Aujourd'hui (le 3 mars) est "Hina matsuri" (la fête des poupées). Mes poupées d'impératrice (Hina) sont finalement arrivées chez moi. Ces poupées sont exposées chaque année (à partir de début février jusque début mars) chez mes parents. Comme ma mère a vieilli, moi aussi, j'ai décidé d'exposer ces poupées chez moi. Cependant, mon appartement est petit. Quand j'étais jeune, ma mère et moi exposions environ dix fois plus de poupées. Ma mère le faisait presque toute seul.
Cette fois-ci, en exposant ces poupées avec ma mère, on parlait de ma grand-mère (côté maternel). Parce que ma grand-mère a acheté ces poupées pour moi. Ma grand-mère est morte en 2012, lorsqu'elle avait 102 ans. L'éspérance de vie est longue au Japon, je pense qu'il y a peu de gens vivants jusqu'à cent ans en dehors au du Japon. Elle m'asouvent raconté des événements qui lui étaient arrivés pendant la guerre, par exemple elle a mangé les racines des patates douces. Mais elle ne m'a jamais parlé de son frère aîné qui s'était suicidé. Ma mère a quelquefois directement entendu cette histoire par ma grand-mère. Ce frère n'a pas écrit de lettre d'adieu, la famille de ma grand-mère et sa famille n'ont jamais su pourquoi il s'était suicidé. Ma grand-mère supposait que son frère aîné avait mis de l'argent de côté, et avec la dévaluation du Yen qui s'était accompagnée d'une réforme agraire appliqué par le gouvernement, il était très choqué. Son suicide a été un grand chagrin pour sa famille. Des gens qui étaient proches de lui se demandent pourquoi il n'a pas parle de ses soucis. Quoi qu'il en soit, ceci reste encore un mystère.
Le mot "Suicide" m'évoque un film iranien "Le goût de la cerise" d'Abbas Kiarostami. Un homme cinquantenaire tente de se suicider, et il cherche une personne pour enterrer son corps après sa mort. En cherchant cette personne en voiture, il rencontre trois protagonistes. Un étudiant qui étudie le Coran monte dans sa voitre, il persuade cet homme cinquantenaire d'arrêter son projet de suicide. Cet étudiant lui dit "Le Coran n'accepte pas le suicide, se tuer soi-même, c'est aussi un crime d'assassinat". Je ne connais pas le contenu du Coran, est-ce que le Coran admet le Kamikaze ? C'est contradictoire. Je me doute que le dogme du Coran est détourné par certains radicaux. Ensuite, un homme âgé raconte son histoire et explique qu'il a lui aussi auparavant tenté de se suicider, mais cet homme âgé y a renoncé. Cette histoire est impressionante et universelle, on peut comprendre le sens de ses paroles sans frontière.
J'estime qu'un tel film est un véritable chef-d'œuvre. Le protagoniste n'explique jamais la raison de son suicide. Si il en parle, selon de la raison, ce film risque de devenir ordinaire. Comme cet homme âgé dit dans sa réplique, "il n'y a personne sans aucun problème chez lui" et il a raison.
Il y a une scène qui me plaît, le protagoniste contemple le soleil couchant, est-ce que c'est la dernière fois dans sa vie qu'il le voit ? Lorsque je vois le soleil couchant, cela me rappelle parfois cette scène. Beaucoup de gens voient le soleil couchant, qu'est-ce qu'ils pensent ? Des personnes sont sûrement soulagés d'avoir passé une journée sans problème, des personnes sont sans doute attristées par la mort de quelqu'un, et d'aures personnes vont peut-être prier. Vous et moi, nous contemplons le même soleil couchant avec des sentiments variés.
À propos, quand cet homme âgé quitte le protagoniste dans ce film, il lui lit un poème turque. Je ne sais pas si ce poème est très connu, et qui l'a écrit. Si il y a quelqu'un qui a des informations sur ce poème, n'hésitez pas à les partager avec moi. À vrai dire, je croyais que ce poème était dans "Les Rubaiyat" d'Omar Khayyam. Je l'ai lu, mais je ne l'ai pas trouvé.