Je suis allée à Kyoto pour une représentation de Nō. Ce jour-là, ma mère n'avait pas de fièvre. Cependant, sa voix était nasale. Moi aussi. Il m'a semblé que j'avais attrapé le rhume de ma mère. De temps en temps, j'avais l'eau du nez qui coulait, j'éternuais. Comme je n'avais pas de fièvre ce matin-là, je suis allée à Kyoto. Cette représentation s'est composée de trois pièces de Nō et une pièce de kyōgen. Premièrement, la pièce de nō "当麻(Taema)", je suis allée au temple Taima pour la procession en avril. Cette pièce traite 中将姫(Chūjō hime). Je ne sais pas pourquoi on prononce cette pièce "Taema". En général, on prononce "Taima". Quant au synopsis, deux moines visitent le temple Taima. Une moniale âgée et une femme apparaissent devant eux. Les deux guident les deux moines, et elles expliquent que la divinité principale du temple est un mandala et le monument historique qui concerne cette divinité principale. Elles confient aux moines qu'elles sont Amitābha et bodhisattva Avalokiteshvara. Et après elles disparaissent dans le ciel d'ouest. Cette nuit, le fantôme de Chūjō hime apparaît devant les moines. Elle souhaite que tout le monde passe en paix, et alors elle revient à ce monde plein de souffrances. Lorsqu'elle était vivante, elle avait transcrit des sutras. Elle les donne aux moines. Un serment de Buddha est de sauver tous les êtres vivants, Chūjō hime admire ce serment, elle danse. C'est la fin.
Dans cette pièce, le protagoniste de la première moitié est la moniale âgée, celui de la seconde moitié est le fantôme de Chūjō hime. Malgré le protagoniste différent, j'ai synthétiquement pu comprendre l'histoire de cette pièce. Cette fois, j'ai lu une thèse sur Internet. "Le sujet principal et la conception dans le Nō Taema" de Nakano Akimasa. Ce qui m'a intéressé, c'est pourquoi le fantôme fait exprès de revenir au monde actuel. La notion de la terre pure s'incorpore dans la pièce. Bouddha ose être dans le monde souillé, afin de partager l'enseignement de la terre pure. Cette chose est un point commun dans la pièce "Taema". Dans la thèse, le moine de la pièce est le modèle de 一遍(Ippen). Ippen est un fondateur de la religion Ji syū. En dansant et récitant un sûtra, il propage le credo de Bouddha. On dit que cet acte est une origine de la danse de la fête de Bon. Dans la pièce, le fantôme de Chūjō hime donne au moine des sûtras qu'elle avait transcrits. Le moine aussi décide de sauver des gens par Chūjō hime. Cette considération est très intéressante, je pense toujours que le nō et le bouddhisme sont en relation intime.
Deuxièment, la pièce de "水無月祓(Minazuki barae)". Cette pièce est toujours représentée en juin. Le mot japonais 水無月(Minazuki) signifie juin. L'école de Kanze a seulement cette pièce. Je voulais la voir depuis longtemps. Comme le juin est une saison de pluie au Japon, je ne veux pas tellement sortir le week-end. Cette fois, j'ai enfin pu la voir. À propos de l'intrigue, un homme qui habite à Kyoto va au temple de shintô Shimogamo pour prier en juin. Son vœu est de revoir une femme qui lui était promise autrefois. Elle a fugué. Dans ce temple de shintô, une femme folle apparaît, elle lui explique l'origine de 水無月祓(Minazuki barae), elle danse. Et puis elle se reflète dans l'eau. Elle commence à pleurer à cause de sa sordidité. Cet homme remarque que cette femme folle est la femme qui lui était jadis promise. Alors, les deux se marient. C'est la fin bienheureuse. Préalablement, j'ai lu ce synopsis. En réalité, je ne vois jamais 茅の輪(chinowa = l'anneau de purification en roseaux) de 水無月祓(Minazuki barae). Dans des informations chaque année, un tel anneau est souvent diffusé à la télé. Expliquons brièvement 茅の輪(chinowa = l'anneau de purification en roseaux) pour les étrangers. On enlève des maux du premier semestre de cette année, on souhaite passer en paix la moitié restante. L'anneau de purification en roseaux est installé dans le temple shintô. On passe par cet anneau avec la forme de huit. Dans cette pièce, la femme folle tient une miniature de chinowa comme un chapelet. Je me suis demandée pourquoi l'auteur de la pièce voulait insister 水無月祓(Minazuki barae). À cette époque là, est-ce qu'on considère que cette coutume est importante ? Après avoir vu ces deux pièces, j'avais mal à tête petit à petit. Je me suis interrogée si j'avais de la fièvre. J'ai pu voir les deux autres pièces, je n'ai pas tellement pu me concentrer. J'ai pensé que 水無月祓(Minazuki barae) était nécessaire pour moi.
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