pour quelle raison cette idée s'est enracinée ? Auparavant, j'ai commenté "huit millions de dieux (八百万の神=yaoyorozu no kami)" dans l'article "J'ai fini mille grues". "Huit millions de dieux" est dérivé du shintoïsme, les Japonais pensent naturellement que beaucoup de dieux existent. De plus, la nature est considérée comme un dieu. Comme je suis Japonaise, je pense qu'il n'y a pas de mérites relatifs au monothéisme (le judaïsme, le christianisme et l'islam). Je ne peux pas comprendre que l'on s'accroche au monothéisme.

Après la mort de mon père, une correspondante française m'a écrit que l'exposition d'Itō Jakuchū avait lieu au Petit Palais (jusqu'au 14 octobre). Son œuvre "動植綵絵 (Dōsyoku saie)" a appartenu à la famille royale à l'ère Meiji. Cette œuvre consiste en trente tableaux. Beaucoup de plantes et d'animaux sont peints, on dit qu'Itō Jakuchū exprime bien l'idee "Sōmoku kokudo shikkai jyōbutsu" dans cette œuvre. La couleur de quelques tableaux m'évoque le paradis. Cependant, je n'ai pas encore vu cette œuvre de mes propres yeux. C'est dommage.

vendredi 5 octobre 2018

Le marécage

Ces derniers mois, je ne suis pas allée au cinéma. Cet été était trop chaud, le risque d'insolation était presque quotidien. Lorsque j'avais eu l'intention d'aller au cinéma, un typhon approchait de ma région. Pas de chance. Les correspondants m'ont demandé au mois d'août "Comment tu passes tes vacances ?" Mes vacances d'Obon étaient seulement cinq jours. Compte tenu de mes finances,  je ne peux pas voyager. Ce n'est pas nécessaire de déplorer. Heureusement, je ne suis pas hospitalisée, je peux avoir du temps libre et rester chez moi. Il y a beaucoup de films que je veux voir jusqu'à ma mort. Comme d'habitude, j'ai vu 15 films sur DVD, et j'ai lu deux livres.


Il y a deux mois, j'ai vu le film "Silence" de Martin Scorsese sur DVD, comme je l'ai raté au cinéma. Cela m'a intéressé, comment ce grand cinéaste décrit des chrétiens cachés ? Ce film est adapté du roman "Silence" d'Endō Shūsaku. Dans ma vingtaine, j'ai vu le film "La mer et le poison", ce film est aussi basé sur son roman. Et après, je l'ai lu. Dans le livre, sa biographie est présentée, j'ai su que cet écrivain était chrétien. Il a choisi ce thème (chrétien caché), c'est naturel.

Quant au synopsys, au XVIIème siècle, un missionnaire chrétien portugais qui s'appelle Ferreira a visité le Japon pour la propagation du christianisme. Et pourtant, la compagnie de Jésus reçoit la mauvaise nouvelle de sa débaptisation, et il se marie avec une Japonaise. Deux jeunes pères, Rodrigues et Garupe, décident d'aller au Japon pour chercher Ferreira. Lors d'une escale à Hong-Kong, ils rencontrent un pêcheur japonais Kichijirō qui vient de Nagasaki. Kichijirō les guide à un village. Plusieurs villageois les accueillent avec plaisir. Mais, c'est très dangereux. Les deux pères sont obligés de se cacher dans une petite baraque pendant le jour. Le soleil tombe, un villageois vient les chercher, ils célèbrent la messe devant les villageois. Une telle situation difficile faillit leur faire perdre la foi. Ils sont soutenus par la foi pieuse des villageois.

Un jour, des fonctionnaires viennent au village pour chasser les chrétiens cachés. Le chef des fonctionnaires convoque trois villageois délégués. Le grand conseil Inoue juge si ces trois personnes (kitijirō, Ichizō et Mokichi) sont chrétiens cachés ou pas. Et alors, on leur ordonne de piétiner une image de Jésus. Kichijirō la piétine sans hésitation, il est libéré. Ichizō et Mokichi ne peuvent pas la piétiner. Ils sont crucifiés dans la mer et meurent à marée haute. Les deux pères voient ce spectacle affreux, en se cachant dans un fourré de loin. Rodrigues accuse de cette situation Jésus-Christ. Le Dieu est silencieux quand même.

Ensuite, Rodrigues et Garupe sortent de ce village, ils prennent chacun une activité différente. Rodrigues va dans une île avec Kichijirō. Garupe va dans un autre village avec plusieurs villageois. Mais, Kichijirō trahit Rodrigues pour gagner de l'argent. Il est arrêté par une troupe de fonctionnaires. L'esprit de Kichijirō est très faible, il supplie souvent de confesser ses péchés à Rodrigues dans le film. Son existence symbolise la faiblesse de l'homme. Ce point est bien exprimé. Le grand conseil Inoue dit clairement à Rodrigues: "Au Japon, le christianisme ne peut pas s'enraciner". Et alors, il est mis en prison, et cependant il n'est jamais torturé. De temps en temps, le grand conseil l'appelle, ils discutent sur le christianisme et la culture japonaise.

Un jour, quelques chrétiens cachés sont exécutés sur la plage, un samouraï interprète, emmène Rodrigues là-bas. Garupe et quelques chrétiens cachés sont arrêtés. Trois chrétiens cachés sont enveloppés dans une natte de paille. Des fonctionnaires les montent dans une barque. Un officier supérieur demande à Garupe: "Si tu débaptises, je pourrai ordonner que ces trois personnes soient libérés". Il crie, mais il ne peut pas cédér à la demande. Et après, ils sont jetés dans la mer, Garupe se noie spontanément dans la mer. Comme Rodrigues est loin de cette plage, sa voix n'arrive pas à Garupe.

Un autre jour, Rodrigues est emmené dams un temple, un bonze et Ferreira viennent. Ferreira conseille à Rodriges de 転ぶ(Korobu) qui veut dire "capituler". Il lui explique: "Le Japon est un marécage, les plantes ne s'enracinent pas. Ici, Deus est 大日(dainichi), c'est le soleil." Je comprends bien cette parole. Maintenant aussi, les chrétiens ne sont pas nombreux au Japon, probablement pour cette raison.

Rodrigues est déplacé dans une autre cellule. Sur le mur, le mot "Laudate Eum" a été gravé par Ferreira. Jadis, il était tenaillé par sa foi. Sa souffrance se superpose à celle de Rodrigues. Il suppose qu'il sera bientôt torturé. Une nuit, il entend des ronflements de quelqu'un. Ferreira lui rend visite, et il lui dit que ce n'est pas un ronflement. Quelques chrétiens cachés sont suspendus à l'envers sur la croix. Cette torture continue, jusqu'à ce que Rodrigues se débaptise. Il prie, mais cela ne sert à rien. Ces chrétiens ne sont pas sauvés. Il est emmené devant eux, il ne peut pas supporter ce spectacle. Finalement, il décide de se débaptiser et crie "Korobu (capituler)", et il piétine l'image de Jésus. Dès lors, il est embauché par le grand conseil, et il censure les importations occidentales de produits qui concernent le christianisme avec Ferreira. Il habite jusqu'à sa mort au Japon.

Après avoir vu ce film, j'ai écrit cette chose à un correspondant français cinéphile. Il m'a demandé si j'avais vu le film de Shinoda Masahiro. Je voulais mettre ces deux films en comparaison. Il n'y avait pas ce DVD de Shinoda Masahiro dans la location de DVD. C'était dommage. À propos de la parole de Ferreira "Le Japon est un marécage", je vais essayer d'écrire concrètement une autre fois ce que j'en pense.