jeudi 8 octobre 2026

La Persistance de la mémoire

Cet article est la suite de l'article dernier. Pourquoi un lycéen a dit à ses amis "Ce film était un navet !" ? Ce film est "The Backrooms" de Kane Persons. Cette bande annonce m'a tenté, cela m'a mené à aller au cinéma. Le film a été passé au multiplexe. De temps en temps, je vais au multiplexe, j'observe toujours sa clientèle, car je vais souvent à la petite salle de cinéma pour voir un film culturel, cette clientèle est clairement cinéphile. Comme l'heure du commencement de la projection était 19h 30, le nombre des spectateurs n'était pas nombreux. 


Le contenu du film est que le héros Clark qui gère un magasin de meubles trouve par hasard un espace bizarre dans son magasin, il explore l'espace avec curiosité. L'espace se compose de chambres en papier peint jaune et de couloirs comme un labyrinthe, des lumières fluorescentes éclairent cet espace d'une manière inquiétante. On entend parfois des bruits bizarres. Un jour, Clark emmène deux vendeurs de son magasin dans l'espace. Mais, ces deux sont tués par un monstre invisible. Clark consulte régulièrement chez une psychiatre Mary, après son divorce. Il lui explique cet espace insondable, en montrant un plan qu'il a fait. Mary n'y croit pas tellement. Elle aussi est traumatisée à cause de sa mère dans son passé. Plusieurs jours ou semaines plus tard, un soir elle reçoit un coup de téléphone. Il n'y pas de réponse. Alors, le lendemain, Mary entre dans l'espace, elle peut revoir Clark. Il vit là-bas, on ne sait pas si l'espace existe vraiment en réel. Il y a des hommes comme des morts, Clark étripe des morceaux de leur corps et en mange. Clark la convainc de l'existence qu'elle n'a pas cru. Auparavant, un monstre invisible qui habite dans l'espace a tué les deux vendeurs. Il apparaît devant Clark et Mary. Son apparence est comme Gulliver. Clark l'embrasse, cependant, le monstre commence tout à coup à le dévorer. Mary fuit devant ce danger de toutes ses forces. Elle réussit à sortir de l'espace, ce n'est pas fini. Une organisation protège Mary. Dans quelques scènes du film, les spectateurs peuvent savoir que des membres de l'organisation poursuivent leur investigation de l'espace. Un investigateur interroge Mary sur ce qui lui est arrivé dans l'espace. Elle grimace à cette question, et puis elle lui pose des questions, "Où est ce que je suis ici ? Vous êtes qui ?" L'investigateur lui répond : "Ici est une société qui fabrique les appareils pour IRM. Après que nous avons connu cet espace, nous étudions la structure de l'espace." Elle ne peut pas tellement comprendre ce qu'il dit. Et puis, un dispositif étrange ou un pouvoir magique fonctionne, elle meurt pendant l'interrogatoire. Après le générique, le film continue pendant environ dix minutes. L'organisation recommence son étude comme une exploration lunaire, c'est la fin.

À l'issue de la projection, mon impression était qu'il m'a semblé que le film n'appartenait pas à un genre d'horreur. Est-ce que cet espace immense concrétise un rassemblement de mémoires tassés de gens. Dans quelques chambres de l'espace, par exemple un sapin de Noël est installé, une petite piscine est équipée, l'ensemble de table à manger est posé, des panneaux de magasin de Clark s'enfoncent dans le sol, et une maison où Mary a habité dans son enfance et d'autres maisons sont construites dans une chambre etc. Ces spectacles m'ont évoqué le tableau "La persistance de la mémoire" de Salvador Dali. Était-ce l'intention du réalisateur, ou qu'est-ce qu'il voulait décrire ? L'espace écarte la réalité comme une autre dimension, paradoxalement il est la réalité recto-verso simple ?, ça se peut. Je me demande si le film parodie le surréalisme, on souhaite aller quelque part qui est loin de la réalité, ou on veut qu'une entrée d'une autre dimension existe. De tels espoirs engendrent une légende urbaine. Il faut revenir à la raison pour laquelle un lycéen a dit à ses amis que ce film était un navet. La fin clarifiée du film n'est pas préparée, la dramaturgie est ambiguë. Pour sa part, l'histoire du film est en général à la portée de tous. Je peux comprendre sa définition du film. Ce lycéen a payé un billet pour ce film, il s'est plaint. Ce n'est pas un problème. L'être humain veut comprendre une chose ou un fait. S'il ne le comprend pas, il s'énerve parfois. Le nombre de fois de la projection du film "The Backrooms" diminue. Probablement, l'impression comme celle du lycéen est diffusée, parce que les multiplexes accordent l'importance au chiffre d'affaire.

L'entreprise de distribution de films dans "The Backrooms" est A24. Son essor est récemment remarquable. J'imagine que le jeune réalisateur Kane Persons a été bien soutenu par A24. La position d'A24 est singulière dans le monde du cinéma, cet entreprise fait créer librement un film à chaque cinéaste. Il m'apparaît que la manière d'Hollywood est démodé.

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